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Cigît L'Honorable AUGUSTIN-NORBERT MORIN, Né le 12 Octobre 1803, Décedé le 27 Juiileé 1865.
Par ses talents et son érudition,
Son patriotisme désintéressé, Les nobles qualités de son cœur, Ses services éminents
Comm: homme d'Etat
Et codificateur des loi*,
El fut un grand,citoyen, L'honneur de son pays;
Par sa foi et sa piété,
Un chrétien édifiant,
Le modèle de la société.
Les pincipaux citoyens de la localité, plusieurs membres du clcrgé et les élèves du séminaire assistérent à la bénédiction de ce marbre surmonté de
draperies noi vec larmes d'argent, d'un goût . exquis €! aégance recherchée, Üette béné+
diction. .mple, mais touchant», et bien propre à émouvoir.
Le Rév. M. Oucllei, du séminaire, prit la parole, et, en quelques mots, fit un maguifique éloge de lillustre défunt. Il fit comprendre la pensée de l'Eglise dans cette cérémonie, qui est d’honorer ses grands citoyens, ceux qui, ayunt reçu de Dieu de
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riches talents, s’eu servent pour le plus grand bien de la société, car l'Eglise n'est étrangère à rien ; et elle enseigne que le dévouement à la Religion inspire le dévouement à la Patrie. Aussi, l’hon. Morin ne sépara-t-il jamais le patriotisme de la Religion. Il se servit avec mesure des talents dont Dieu l'avait gratifié, et jamais il ne dévia de la route que son cœur si catholique lui avait tracée.
On peut dire que la gloire humaine ne fut jamais le mobile de ses actions. Heureusement pour lui, il sut toujours écarter l'ambition, cette fille de l'orgueil, qui perd quelquefois de si beaux talents, Comme le dit son épitaphe : t/ fuf nn grand citoyen, le modèle de la société.
La paroisse de Notre: Dame de St-Hyacinthe peut s'estimer heureyse de posséder les restes d’un aussi grand homme. Ce marbre sera pour les amis de M. Morin un bien doux souvenir, ct pour la jeunesse une invitation à la modestie unie au mérite, de même qu’à l'amour du pays uni à l'amour de la
Religion. De son vivant, le grand Morin avait pra-
tiqué toutes les vertus chrétiennes, avait donné l'exemple de la plus stricte honnêteté et du pa. triotisme le plus pur. Sa mémoire sera toujours. chère au peuple canadien, non seulement parce qu'il rendit des seryices à sa patrie comme homme politique, mais aussi parce qu'il fut homme de bien. Sa vieæst un enseignement bien propre à éclairer tout citoyen sur la marche qu'il doit adopter et la voie qu’il doit suivre. Pauvre et enfant du peuple, .
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il ne s'éleva au milieu de ses concitoyens que par
le seul ascendant de son génie, ct les belles vertus
de son grand cœur, levé au faîte des honneurs,
honoré de tous, i! se crut toujours petit, et plus il
- se fit humble, plus il brilla. En voulant s'effacer
et se faire légal même d’un enfant, N. Morin burina, de sa propre main, son nom dans l'histoire ‘4
de son pays, ct ce nc n est désormais impérissable,
Qui, heureuse est la paroisse qui possède les
cencres précieuses de ce grand citoyen, heureuse
est la jeunesse qui aura constammint sous Jes
yeux le souvenir de ses vertus, et heureux est ie
pasteur qui pourra invoquer, à l'appui de ses pa-
roles, du haut de la chaire de vérité, le nom du
vertueux M. Morin, et le citer au peuple comme un des modéles les plus accomplis du nom canadien,
+. Les poésies qui suivent devraient se trouver avec . celles que nous avons publiées aux pages 204 et suivantes ; mais la chose nous a été impossible, vu que nous n'avons pu nous les procurer qu’à la der- nière heure. Quant à l'ordre chronologique, le lecteur pourra facilement le rétablir en comparant les millésimes placés en tête de ces chants, dont quelques-uns sont devenus populaires et se chantent encore dans nos campagnet,