‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 107 sur 159 · LE MURIER · texte numérisé non relu

LE MURIER

Ses avantages et son utilité dans Vindustrie, par Cabanis»

Personne n'ignore le profond découragement qui s*est emparé des éleveurs de vers à soie, en présence de la Pébrine et de la Gâtine, maladies jusqu'à présent incurables de la che-

(4) Dans la séance du 26 avril dernier de la Société d'horticallnre de Paris, M. Vuitry a pi-ésenté, dans une note, quelques observations relatives à la tannée comme préservatif contre le ver blanc, et qui confirment, pour ainsi dire, Tassertion de notre correspondant; car il dit, eu parlant de M. Delaroy : « le u*ai pas été aussi heureux que lui. »'(Journ. de la Soc, imp. n* de mai, page 294}.

nille du Mûrier; on arrache partout cet arbre dans toute sa vigueur; il ne paye plus le loyer du terrain qu'il occupe. Arrêtez I s'écrie M. Cabanis. Yousregrelterezamèrement plus tard Jes arbres que vous sacrifiez aujourd'hui. La fibre textile contenue dans récorce des jeunes rameaux du Mûrier retranchés par la taille annuelle représente une valeur énorme^ capable de vous indemniser de vos pertes sur ces vers à soie, valeur perdue actuellement pour tout le monde.

En étudiant le nouveau livre de M.Cabanis (1), également remarquable par l'élégante correction du style et par l'intérêt des faits qu'il met en lumière, on s'étonne que la fibre du Mûrier, la Mûrinej comme la nomme M. .Cabanis, ne soit pas, dès à présent, ainsi que les tissus solides et brillants qu'on en peut préparer, l'objet d'une faveur enthousiaste et universelle. Travailleur consciencieux, infatigable, que nul obstacle ne rebute, M. Cabanis aspire à faire sortir des rameaux négligés du Mûrier, outre de riches tissus, du papier de qualité supérieure ; tout le monde le lira, et l'opinion publique hâtera la réalisation de ses espérances ; c^u'il réussisse ! Il aura conquis sa place au rang des bienfaiteurs de l'humanité (2).

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