‹ L'honneur de la maison drame en cinq actesChapitre 18 sur 59 · MAUBREUIL, LA BARONNE · texte numérisé non relu

MAUBREUIL, LA BARONNE

LA BARONNE

Jo vous dérange, monsiour do Maubreuil I

MAUBREUIL

Eu quoi donc, ma cousine?

LA DARONNE

Voua paraissiez très-occupé près do cetto glace...

MAUBREUIL

Ma foi, oui... jo l’avoue... je lui demandais un conseil.

LA BARONNE

Un conseil ou un compliment?

MAUBREUIL

Oh f...

LA BARONNE

Vous aviez l’air d’un officier du temps de la fronde.

Comment?

LA BARONNE

Damo ! il ne vous manquait qu’un métier à tapisserie.

MAUBREUIL, souriant.

Méchanto... épargnez-moi.

LA BARONNE

Vous domandez grâce 1... un soldat !...

MAUBREUIL

Oui. parce quo les apparences sont contre moi... mais si je vous disais le motif...

LA BARONNE

Ah t il y a un motif ?

MAUBREUIL

Très-sérieux.

LA BARONNE

Auquel je dois croire de confiance, sans do jto ?... c’cst malheureux, car jo vous préviens, colonel, que jo suis la femme la moins confiante du genre humain... J’ai tort sans doute, et je devrais bien voir tout de suite que dès qu’un monsieur se regarde dans uno glace, en sc disant: Dieu ! que je suis joli I... quel bel homme je fai» F... bien conservé I

MAUBREUIL, JOurÜMt,

Hein?...

LA BARONNE

Ah I pardon... Je devrais bien voir, dis-je, qu’il y a là nno raison drelat... c’est évident... et il faut être aveugle pour no pas en être frappé... Mais quo voulez- vous... ce n’est paB ma faute : Je suis ODluso, je suis bornéo, sang doute, jo ne vois pas la raison d’état.

MAUBREUIL, iOHria»t.

Jo vais essayer do vous la faire voir...

LA RARONNE.

Ah I par exemple ! je suis curieuse...

MAUBREUIL

Et même, ma chère cousino, je vous attendais pour col». Oui, je guis descendu avant l’heure do votre bal, car ce n'est rien moins qu’une grande confidence...

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