‹ L'Honorable Joseph-G. Blanchet [microforme]Chapitre 1 sur 8 · MONSIEUR JOSEPH-CHARLES TACHÉ · texte numérisé non relu

MONSIEUR JOSEPH-CHARLES TACHÉ

l’écolier et l’ami de mon bien-aimé père.

A. Bécuarp.

(ALERIESeNATIONALE

C'HONDRABLE JOSEPH-6. BLANCHET

‘€ La meilleure leçon est celle des exemples.’ LA ITarPr.

Nous présentons au lecteur un compatriote distingué, et comme médecin et comme homme politique. Parti, au début de sa carrière, avec aucune autre ressource que celle d’une éducation classique et la volonté de se faire une position parmi ses semblables, comment a-t-il pu arriver aussi rapidement au haut de l'échelle sociale, tandis que plusieurs de ses confrères contemporains sont restés en arrière de lui, quoiqu’ils eussent les mêmes avantages d'éducation et de talents ?

La réponse à cette question est toujours la même. La bonne conduite et la sobriété sont le secret de cette carrière brillamment suivie par le sujet de cette étude ; tant il est vrai que des

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talents, même ordinaires, mais soutenus par une conduite irréprochable, feront toujours plus, en ce monde, que des talents transcendants qui n'ont point pour compagnes une conduite morale et la tempérance. Ceci est une vérité si bien démontrée qu'il est imutile d’insister davantago sur ce point.

JOSEPH-GODERIC BLANCHET est né à St-Pierre de la rivière du Sud, dans le comté de Montmagny, le 7 de juin 1829. Il a donc eu 55 ans accomplis en juin de : 84.

Il est le deuxième enfant de Louis Blanchet et de Marguerite Fontaine, nés, eux aussi, à St- Pierre de la rivière du Sud. Il n'avait que deux ans lorsqu'il eut le malheur de perdre sa mère ; et son père mourait en 1871, après avoir eu la consolation de voir son fils profiter si bien de l'instruction qu'il lui avait fait donner au prix de si grands sacrifices.

La paroisse natale de M. Blanchet est une des ancinnes paroisses du pays, et elle a fourni plusieurs belles figures à notre histoire. Je ne puis résister au désir de citer ici, x exlenso, un extrait de l’Album du Touriste par Mons. J.-M. Lemoine.

Saint-Pierre, rivière du Sud, la patrie des Blanchet, fut le théâtre, en 1776, d'un incident marquant de

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l'invasion bostonnaise. Les seignours de Beaujeu Couillard et de Gaspé, secondés par le curé Bailly, tentèrent avec plus d'énergie que de succès de repousser l’envahisseur de leurs demeures.

Puis, dans un renvoi de la même page (276), voici ce qu'on lit :

SAINT-PIERRE.—Concédé en seigneurie sous le nom de fief d'Epinay, en l’année...

Déjà, en 1669, on y trouvait établi le chef de la famille Blanchet; ce devait être un des premiers colons. Il s'appelait Pierre Blanchet, fils de Noël Blanchet, de Saint-Omer, évêché d'Amiens, et était marié avec Marie Fournier, fille de Guillaume Fournier, seigneur de Saint-Michel ; par sa mère, elle était pêtite-fille d'Hébert, premier habitant de Québec.

Noël Blanchet, père de Pierre, descendait en ligne collatérale de Nicolas Blanchet, seigneur de Martelet, capitaine au service du Pape, à Avignon, dont le fils,

Guillaume Blanchet, sieur de Martelet, fut capitaine

au régiment de Chaulne et commandait à Amiens, et le petit-fils commandat les 200 chevau-légers du roi, en 1683. Il s'appelait Adrien-Joseph, écuyer, sieur de Sormont. L’aîné des petits-fils de Nicolas s'appelait Simon, écuyer, sieur de Martelet, et succéda à son père au régiment de Chaulne.

Le descendant de Pierre Blanchet, en ligne directe de la 5ème génération, occupe la même terre que lui et s'appelle Thomas ; c’estle frère aîné de l'archevêque F.-N. Blanchet, d'Orégon-City, et de l’évêque A.-M. Blanchet, de Nesqualy.

Saint-Pierre a été desservie, avant d'être paroisse, comme mission, tantôt par les curés de Saint-Thomas et tantôt par ceux de Saint-François.

Le premier missionnaire résidant à Saint-Pierre, s'appelait Jacques Lelièvre, en 1726.

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La chapelle ou desserte était bâtie sur le rocher situé au sud de la rivière, près du chemin du roi. Ila retenu le nom de Rocher de la Chapelle. Il y a une croix indiquant l'endroit qui se trouve à mi-chemin entre l’église de Saint-Pierre et de Saint-Thomas.

Plus tard, en... , l'église fut bâtie sur la rive nord, sur un terrain donné par Picrre Blanchet, premier membre de la famille, à qui la jouissance d’un banc, à côté de celui du seigneur, fut concédée à perpétuité comme patron de l’église.

En 1792, (?) l’église fut transportée au sud de la rivière, où elle est actuellement. Ce sont les mêmes murs.

En 1799, un éboulis se fit du côté nord de la rivière, dans la courbe en bas de l’îlot, près du pont, engloutissant une maison et cinq personnes : une femme et un nouveau-né du jour, le parrain, la marraine et la servante.

François Blanchet, l’ancien médecin, mort en juin 1830, était le quatrième descendant de Pierre Blanchet, et Jean Bianchet, médecin, décédé en 1857, le cinquième.

En 1806 (?), il existait à Saint-Picrre un collége latin, dirigé par Monsieur Lavignon, français. Dans ce collége ont passé des hommes qui se sont distingués, entre autres le juge R.-E. Caron, l'archevêque Baillargeon, l'archevêque et l’évêque Blanchet, le docteur Jean Blanchet, M. Létourneau, notaire, Dr Louis Talbot, le juge Morin, sir E.-P.Taché (?) (1) Lavergne, N. P., Rév. M. Cloutier, le rév. M. Chartier, qui a joué un rôle pendant les troubles, le rév. M. Faucher, mort curé à Lotbinière, le rév. messire Picard des Trois- Maisons, longtemps curé de Rimouski, le notaire Alexandre Fraser, présentement à Québec.

(1) Sir E.-P. Taché n’a étudié le latin ni là ni ailleurs, m'a dit son fils, M. E.-E. Taché.

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