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L’honneur n’est pas la fin dernière de l’homme, et ne doit pas être recherché pour lui-même : — il est pourtant le premier des biens extérieurs à l’homme. — La légitimité de la poursuite de l’honneur dépend de sa qualité et de la raison pour laquelle on le recherche.
L’honneur faux ne peut jamais être recherché ; il peut être accepté quelquefois. — L’honneur véritable peut être recherché : pour s’encourager dans la pratique de la vertu — pour faciliter son action sociale — pour encourager les faibles à pratiquer la vertu. — En dernière analyse, toujours le rapporter à Dieu. Ne jamais faire le bien pour l’honneur. — Préférer l'honneur devant Dieu à l’honneur devant les hommes.
Rechercher l’honneur dans la mesure où on y a droit : plutôt pas assez que trop, à cause de la tendance à nous surfaire. On peut pécher dans la recherche de l’honneur : 4) par excès : ambition ; b) par défaut : pusillanimité, bassesse. — La magnanimité tient le juste milieu.
Vaine gloire : recherche de l'honneur pour des biens qu’on ne possède pas, ou qui ne dépendent pas de nous, ou qui n'ont pas de consistance. — L’honneur est vain aussi quand ceux qui le rendent manquent de jugement.
L'homme pêche quand il néglige de rechercher l’honneur : soit parce qu’il ne veut pas faire, par négligence, les œuvres qui lui rapporteraient de l'honneur, — soit parce qu'il méprise les hommes et ÉESINS CNE TES NT RE ES PVO TE re RE ATOS
CHAPHEREM De la lésion de l’honneur
L’honneur peut être blessé dans sa cause matérielle quand on enlève à quelqu'un la faculté de s'élever à la vertu. — En tant que reposant sur la vertu intérieure il peut être blessé, non pas intérieurement, mais extérieurement, matériellement par la calomnie. — L'honneur, comme témoignage de la conscience personnelle (honneur intérieur), est blessé chaque fois que l’on traite un individu d’une façon qu'il estime ne répondre pas à sa valeur et à sa dignité. — On peut aussi léser l’honneur en empêchant la manifestation de la vertu.
La lésion de l'honneur peut être négative : en omettant de rendre les témoignages d'honneur ; en ne défendant pas l’honneur injustement attaqué ; — positive : par pensée : jugements téméraires, faux soupçons ; — par paroles et par actions : injures, outrages, détractions, railleries.
L'outrage qui s'attaque à Dieu s'appelle blasphème et sacrilège. — On peut aussi blesser l’honneur d’un groupe — l'honneur d’un mort. — L’honneur de la femme ne peut être détruit que de son consentement. — Des peines infamantes. Elles ne blessent pas l'honneur humain, mais privent de droits honorifiques celui qui s'était déjà déshonoré. — Elles sont une punition raisonnable et efficace et n’ont des suites fâcheuses que par accident. — Les appliquer avec: diserétionts ALIEN PRUERARENREARR
L'honneur lésé exige réparation.
L'honneur de Dieu blessé par l’homme ne peut être réparé par l’homme. — Réparé par l’Incarnation du Verbe. — Pourquoi l’Incarnation du Verbe.
L'homme qui a lésé son honneur est tenu à le réparer par une conduite exemplaire.
L’honneur blessé du prochain doit aussi être réparé. — Réparation privée ou officielle. — Calomnie réparée par rétractation, détractions ou outrages par témoignages d’honneur. — Ne pas exiger l’exactitude mathématique dans la réparation. — La réparation officielle se fait par le juge ou à son instigation. — L’outrage reçu ne justifie jamais un autre outrage. — Le duel doit être condamné absolument : il prouve le courage, non l'honneur. — Ne peut punir
un outrage, car l’outragé peut succomber aussi bien que l’offenseur. — Les duels d'étudiants et d'officiers sont également condamnables : on ne doit jamais remettre l’exercice de la justice aux mains des particuliers. — L’Eglise condamne le duel dans tous les cas. — L'Etat doit contribuer autant que possible à la suppression du duel par une législation plus parfaite relative à l'honneur, et par des peines sévères contre le duel. — On n’est pas toujours tenu d’user du droit de demander réparation. — Entre nations, la guerre est parfois l'unique moyen de sauvegarder l’honneur national. . . . : ! … : .. 178
1° Dans l’éducation. — Développer chez l'enfant le sentiment de l'honneur, mais en le fondant sur l’idée religieuse. — Ce sentiment peut être développé par la parole et surtout par l’exemple de l’éducateur. Traiter les enfants avec respect. — Les châtiments corporels ne paraissent pas porter atteinte à la dignité humaine. — Il faut apprendre aux enfants en même temps que le respect d'eux-mêmes, le respect d'autrui. — Les honneurs et l’émulation, moyens d’éducation légitimes, mais dangereux : distinguer l’émulation de l'envie et de l’ambition. — Distribuer les honneurs et les éloges avec discrétion.
29 L’honneur dans la vie morale : d’aucuns lui donnent trop de place, d’autres le condamnent trop absolument. — Distinguer l’honneur mondain du sentiment de l’honneur : le premier ne donne que l'apparence de la vertu ; le dernier peut former des hommes vraiment
vertueux. — Mais il ne suffit pas sans religion : danger d’orgueil ; HHaNAUendeRpiecIS on mie riermere AdAUtONLE AN EME 206 CONCLUSION
Aperçus de quelques systèmes philosophiques et de leur manière d'entendre l'excellence de l’homme et par suite l’honneur at le Groir lon ANSE EN EP RARE ee
Les tribunaux d'honneur : Constitution, fonctionnement, AVENIR. 404 SNS PEN ONRT OUT RER ES 7