‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 40 sur 159 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

SUR LES Glaxinia Amélie Neumann et Marie delà Pagerie.

Monsieur le DfRECTEUR,

Dans votre dernier numéro, page 165, et planche XI, M. L. Neumann apublié une note sur une nouvelle variation de Glocgiw/qu'il a rencontrée, dit-il, en 1863 d^^ns l'établissement de i Chantio. Je crois intéressant de faire connaître que cette même variation s'est présentée chez plusieurs horticulteurs vers lamème époque.

Voici ce que je trouve en effet dans une note de votre savant confrère M. E. Morren, publiée dans les Bulletins de V Académie royale de Belgique^ 2* série, tome XIX, n"* 2 :

• Après avoir marché vers la réalisation de ce type réguHer (Beurs dressées régulières), les Gloooinia semblent aujourd'hui le dépasser : à la pélorie vient s'ajouter une chorise.

» Nous décrirons celle-ci sous sa forme la plus parfaite^ telle que nous l'avons observée le 23 du mois d'août 1864, dans les serres de M. L. Reicheinheim, à Berlin.

» Parmi ses nombreux Gloxinia, tout un groupe, à fleurs dressées, blanches, nuancées de carmin, présentait uniforme'

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ment la même apparence. La corolle tubulense et régulière de ces fleurs était enveloppéei ou plutôt comme enchâssée dans une seconde corolle , dont le tube se confondait avec celui de la première^ mais qui se séparait, vers les 2/3 de la hauteur de cellé-ciy en un périanthe ondulé sur les bords.

Ts> ^ous nous rappelons avoir remarqué^ pour la première foîSy la tendance des GlooDinia à se chorister, dans les serres de mon père en 1849. Les fleurs étaient encore irrégulières, penchées ; il se détachait du tube de la corolle à la base, et endc'^

hors, une petite lamelle pétaloïde Plus tard nous avons

récolté quelques fleurs chargées de plusieurs lamelles .

B Nous voyons depuis quelques années, dans les serres de M* Jacôb Makoy, à Liège, s'ouvrir chaque été des Gloœinia péloriéb et choristes. Chaque lame semble être comme un pétale soudé par le dos contre la face extérieure du tube de la corolle« Leur forme n'est pas toujours régulière. Leur nombre est variable bien qu'il dépasse rarement cinq. M. F. Wiot, directeur de%e vaste établissement de culture, récolte chaque année des graines de ces Gloœinia et les sème soigneusement. Il a ainsi obtenu une race fixée dont la corolle tubuleuse régulière est chargée en dehors de cinq appendices réguliers, mais îb* dépendants les uns des autres, et qui reproduisent, dans un ordre inverse le coloris de la corolle. »

C'est bien la plante, comme vous voyea, de M. L* Ne 'nil.

Du reste la figure qu'en donne M . Morren est exacte, lent semblable à celle que vous aveE publiée*

Je crois qu'il serait bon d'appeler l'attention des producteurii sur ces apparitions simultanées de même variété dans les es* pèces cultivées • Elle ne manquent pas d'intérêt au point de vue morphologique, comme au point de vue philosophique •

Un D£ vos ABOMiiÉi.

MÉMOIRE

âtm Là PRODUCtlOU ET LA FIXATION DBS VARIÉTÉS DANS US8 FIANTES d'ornement;

Par M. B. Verlot, ehef de calhiie au Jardin des PLantes de Paris»

(Ge Mémoire a remporté le prix dans le eoBcoors de 1862) par U SooUU impiriêU $i tentnk itB^riiatlture,)

(buts.)

Sous le rapport da leur persistance, les panaehores o£Etent de» différences trte-sensibles a ainsi, ohei les végétaux suivants, elles peuvent être constantes pendant une année et ne reparaître sur ki même pied que S ou 3 ans après :

Lilium eandidum^ CmêHMllaria maialU, Mii$ Bitvntris.

Pk^Jmris elegantissima, Fritillaria inkperialis»

Hemeroealliê fulvoé Acimitum Napêlhis, Galeobdolon luteum.

Phlox decussata.

Colchicum autumiialé, etc.

Chez le Fraisiei^ la panacbure peut môme s'obtenir pour ainsi dire i volonté; ainsi tant que cette plante est cultivée dans un terrain un peu sec, la panacbure detneure constante^ loais si d'un terrain sec et aride oii la transporte dans un sol Trais ou bumide^ sa panacbure disparaît promptement. Ne serait-il pas possible qu'en babituant ce Fraisier k vivre dans un terrain sec pendant une longue suite, d'années^ on arrivât à ^obliger dé conserver ce caractère lorsqu'on le transportera dans les terrains fraiç?

Le même fait se présente dans les Mentka ptpertta, Solanum Dulca^ Dtura, Saxifraga umbrosa, Veromca gentianpides^etc*

Dans quelques cas, cbez les arbustes à feuilles panachées, comme les Ewnymus japonicus aureus et argenieu^ Ytlex Aquifolium, ]e Buxus tempervirens^ VAucuba japontùa^ etc., on remarque des parties de raiâUrjupou des ramifications entièresquisonttout à fait dépourvues de panaeiiures.

W ' exemples de panachures plus constantes et se reproduisant en général bien fidèlement et indéfiniment d'éclats, boutures, marcottes et greffes, nous citerons :

Biota aurea.

Phalari» qrundinacea.

Arundo Donax.

Sedum cameuTrié

Vinca majer var* eleganiissima.

Ttasilugo Farfara.

^ Symphytum asperrimum.

Asirantia niajot.

Agave americana.

Negundo fraxinifotium .

Cissus heterophylla .

Molinia cœrutea.

Un fait qu'on remarque assez souvent, c'est que les pauachures ne se montrent pas sur les premières feuilles d'une variété panachée; par exemple le Symphytum asperrimum ne devient réellement bien panaché qu'un mois ou deux après la naissance de ses premières feuilles. Les Ca/(ufmm panachés qu'on a récemment introduits dans les cultures, présentent également cette particularité qu'on retrouve du'reste dans certaines Fougères, et, à l'égard des Co/aJium précités, nous ne sachons pas qu'on ait essayé de les multiplier de semis, mais nous pensons que, si on en faisait l'expérience, on obtiendrait indubitablement de nouvelles variations. Ceci n'est cependant qu'une hypothèse; mais botaniquement nous considérons tous les Caladium en question comme n'étant que des variations d'une même espèce, et poUr appuyer notre supposition, nous nous fondons sur les résultats obtenus chez une plante qui, à peine cultivée depuis 4 ans, a déjà produit par les semis, un nombre illimité de variations; nous faisons allusion au Bégonia Rex. * Nous ignorons complètement les causes sous Tinfluence desquelles se forment les variations panachées de blanc : on ne sait rien pour celles qui se sont produites dans les jardins, si ce' n'est que ce sont des accidents, des lusus ; et celles que Ton a rencontrées chez les végétaux spontanés ont été trouvées dans les conditions les plus diverses de stations. Quant aux moyens à employer pour les fixer, ils ne diffèrent pas de ceux dont nous avons parlé précédemment. Cependant lorsqu'on a recours au semis, il est un point sur lequel nous ne sommes pas éclairés, c'est le sens dans lequel doit être pratiquée la sélection; il nous semble probable qu'il ne faudrait pas choisir les individus le^ plus décolorés pour porte-graines, de peur de voir la génération s'é* teindre par un albinisme complet.

On a remarqué depuis bien longtemps que plus la proportion de Talbinisme augmentait, plus on éprouvait de difficulté à le propager de boutures. On peut avec M. A. P. H. (I) expliquer cette particularité par ce fait que les parties vertes des plantes ont seules la faculté de for* mer la sève élaborée ou la matière organique qui donne lieu à la pro« duction des racines dans les circonstances favorables. De là découle naturellement cette conséquence que, moins il reste de parties vertes sur les feuilles, plus la reprise est difficile. On doit donc laisser aux boutures de ces plantes autant de feuilles que possible.

S» Albinùmç complet ou Chlorose.

La décoloration complète des tissus des végétaux est l'indice d'une

(4) Qardenen* Chrm., 44 août 4868.

altératiOD profonde de ces tissus, et, quoi qu'on fasse, il est impossible

de les propager.

Comme ces modifications n'ont aucun intérêt au point de vue de

Tomement, nous ne nous 7 arrêterons pas davantage. Nous allons

seolement indiquer différentes plantes chez lesquelles on les observe assez fréquemment et qu'il a toujours été impossible de propager.

Le Vinca major elegantissima produit souvent des branches de 0*30 i 0"30 de long, tout à fait blanches, ainsi que les feuilles, la chloro* Idylle ayant entièrement disparu. Ces rameaux bouturés n'émettent aucune racine.

VBydrangeajaponica variegata donne assez 80uvc»it des rameaux entièrement blancs, de longueur à être aisément bouturés. Les tentatives ont toujours été vaines.

Le Sedvm cameum variegatum offre fréquemment des tiges et des feuilles entièrement décolorées; même insuccès dans le bouturage.

Le Veronica Teucrium panaché présente quelquefois des tiges et des femlles tout à fait blanches; jamais cet albinisme n'a pu être propagé , Uen que les tiges ainsi décolorées fussent souvent pourvue? déracines.

VAueuba laie maeulata a offert, dans les cultures de M. Pelé, fils, une tige entièrement jaune ainsi que ses feuilles; elle fut bouturée sans

. Le Chrysanthemum indicum est dans le même cas et les plantes snivantes le répèteùt:

Cheiranthus Cheiri. 1 Euphorbia dulcis,

Epilobium hirsutum, | Mentha rotundifolia.

Quelquefois cependant Talbinismele plus complet n'empêché pas le bouturage. Ce fait peut se vérifier sur le Glechama Juderacea varie^ f9ta : les boutures émettent des racines, les plantes végètent; mais, ehose curieuse! la décoloration disparait spontanément et les feuilles reprennent leur teinte verte normale.

La décoloration complète se présente aussi dans les essçèces arborescentes sans qu'il soit possible de les propager de boutures ou de greffes ; ainsi c'est toujours en vain qu'on a essayé de multiplier des rameaux entièrement jaunes ou blancs de Negundo fraxmifolwm variegatum.

De ce qui précède on peut conclure qu'il résulte de l'albinisme complet une incapacité, pour la partie qui en est atteinte, de se suffire à ellemême; on est donc en droit de le considérer comme un état morbide de l'individu. Nous citerons comme un cas dans lequel cet état maladif est bien appréciable, celui rapporté par M. Pépin, dans le Journal delà Soc. d'ffort. de 1853. Un Cerasus Laurocerasus panaché, planté dans une terre peu profonde,.|>oussa avec vigueur pendant 3 ans; mais

lonqne )68 raeines pénétrèrent dans le souchsol eompogé de caloalie pur, les feuilles redeyinrent entièrement vertes.

Rappelons aussi les belles expériences de M. E. Gris pour la guérison de la Chlorose; elles démontrent encore que ees décolorations résultent bien d'un état languissant des plantes, puisque, en le soumettant à l'action d'un selsoluble de fér, M. E. Gris est arrivé à faire reparaître la coloration verte.

Jusqu'ici nous avons examiné les variations que peuvent revêtir les difKrentes parties d'une plante sans que ces parties aient subi aucun changement profond dans leur forme. Examinons maintenant ^ en eommençant par les fleurs, les modifications et les transformations que peuvent présenter les difiérents organes des végétaux.

I 3L. 9- ll«e v»Hfté« 9ftr AM**<*1«"k*>I^ •<> IM^ tMutil^vautUon lie |>ftpflF0eé« et An fjméeée e« eryaiies pét^leïilee, on liée TArlêtén k fnwrs Ae«l>leê*

0(1 sait assez ce f u*on entend par fienrs doubles pour que uous n'ayons piis besoin d'ipsister sur ce sujet. Cependant ^ au point de vue^deThorticulture, elles présentent eptrQ elles des diiférences qu'il est nécessaire d'indiquer.

{«a dnplioatpre peut ne porter que sur las organes protecteurs (calice et corolle) de la fleur, qui se seront amplifiés et dédoublés^ les étamines et le pistil restant intacts, et alors nous avons des plantes qui sont aptes à produire des gaines. Il arrivera cependant le plus souvent qu'en vertu du balancement organique^ celles-ci seront moins nombreuses^ les plantes graineront moins.

Quand la duplioature portera sur les organes reproducteurs, selon que ceux-ci seront plus ou moins altérés, nous aurons des fleurs plus ou moins fertiles; si la transformation pétalolde est complète^ si la fleur est pleine par conséquent, il est inutile de dire que la fécondité aura efitiàrement disparu. Selon que oette transformation sera plus ou moins ineomplète^ au contraire^ nous aurons des fleurs plus ou moins fertiles; ainsi le gynécée pourra rester intact, les étamines ayant disparu, et alors les graines ne pourront nntre que sous Tinfluence d'un . polien étranger; ou, au contraire^ il pourra rester tout ou partie des étamines, le gynécée s'étant profondémeixt modifié, et il ne restera plus, à proprement parler, qu'une fleur mâle, inapte par conséquent i se r^roduire.

€^ sont là les modes les plus tranchés de duplicature. Ajoutons encore queees modes pourront se combiner de toutes les manières possibles. Gomme exemple le plus simple de duplioature, portant seulement

gor les organes proteeteun, nous citerons cette curieuse forme de Primula elatior^ chez laquelle le calice s'est agrandi, coloré et a pris la forme d'une véritable corolle ; celle-ci existe encore, de sorte qu'on dirait deux corolles emboîtée^ Tune dans Tautre; assez souvent mèipe il ff^EL développe par dédoublement une troisième, ce qui constitua un ttsemblage des plus singuliers. Cette transformation se présente aussi dans le Primula acaulis. Le plus souvent ces plantes sont stériles, bien qu'ayant conservé des étamines et un pistil. C'est du reste Vun des rares exemples que nous connaissions de duplicature aussi simple.

Noua trouverons par contre, dans une foule de plantes doubles, des eaemples bien caractérisés des autres formes. Comme fleurs parfaite^ ment pleines nous citerons l'Anémone Sylvie, la Ronce, le Bouton d'argent, etc. Les Kvoines nous présentent, selon les variétés, des fleurs tout à fait pleines, ou ne présentant plus que des étamines sans trace d'ovaires, ou plus rarement des ovaires mal formés, il est vrai, sans étamines; en même temps nous trouvons sans modifications le calice et la corolle. Dans les Pétunia doubles, Vovaire ne contient plus que des ovules mal formés, et même le plus souvent remplacés par des étamines^ les étamines normales se sont dédoublées et transformées presque complètement en pétales : une partie de ceux-ci portent soit des rudiment? d'anthères, soit des anthères bien formées.

n est inutile de multiplier ces exemples, dont les conséquences sont belles à tirer pour le mode de reproduction et de multiplication de ces variations. Notons seulement encore que plus les étamines seront nombreuses, plus sera grand en général le nombre des pièces pétaloïdes gui se produiront dans la fleur.

Les fleurs des Composées, qu'on désigne aussi dans le jardinage sous le nom de fleurs doubles, n'en sont pas, à proprement parler. Par exemple, dans une fleur simple de Pâquerette, on observe, en outrç d'un grand nombre de demi-fleurons placés à la circonférence, qui sont autant de fleurs distinctes, de nombreux fleurons qui sont aussi autant de petites fleurs parfaitement conformées et possédant chacune les organes nécessaires à la reproduction. Nous avons donc, dans ces fleurs, un assemblage de petites fleurettes qui se présentent ordinairement sous deux formes : celles qui tapissent le réceptacle sont de forme tuyautée, et celles qui les entourent de forme ligulée. Or, les fleurs doubles des Composées ne proviennent que de rallongement des fleurs tuyautées, comme on l'observe dans quelques variétés de Reines-Marguerites et de la PÀquerette en particulier ; ou bien de la triuisformatien de ces fleurs tuyautées en fleurs liguléea, comme on Tobserve dans d'autres variétés de Reines-Marguerites, le Dahlia, le Zinnia double, etc. Là section des Ghiooracées, dont toutes les fleurs sont

ligulées, 80Bt pjur cela mAme inaptes i cette sorte de dnplicatiire qae nous pourrioDs, pcmr être plus exact, ne considérer que comme une variété grandiflore.

Les dliplicatures sont fréquentes chez les végétaux cultivés. Les plantes spontanées en ofltent plusieurs exemples; ainsi nous citerons les Bubus frutico9u$y ItanunctUus acris, bulboms, repens, Cardamine pratensis, Lyehnis dioica, Flos-Cuculi silvestris, etc. Quant à leur mode de production^ conune pour la plupart des autres variations, en dehors des conditions générales que nous avonsprécédemment indiquées comme amenant Tébranlement de la stabilité chez les plantes, la cause première nous échappe. Un sol riche, une culture amenant une végétation luxuriante, sont celles sous TinOuence desquelles noi\s voyons se produire généralement les duplicatures dans nos jardins»

Mais nous pouvons répéter avec De CandoUe, « Que si nous ignorons le plus souvent ce qui détermine les fleurs à devenir doubles, nous savons que, si nous sécoltons des graines sur un individu à fleurs semidoubles, les pieds qui en résultent ont plus de tendance à doubler que si on les avait prises sur des fleurs simples (4). 0 Si nous rappelons cette phrase du grand botaniste, c'est qu'elle est une nouvelle confirmation de la régie que nous avons posée précédemment , que pour créer et ensuite pour fixer, dans une plante dont la stabilité est ébranlée, la règle générale est que les graines doivent être recueillies sur les individus qui se rapprochent le plus du type qu'on s'est formé. Si donc une variation de duplicature, même minime, apparaît chez une plante annuelle, ce ne sera qu'en récoltant les graines sur les individus qui pré* senteront au plus haut degré ce phénomène qu'on parviendra à la fixer d'abord, et ensuite à l'augmenter. Qu'elle se manifeste chez une plante vivace ou une plante annuelle, comme nous savons qu'un terrain nutritif, riche en humus poussa à la duplicature, nous aurons soin de tenir notre plante dans les conditions les plus favorables à la faire végéter vigoureusement. Par ce moyen nous aurons plus de chances que nos graines produisent et augmentent le caractère que nous dési*

rons.

Comme on vient de le voir, la duplicature peut se présenter chez tous les végétaux, soit annuels, soit bisannuels, vivaces ou ligneux^ et chez tous, quand ils sont fertiles, on peut arriver à faire que ce caractère se reproduise identiquement par le semis. Nous en avons des exemples dans les espèces suivantes.

(4) Phys, vég., n, p. 69S.

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