‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 1 sur 159 · X B CCC UT · texte numérisé non relu

X B CCC UT

LMTICULTEUR FRANÇAIS

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- X... Coltiire de IVéltotr«|pe d« Pérov. — Jcmbr. Arrosements des plantes aTec è» feui tiède. — > E. BdNAft». Fiantes nooTellefl. — A* si Talod. ReTne des jonrnanx étrangers. — Glos». Pr»toe0 nooTelIes. — Db la Rot. Essais comparatifs de traniplantilioB Marbres ii-iiitterf. — Eng. Di Martragnt. Expositions d'hortievUare de fUmej, AwrlUac, gtrM»fc»«rg ei 0«liit-U. — B. Vbuot. Hémoires sur la prodoction teniiètés, etc. Cbap. ni. des variatioDs obsenrées chez les végétanx (voir année 1864)

— TrsTaii dv moif.

Etoetnnsde la Société d^borlicolture de Paris; résultat de la pétition deshortieoiteara aa sujet du transport des plantes par le chemin de fer; ce qui reste à Ure. Circulaire de S'. Ex. M. le ministre de Tinslri^ction publique, relar lÎTC à rinslruction horticole dans les écoles normales; influence des grands et des petits dans la fécondation; le gros semeur de navets de X...; nouvel ttploi des crottes de brebis.

La Société impériale et centrale d'horticulture de Pai^is a procédé, le 22 du mois dernier, à ses élections annuelles pour U constitution de son bureau. Ont été nommés pour Tannée *865 :

Président : M. le comte de Moury .

Vice-présidents : MM. Brongniart, Locy, Pépin et Boisddval.

Secrétaire général: M. Andry.

Secrétaires adjoints: MM. Verlot, Bouchard, L- Neumann,

RoUUiLARD.

Trésùrier: M. Corbay. — Trésorier -adjoint : M. Moras,

Bibliothécaire : M. Pigbaux.

CoMeHlers ; MM. Trdffaut, Domage, Lepère et Gowtier.

Jain»er4B65. ^

Une nouvelle lutte â recommencé pour la {u^mière Tio^ prégldeûce. M. Payen, ancien Vice-président, qui| depids trois ans , succombe à chaque nouvelle tentative , sous le poids d'une majorité écrasante, a voulu, encore cette année essayer d'entrer dans la lice ; mais la majorité s'est déclarée fermement pour son concurrent^ (|ui a été réélu à une grande majorité*

Nous avons parlé, à plusieurs reprises^ d'une pétition des horticulteurs relative au transport des végétaux par lès chemins defer* S. Exe* M. le ministre de l'agriculture et du commerce, auquel elle avait été présentée afin d'obtenir son appui auprès des différentes compagnies, vient d'en faire connaître à MM. Baltet, de Troyes, le résultat.

Cette pétition a été communiquée par S. Exe. au syndicat du chemin de fer de Ceinture, en la recommandant à son attention particulière. Après un examen approfondi, le syndicat a repoussé les réclamations des horticulteurs, pour les motifs suivants :

Les expéditions des végétaux faites en grande vitesse, comme messagerie, étant, en général, de la nature la plus encombrante, ne peuvent être admises à la faveur d'une réduc* tion exceptionnelle ;

Les mêmes inconvénients existent pour les expéditions faites en petite vitesse, et justifient l'application, aux envois partiels, du tarif de la première série, augmenté de 50 pour 100 lorsqu'il y a lieu.

Le syndicat fait d'ailleurs remarquer que le prix est abaissé de la première à la troisième série toutes les fois qu'il s'agit d'expéditions par wagon complet, ce qui donne satisfaction aux intéressés pour les envois de quelque importance; et il ajoute, que si les compagnies se croient fondées et obligées à maintenir^ pour le transport des. végétaux, les tarifs tels qu'ils sont actuellement perçus, elles veillent du moins à

ce que les délais, de grande ou de petite vitesse, soient toujours abrégés autant que possible.

M. le ministre déclare qu'il à fait tout ce qui dépendait de lui pour obtenir les améliorations réclamées dans la pétition, mais qil'^ présence du refus motivé du syndicat, il ne peut insister davantage ; les rapports qui existent entre lé gouvernement et les compagnies étant réglés par le cahier , il ne peut imposer à ces compagnies des réductions dé pidx qui hé résultent pas de leur acte de concession.

Une question resterait peut-être à examiner, dit en terminant M. le ministre : c*est celle de savoir Bi les végétaux peu»^ vent êlre assimilés aux bagages et transportés aux mêmes conditions; mais il se présente là une diiUculté d'interprétation dont la solution est exclusivement du domaine de l'autorité judiciaire.

Il est regrettable que les réclamations des horticulteurs, qui nous paraissent parfaitement fondées^ n'aiait pas été écoutées par le syndicat du chemin de fer. Mais peut-être aussi que les pétitionnaires n*ont pas suivi le bon chemin. En général, les compagnies particulières, chemins de fer ou autres, n'aiment pas l'intervention du gouvernement ni des chambres de cornmerce dans leurs affaires; [elles préfèrent qu'on s'adresse à elles par Tintermédiaire de leurs agents qui leur transmettent les réclamations. Les horticulteurs feraient donc bien d'en rappeler, en adtessant au chef de leur gare d'expédition un étal de leurs plaintes et réclamations.

MM. Baltet viennent d'employer ce moyen. Une enquête a été aussitôt ordonnée par l'administration centrale du chemin de fer, sur Timpôttance des expéditions de végétaux faites par leur maison et le revenu qui en résulte pour la compagnie* €6 qui permet de supposer que leur demande a été prise en eon»dâ*alion . D'après MM. Baltet, le résultat, s'il y en a un, doit êlre gétiéral fel non partiel. Aussi engagent-ils leurs col-

lègues à réclamer, comme eux, auprès de leurs compagnies respectives, et à réitérer leurs réclamations. C'est en frappant fort et longtemps que les administrations puissantes finissent par entendre, et parfois céder.

C*est ainsi que l'horticulture s'est fait ouvrir les portes des écoles normales. Voici, en effet, la circulaire que S. Exe. le ministre de Tinstruction publique vient d'adreser aux recteurs des départements; nos lecteurs en comprendront rim« mense portée.

ce Monsieur le recteur, TimportatioD, dans un village^ d'une bonne espèce de fruits ou de légumes, n^a pas seulement pour résultat d'améliorer l'alimentation locale, mais de fournir au commerce des quantités parfois considérables de denrées. Un préfet me citait naguère une commune de son département où les habitants retirent annuellement près de 450,000 fr. de la culture d'une seule espèce d'arbre à fruit. Si on pouvait évaluer le produit pour toute la France des denrées que l'horticulture fournit, on arriverait à un chiffre énorme.

» Or, nos écoles normales peuvent beaucoup pour accroître cette richesse et le bien-être général qui en est la suite. H 7 en a bien peu qui n'aient un vaste terrain où les élèves -maîtres sont exercés aux pratiques usuelles de la culture maraîchère et de celle du verger, avec l'assistance et sous la direction d'un professeur qui leur donne aussi les connaissantes théoriques.

» Afin d'assurer à cette partie de l'enseignement la direction la plus utile, je me suis concerté avec M. le ministre de l'agriculture, du com« merce et des travaux publics, et mon collègue a bien voulu me promettre le concours de son administration.

» En conséquence, MM. les inspecteurs généraux de ragriculturô vont être invités a s'arrêter, dans le cours de leurs tournées d'inspection, dans les écoles normales placées sur leur passage, pour 7 visiter les classes d'horticulture ainsi que les terrains sur lesquels les élèves sont exercés; ils seront ainsi à même de donner aux maîtres d'utiles conseils. Ces fonctionnaires me transmettront, par l'intermédiaire de M. le ministre de l'agriculture, sur chacun des établissements visités par eux, un rapport dans lequel ils me feront connaître la situation et les besoins au point de vue de l'enseignement horticole.

» Nos éôoles normales devront, en conséquence, leur être ouvertes comme elles le sont aux inspecteurs de Tuniversîté, et vous voudret bien, en ce qui vous concerne, faciliter, par tous les ni07ens possibles.

à ces tiaots fonctionnaires Taccomplissement d*uno mission qui aura eertainement sur la richesse publique' la plus heureuse influence; car les instituteurs sortis des écoles normales seront désormais en état de porter dans les 37^000 jardins annexés aux écoles de villages la connaissance pour eux-mêmes, et bientôt après pour les habitants, des meilleares espèces et des procédés de culture les plus perfectionnés. Je vous prie de faire parvenir des instructions à cet égard à MM. les directeurs des écoles normales par l'intermédiaire de MM. les inspecteurs facadémie.

• Recevez, Monsieur le recteur, l'assurance de ma considération très-distinguée.

» Le ministre de Tinstruction publique,

» DuauT. »

Une faut pas se dissimuler que les bons effets de cette utile mesui'e ne se feront pas sentir immédiatement. Le paysan, routinier par tempérament, n'acceptera pas les réformes proposées pas Vinstituteur ; sur ce chapitre, il prétendra toujours en savoir plus que monsieur le maître. Ce n'est que par la jeune génération qui se trouve actuellement sur les bancs des écoles communales que le résultat de cette mesure pourra èlre obtenu. Nous ne devons pas moins nous en réjouir; car elle prouve que l'horticulture est appréciée à sa juste valeur par Thomme éminent qui est chargé de veiller sur Tinstr notion en France. Grâce lui soit donc rendue.

Les théories sur l'espèce et la fécondation marchent toujaors d'un pas de géant vers une solution quelconque. Un savant vient de découvrir l'influence des grands et des petits dans l'opération dé la fécondation des végétaux. Il a observé et constaté que les plantes qui ont, dans la même fleur, des étamines de deux longueurs, produisent des graines d'où sort un géant ou un nain, suivant que la graine a reçu la vie d'un grain de pollen provenant d'une étamine longue ou d'une étamine petite; ainsi^ si l'on veut des giroflées naines, il faudra féconder avec les petites étamines, et vice versa.

II y a longtemps que cette découverte est connue et mise en

pratîqpe pdr les habitants du village de X, .«| pour la production des navets* Il est avéré, chez ces honnêtes villageois, que la grosseur de cette racine légumière dépend du volume abdominal de celui qui en a semé la graine. Aussi confient-ils tous leurfT semences au plus gros individu de la localité/ qui sème les navets de tous les cultivateurs de Tarrondissement. Parlez donc à ces gaillards-là d'amélioration et d'introduction de nouvelles races de légumes! Je n'engage pas un habile écrivainpraticien-horticole, de leur proposer de mettre au préalable leurs graines dans des crottes de brebis, comme il le recommande dans son petit livre publié il y a quelques années; je crois qu'ils le tanceraient d-importance, et .franchement ils auraient..,., tort; car enfin c'est ce qu'on peut appeler de la culture raffinée ei progressive renouvelée, il est vrai, des pères de l'agriculture !

F. Heringq.

BOUVARDIA NOUVEAUX.

Bouvardia leiantha splendida {PL l).

Depuis quelques années, les Bouvardia ont subi de notables perfectionnementa entre les mains d'un de nos plus habiles hy* bridatenrs,M. Lemoine horticulteur, à Nancy. En voyant les trois nouvelles variétés qu'il a mises au commerce l'été dernier, on se demande si vraiment ces trois plantes sont bien sorties du type, le Bouvardia leiantha ,- car tout est changé chez elles : grandeur, couleur des fleurs et ampleur des ii^floresoenees •

Le B. grandie a les fieui^ trois fois plus grandes que celles du type, d'un beau carmin orangé ; les lobes de la corolle sont étalés et non renversés, et le pistil est plus long que le tube«

t,'9f*-if»^trf-ffr frtf/jÇi//s t/e' A ', V .

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le B. fiorUyunda^ plus vigoureux que le lemUha type, a des paaicules corymbiformes de 15 centimètres de diamètre ; les fleurs, plu» grandes que chez les autres hybrides, sont d*un beau rose cochenille en été, et carmin orange à Tautomne. Cette variété, la plus vigoureuse et la plus florifère, est appelée à jouer un beau rôle pour la confection des massifs pendant rété.

Is B. spletidida (PI. I), est une variété à tige$ fermes, droites et à fleurs d'un beau rouge éclatant et disposés en larges corynïbes. j

Toutes ces plantes sont d'une culture facile» Elles demandent, pendant l'hiver, la serre tempérée, peu d'arrosement^ de Tair et de la lumière. En été, il faut les livrer en pleine terre à l'air libre, et les traiter comme on traite les Fuchsia et les Géranium*

0» Lescuver.

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