SCÈNE XXIX
puisque, si j'en crois M. Durand, cet accident me permet de porter à ma sœur un secours dont vous lui faites un urgent besoin.
SIR EDWARD
Soyez le bien- venu, Monsieur, quelle que soit la chose qui vous reste à me dire.
ARTHUR
Et quelle que soit la chose qui me reste à vous dire, vous y répondiez franchement?. . .
SIR EDWARD
Je Suis gentilhomme, .Monsieur. (Les Jeux hommes sa saluent.
ARTIIl R.
Eh bien, j'ai à vous demander, s'il est vrai, Monsieur, comme l'a dit le maître de cet hôtel, que d'Ostende jusqu'ici, vous avez suivi ma sœur, avec une importunité tells que ce matin, en rentrant en France, elle a été obligée de s'adresser à l'autorité pour se débarrasser de vous?
sire nwA un.
Je ne sais, Monsieur, si madame votre sœur a été sur le point de recourir à l'autorité pour se débarrasser de moi; mais la vérité est que je l'ai suivie d'Ostende jusqu'ici.
a n T II 11 R .
El pourquoi suiviez- vous ma BOBur?
SIR EDWARD
Parce que je l'aime, Monsieur.
ARTHUR
Les femmes sont inconséquentes parfois... ma sœur par quelque aveu ou quelque imprudence, avait-elle autorisé cette poursuite".'
SIR EDWARD
Par aucun aveu, par aucune imprudence... non, Monsieur. ARTHUR.
Alors toute la responsabilité de cette poursuite, au moins inconvenante, retombe sur vous.
SI II IIiWARD.
Sur moi seul.
A R T II lî 11.
Vous n'avez aucune excuse à faire valoir?...
SIU EDWARD
Aucune, si ce n'est la loyauté de mes intentions.
ARTHUR
Et vos intentions, peut-on les connaître, Monsieur?
SIR EDWARD
Votre sœur les eût déjà connues, .Monsieur, si elle m'eût laissé le temps de les lui dire.
ARTHUR
Comme son seul parent, admettez- vous que j'aie !e droit de les connaître?...
SIR EDWARD
Parfaitement, Monsieur... Je me nomme sir Edward Dennebury. J'ai vingt-huit ans, je suis baronnet, du chef de mon père. Je serai lord et membre du parlement à la mort de mon oncle. J'ai vingt mille livres sterling de rentes... je suis parfaitement libre de mes actions, et j'ai l'honneur, Monsieur, devons demander la main de votre sœur.
ARTHUR
Ce n'est, vous le comprenez bien, une excuse que si ma sœur accepte...
SIR EDWARD
Oui, Monsieur... je comprends.
ARTHUR
Mais, si elle refuse... cette poursuite obstinée restera toujours comme une inconvenance dont j'aurai à vous demander raison.
SIU EDWARD
Vous apprécierez, Monsieur.
ARTHUR
El si avec la susceptibilité d'un homme qui a l'honneur de porter l'uniforme, je juge qu'il y a lieu a tluel...
SIR EDWARD
Vous choisirez vous-même l'heure, le lieu, les armes... à partir île ce moment, je me liens à votre disposition.
ARTHUR
VOUS avez raison, Monsieur, nous êtes un vrai gentilhomme.
SIR El>\\ A un.
Votre «but est dans cette chambre... ma présence ici serait