‹ L'horticulteur français de (volume 2)Chapitre 43 sur 159 · Arbreê et arbustes · texte numérisé non relu

Arbreê et arbustes

Nous croyons qu'on peut arriver à faire que les variétés frutescentes i leurs doubles se reproduisent exactement par le semis Si la plupart ne poefiëdent pas cette faculté, c'est que la facilité qu'on a de les multiplier autrement et la durée de ces plantes ont empêché qu'on ne s'en occupât. Dans notre conviction profonde, les variétés arborescentes i fleurs doubles ne doivent pas être plus difficiles è fixer que celles des espècejs annuelles; seulement leur fixaticm nécessiterait de longues années d'expérimentation. Parmi les faits qui justifient cette manière de voir, citons le suivants : M. Camuzet fit plusieur^ois des semis de Pécher à fleurs [doubles et obtint toujours des individus identiques à la plante qui avait produit les graines (4). M. Jacques a confirmé ce résultat ; 11 sema, en mars 1846, 42 noyaux de Pécher à fleurs doubles. Sur ce nombre 5 seulement germèrent en mai, et le 5 avril 4849, les quatre individus qui fleurirent étaient à fleurs doubles (2).

En semant la graine du Malus spectabilis flore duplicij M. Camuzet

(^) Ann. SoCs d'Hort. de Farts, AUS, p. 493. (2) Arm, Soc. SHon. de Paris, 4849, p. 483.

obtint l^également le même résultat (4). 11 n'en lut pas de même d'un semîs de Prunus spinosa, qui ne reproduiat que du Prunellier ordinaire. Mais il est probable qu'en répétant et en variant les semis de cette variété^ en prenant par exemple les graines sur iet individus cultivés dans d^autres condilions^ on serait arrivé k un résultat meilleur.

(A cmlinuer*)

BIBLIOGRAPHIE POMOLOGIQUE.

le Verger y par M. A. Mas. — Lés meilleurs fruits ^ par M. ?• de

Môrtillet.

On a dit d'un grand ouvrage carpographîqac moderne, qu'il serait à désirer que le lexte fût à la hauteur des dessins. On ne le répétera pas à propos du Verger par M, MaSj ear l'auteur est un homme éminemment pratique et observateur, qui décrit consciencieusement une espèce fruitière et respecte la nom^clature.

Possédant depuis longtemps une collection considérable de variétés cultivées avec ordre, il a pu rédiger chaque année, au pied de l'arbre, une série d'observations qu'il présente aujourd'hui méthodiquement au lecteur. On lui saura gré du 1*" para^ graphe consacré à la culture de la variété et à ses diverses particularités ; c'est important pour le planteur .

Le caractère saillant de l'arbre est une idée neuve, maisiiU' parfaitemenf rendue. Ainsià la Poire Bonpe d'Ezée, il est dit i « branchage menu, feuillage peu touffu. » Il me semble qu'on aurait pu ajouter : écorce qui se fendille en écailles ou en long ; jeunes feuilles rougeâtres à leur début; époque delà floraison très- précoce. Ce sont des caractères propres à cette bonne trouvaille de M. Dupuy-Jamain.

(1) Am. Soc. d'Hort. de Paris, 4S4S, p. 493.

Le terne de iNMiMei éCété noua semble contestabldi et les di^ vers alinéas relatifs aux « feuilles d'été^ feuilles stipulaipes, feuilles des productions fruitières, n demanderaient à être groil]pés sovis le titre de feuillage.

L'époque de maturité mérite un alinéa spécial» au lieu de g'^er au milieu de la couleur de la peau.

Nous ne voyons pas Futilité des ouvrages cités, puisque la Mb en est incomplète ; même réflexion à propos de la syno* myniei puisque le terme de Beurré d'Arenberg est oublié au Beurré dllardenpont, et le Beurré de Hanoe est appelé £en« Chrétien de Mans.

Pourquoi encore cette ombre portée par le coloriste, à côté d'un fruit isolé?

Ainsi, on le voit, nos critiques portent sur des questions de détail inséparables d'une oeuvre aussi grandiose accomplie par unbommô seul, — rachetées d'ailleurs par de hautes cjualités dans le choix des variétés et dans la rédaction.

L'auteur ne cherche pas la popularité dans un travail inter-* wable, impossible de publier tous les fruits connus. Il s'arrête aux bonnes sortes; et négligeant une classification plus ridicule qne scientifique, il les range par catégories dei Poires d'hiver, Poires d'été^ Poires d'automne ; Pommes tardives, Pommes précoces; Prunes, Pèches, Cerises, Abricots , Raisins, Groseilles et Framboises. Chacun de ces groupes à sa pagination particulière, ce qui en facilite la reliure.

Le Verger comprend 12 livraisons par année ; chaque livrai^ son renferme 8 aquarelles de fruits dessinés diaprés nature, avec la description et la culture de chaque variété.

Les 5 livraisons déjà parues contiennent des Poires d'hiver (1), des Poires d'été, des Pommes tardives et des Prunes.

(I) Ba déerifant une Poire, M. Mas appeUe sommet le voisinage de la «{tieiie, ettoe, renloorage de l'œil. MM. Gh. Lemaire et l'abbé Dupuy le disent égaie-

C'est une excellente publication pour le jardinier et pour le propriétaire.

L'année 1 865 qui a vu naître le Verger voit en même temps Les meilleurs fruits par M. Paul de Mortillet, autre ouvrage de premier mérite.

M. Mas habite Bourg; M. de Mortillet habite Meylan^ dans Hsère. Deux hommes de cette valeur, honnêtes dans leurs intentions, savants dans leur rédaction, riches propriétaires dévoués au progrès, presque voisins de campagne, auraient pu s^entendre et publier en collaboration une Pomologie quel* conque.*.; après tout, leur isolement nous fait gagner deux livres comme il n'en parait pas à toutes les générations :

Un classique par M. Mas;

Un romantique par MI de Mortillet.

Dans quel but ce dernier a-t*il adopté un style dialogué, assez bon dans le Jardinier solitaire^ essayé par MM. Carrière et Willermoiç^ tourné par M. Brémond? L'auteur ne s'exposet'il pas à recevoir Vencens de ses interlocuteurs ou à subir des phrases lapalissiennes ! Je me demande encore si la manière de dire de l'auteur, agréable à lire comme les bibliothèques de chemins de fer, qui avait tenté MM. André et Laujoulet... et qu'ils ont abandonné fort heureusement, — si ce genre répond bien aux habitudes du public horticole.

Le lecteur sérieux' n'y perd-il pas ? Après tout, c'Bst une

ment. Noos avions adopté ce système dans la 4'* édition àes Bonnes Poires. MM. Carrière et Lembertye nous eDgagèrent à transposer cet ordre. Nous l'abandonnftmes, sans nous rallier cependant à la théorie contraire.

Dans cette 4*^* édition, nous désignions sous le nom de bourgeon^ le jeune rameau herbacé. Sur les observations d'honorables botanistes et physiologistes, nous avons reporté le terme de bourgeon à Tceil. Maintenant M. Herincq critique cotte dénomination. Ah! Messieurs les savants! si vous voulez que les praticiens vous emboîtent le pas^ commences donc par vous entendre, et marchet Au pas entre vous !

ojânion personnelle ; n'ayant jamais lu de romans, je ne les aime point; et l'excellent livre les 40 Poires par M. P. de M. me faisait espérer une forme plus didactiquequ'élégante ; car ce nouvel ouvrage est écrit avec élégance, esprit et bon sens à la façon d'Henry Berthoud et d'Âphonse Karr, mais avec le talent de rhomme du métier eu plus.

L'amateur et le jardinier le liront avec plaisir et instruction.

Les indifférents seront forcés de devenir pomologues^ arboriculteurs; et ce sera une conquête à enregistrer.

Les meilleurs fruits viendront par série de mérite et dans Tordre de leur maturité avec un dessin au trait par Tauteur. La partie historique est confiée à M. J.*B. Verlot^ l'habile professeur d'arboriculture et botaniste à Grenoble. M. Gh. Boisson apporte le concours de ses longues recherches sur la classification des Pèches adoptée par le Congrès pomologique.

Cette classification, expliquée dans les deux livraisons parues, lepose sur la peau duveteuse ou non du fruits l'adhérence de la diair, la grandeur des fleurs, la présence et les formes des gimdes aux feuilles , la gravure du noyau; de telle sorte qu'on peut arriver mathématiquement à nommer une Pèche. Mais Fauteiu* sera probablement obligé de forger des noms nouveaux, s'il veut sonder toute la nomenclature des Pèches, t Depuis deux ans, nous écrivait-il un jour, voici deux mille Pêchers que j'étudie dans les champs et dans les jardins; et je plains les auteurs qui se copient lorsqu'il s'agit de j»arler.d'un fruits sans recourir à la nature . »

M. de Mortillet projette de mener de front la multiplication et la vente des arbres fruitiers qu'il reconmiandera dans son ouvrage. Notre avis est que cette pépinière commerciale en commandite serait l'écueil du livre.

En somme, félicitons la région Sud-Est de posséder des

pomdogued aussi éminènts qae MM. Mas et de Mortillet, et dès arboricultenrs aussi intelligents que MM. Lui^et, d'Ecully et Verrier, de la Saulsaiô.

Charles Baltst,

horticullettr i Troyet.

SÈGATEUrt BRASSOUD.

Le sécateur tend de plus en plus à remplacer la serpette pour la taille des arbres. Aussi lui a-t«on fait subir différentes modifications pour le rendre plus apte à ce genre d'opération.

Mais jusqu'à ce jour toutes ces modifications ne portaient guère que sur la {orme ; la confection restait toujours la mètne, et par suite de cette confection vicieuse, il arrivait souvent qu'au milieu de la taiUe, on se trouvait sans instrument; c'étidt la lame qui déviait, ou le ressort qui se cassait.

Séettenr Braasoiid.

Greffoir Rivière.

M. Brassoud vient enfin d'apporter dans cet instrument un perfectionnement réel, et qui sera probablement le dernier} car, tel qu'il est^fle sécateur est parfait.

La première modification^ et la plus importàntei Mt dans le

ressort. Au lieu d'être fixe, M. Brassoad a établi son ressort mobile» démontable à volonté^ etpouyant facilement être remplacé; chaque instrument est vendu avec trois ressorts de rechange.

Après le ressort vient la lame qui est également mobile ; à Faide d'une clef on peut la démonter et la remplacer par une des trois lames de rechange^ et^ par suite de la confection particulière de la vis, cette lame est toujours d'un parfait ajustement* jamais de ces mâchures comme avec les anciens sécateurs; une échancrure au taloil de la lame sert pour couper le fil de fer. La forme allongée de ces lames me parait la plus eonvesaUe ; car elle permet de couper dans les plus petites anfractuorités des branches.

En résumé ce nouveau modèle, qui donne beaucoup d'écartement, et permet ainsi de couper de grosses branches, me parait être, je le répète, le dernier perfectionnement que puisse subir le sécateur ; nous le recommandons donc tout particaliè** mnent à nos lecteurs.

Quant au greffoir Rivihe^ c*est un perfectionnement de l*an- (M greffoir Noisette^ et qui o£&e de très-grands avantages sur le premier modèle.

Ainsi il existe trois tranchants. Avec l*un (1) on fait l'incision snrle sujet^ et avec un autre (2) on taille le greffon dont la base (3-4) se trouve être en parfait rapport avec Tentaille du sajet (5)^ cequi facilite singulièrement la soudure et la reprise*

Ce perfectionnement est dû à M. Rivière, jardinier en chef do jardin du Luxembourg^ et il a été exécuté^ avec ce talent qui lui est si familier, par M. Brassottd^ coutelier mécanicien^ rae du Port-Royal, à Paris.

F. HERnv"CQ.

Travaux du mois de Juillet.

Jardin Potager, On continue, pour les couches, les opérations du mois pré» cèdent; on veille sur les Melons, les Patates et les Aubergines qui tes couvrent.

En pleine terre, on sème Poireaux, Ciboule, Chicorée de Meaux, Scarole et Ghoux^fleur; on met en place ceux qu*on a semés le mois dernier. On peut encore semer des Navets, Raiponces, en mêlant des Radis, des Carottes demi-longaes pour lliiver, et, à la fin du mois, de la Chicorée blanche, de TOignon blanc pour être repiqué en octobre, et de la Scorsonère pour passer Thiver ; on met en place le Céleri turc, et on en butte tous les quinze jours pour en avoir toujours de bon à être consommé ; c^est le meilleur temps pour Tarrachage des Ëchalotles el l'Ail.

Jardin fruitier. 11 faut visiter fréquenmient les espaliers; palisser, ébourgeonner, découvrir, sans trop les dégarnir, les finiits dont on veut avancer la maturation; veiller avec attention à maintenir l'équilibre des arbres, arquer ou pincer les branches vigoureuses; dépalisser et dresser les faibles. Regarnir lei vides des espaliers ou des quenouilles, par le procédé de la greffe par approche des rameaux herbacés. Dans les journées très-chaudes arroser les pieds des arbres nouvellement plantés, surtout les Pêchers, et seringuer les feuilles.

Vers la fin du mois on greffe en écusson, à œildornumt, les Cerisiers, Péchera, Abricotiers, Poiriers, etc., dont la sève s'arrête de bonne heure; et à œil poussant tous les arbres dont la végétation se prolonge jusqu'aux gelées.

Jardin ^agrément. Arroser, palisser, élaguer, mettre en place les plantes d'automne, ébourgeonner les Dahlias, relever et mettre sur les tablettes, dans un endroit sain et aéré, les bulbes ou griffes de Jonquilles, Narcisses, Jacinthes, Tulipes, Renoncules. Anémones, etc., aussitôt que les feuilles ou hampes seront desséchées; marcotter les CEillets, semer les Cinéraires et les Lupins.

Serrés. Lesplaites restées en serre ne demandent plus que des arrosements, da rair et un peu d'ombre quand le soleil est trop ardent.

Paris. « Imprimerie lioitkolc de F« Dokjiaod, nie Uuiette, 9.

sMOttni H8 MiOM mnm dan» gc tmlM.

Eag. il* Maitugrt, ChroBf^ue. ^ 0. Liscutbb, VWm^mméîm «i^ect^Mi (PI. XV). — •.IwcDiu, les ftAiilJiiMifl ; L. RoQgter CkaaTfère (PI. XVI). — H. Bailloh, sar qoelfm Bvpterbtoeées noofelles aroementiles. — Oscae Laiivièhk, les JMiniiM de lleii lir. — Lubav», ks F«tttBl» en «rbie. — A, fti Taloo, R«^«e dei loomaos étrugert; plantes ^iioaveUes. ^ Juh McuaoïTE, qaelqoes mots sur la eallnre dei F«l«tc« et it leur eooservatiOD. — Ludovic LdcHAVTi Vergers cnltiTéi et Vergers eogasonBés - TmoT, Mémoir» svrles TtrièKs (sniu). — X... Travaux du moia.

CHRONIQUE

Indisposition de M. Hérinoq; effela anormaax de végétation; la Glycine de VenailkM ; tes expositioni de Fontenay-aux-Roses, Brie-Gomte-Robert^ PoutoiieeiVerflaUleg; aonaneeedé nooTellei ezpoaitioni.

le dois évidemment à mon amour immodéré des pérégrina- ^, rhonnenr insigne de remplacer le chroniqueur habituel ^^ Recueil, empêché par une affection cérébrale qui le force^ (i^s quelque temps^ au repos le plus absolu.

On a pensé que je devais avoir une ample collection de nou* celles à ma disposition, et que la tâche me serait ainsi très-fa« cile. Sans doute on apfn^end beaucoup en voyageant ; mais la liante température et la sécheresse qui ont entravé et contrarié le développement des végétaux, n'ont pas moins nui à Téclo* sion des nouvelles. (3iacun est resté enfermé dans le coin le plus frais de sa demeure; les idées naturellement ne se sôbt point échangées, et la conséquence est que lés nouvelles sont feAées à l'état latent, attendant des temps meilleurs pour apparaître au grand jour.

L'année 1865 qui est à moitié écoulée a été singulière et l'amateur de jardins a pu faire de curieuses observations. Une sécheresse terrible, des pluies anormales ont amené des

Août 4865. 45

bouleversements dans la végétation. Les effets produits ont en général été malheureux; les masafs de fleurs, même dans les squares de Paris, sont restés maigres eto&eutim triste aspect. Quelques plantes, comme les Caterfittm esewlmtumetodmm^ ne poussent pas ; les feuilles se flétidssentf quoique les plantes aient émis de beaux chevelus. Les Fuchsia sont dans le même cas. Toutes les belles plantes à effet : lesCinerarias lesUdhea, lesHeleniumj etc. , n'o&ent qu*un aspect sou&etreux ; mais à côté de ce triste tableau on a pu remarquer la magnifique floraison des Yucca. Ces beaux arbustes fleurissent trop souvent au moment des premières gelées; ce printemps du moins, leurs magnifiques fleurs se sont épanouies dans toute leur splendeur.

Jamais, je crois, les Virgilia lutea n'ont offert un pareil coup d^œil ; Us étaient littéralement couveHs de fleurs. Si ce fait se reproduisait souvent^ peu d'arbres rivaliseraient avec cette espèce, bien supérieure par le port et le feuillage à l'Acacia commun .

Les Hibiscus Sjnajon8{AUhcM) ont commencé à fleurir le 6 de ce mois, tandis que Tannée dernière leurs fleurs n'avaient paru que le 8 aoAt. Tout au contraire, lesSophora commençât àêclore leurs belles fleurs, tandis que Tannée passée T^anouissement était complet le 30 juin. A propos de Sophora, je dois signaler la floraison de la variété à rameaux pendants, qui n'a, je pense, jamais été observée. Elle m'a aussi étomié que celle de TAcacîa pyramidal.

Cette variété de Robinia en fleurs était ma^fique. Tai pu Tôbserver, avec le Sophora pleureur^ à Segrez, chez M. Alphonse Lavallée, au Jardin des Plantes de Paris etcheià un ami à Argenteuil; mais j'ai vainement passé en revue un grand nombre d'Acacia boue ; les arbres nains ou tortueux ne fleurisr sentdonc pas, comme les arbres pyramidauic et pleureurs se mettent à le faire depuis plusieurs années?

En faits anormaux produits cette année^ je puis mentionner

aussi la tciite réaf^aritÎQD de quelques fleurs de Rhododendxum mazimiiin, de IMm^ de Crats^us. ÂppeUera-t-oa ces arbustes bifèresî Mais cette appeilatioa est dignement portée par une variété de Faux-Ëbénîer, qui est, eu ce^mon^ent, couverte de gfappes de fleurs jauoes* Seulement l'arbre appartient au CgUsus alpinus et non au Jjobwrnum*

La Glycine de la Qiine refleurit partout ; j'ai tu aussi un Bobnaîa TÎsqueti ; ea revanehet les fameux Rosiers remontants ne r«nontent guère fmnehement.

Esk &it de Glycine, c'est certainement Versailles qui possède le plus beau spécimen de cet admirable arbrisseau grimpant, Bne . dé Bonne-Ayenture (quartier de Ifontreuil)^ il y en a un pied qui garnit k fagade deplusieurs maisons^ sur une étendue de 56 mètres, encadrant^ de la plus belle manière, vingt et quelques fenêtres ; son tronc mesure un mètre de circonférence» On m'a assuré ^e ce spécimen n'est âgé que djO 30 ans seulement. C'est splendide an moment de la floraison ; je ne regrette fis les quatreskilDaiètres que j'ai faits à pied, au mois de mai dernier, pour admirer cette majestueuse légumineuse en fleurs. AenaK-en note, lecteurs, pour l'année prochaine : rue Bonne- ATenture» quartier de Mcmtreuil **- pas aux pèches, mais & VttsaiHès.

L'axméeu'est pas heureuse nonp)us pour l'horticulture utile i Jesl^mes sont laids, les fruits ont été saccagés par lagrélè et les vers« Il est vrai qu'aujourd'hui j^ai mangé du raisin à ma treille. Le précoce Bialingrea ainsi 14 joors d'avance sur l'an dernier.

Mes ressources étant déjà épuisées^ il me faut recourir au portefetâUe de la rédaction.

Voici le dossier des expositions. Jetons-y un coup d'œil rapide. — On abuse un peu des exhibitions de fleurs; on les met à toutes sauces, et b^entôt^ je le crains bien, elles n'auront plus aucun goût.

Fontenay'aùiV'Roses. -^ Cette exposition exclusivement consacrée aux Roscsy m'intére08e ; je ne l'ai pas positivemeni plantée^ mais je Tai vue naKreen 1863. Â*t-eile prospéré?

« Les Roses sont belles mais peu nombreuses;. MM. Fontaine; de Ghâtillon, et PaiUet fils^ de Chàtenay, sont les seuls exposants. » — Fontenay décidément n'est plus aux Aoses,; il fout qu'il se contente de son ancienne renommée.

<r H. Margottin, de Bourg-la-Reine, etM.Loise, deParis^ continue notre correspondant, ont exposé de très-remarquables Roses trémières; ce dernier avait en outre de beaux lots de Glaïeuls et de Caladium.

M Les plantes de serre de M. Guidon étar^t d'une très«belle culture et font honneur à son jardinier, M. Aube. Les pliantes à feuillage panachée de M. Billiard, dît La Graine, horticulteur de Fontenay, formaient un joli lot.

> Enfin MM. Thibaut et Kételeèr, dont l'établissement va être prochainement transféré au Plessis-Piquet, ont contribué à l'embellissement de l'exposition de leur future localité» en envoyant nn beau lot àiàGeftanvam zonale. »

Et c'est tout pour l'exposition de Fontenay. Aussi notie ai* mable correspondant regretle-t-il que les rosiéristes des dépaiv tements voisins ne se soient pas empressés de concourir àTembellissement de cette exhibition. Ils avaient une bonne raisoQi ces rosiéristes, pour s'abstenir; car voici une lettre de M. Ga* mille Bernardin, qui-annonce, à notre directeur, une exposition spéciale de Roses à Brie^omte-Robert^ et de laquelle j'extrais le passage suivant :

Brie-Comte-Robert. — « Depuis un certain nombre d'années» la culture des Rosiers a pris mie importance considérable à Brie-Comte-Robert et les environs. U y a quelques mois, j'ai fait une statistique exacte des Rosiers existants dans les pépiïiières de cette contrée, et le résultat est incroyable, puisqu'il constate que dans treize communes situées dans un rayon de 8

kilomètres autour de Brie^omte-Robert, 89 horticulteurs fo» siérirtes ont, dans leurs pépinières^ un million trente-trm mille quatre cents pieds de Rosiers^ tiges^ nains et francs de pieds. Dans le but d'encourager cette industrie horticole locale, on a organisé à Brie une exposition de Roses, etc. i>

Notre rédacteur en chef qui a visité cette exposition en a été émerveillé. Malheureusement, il n'a pu supporter l'éclat de cette masse de Reine$ des fleurs^ et ses notes sont fort incom* ^ètes . Un exposant, M. Guérin, avait foit une sorte de pelouse en Roses du Roi, dans laquelle il entrait plus de quatre mille fleurs coupées.

Les collections les plus remarquables, c'est-à-dire les plus nombreuses en variétés étiquetées, appartenaient à MM.Gran* ger^ semeur infatigable; Cochet, Céchet, Gautreau, Jemeau, I>esmazures, Boulet, etc.

Quelques exposantsn'avaientque deux ou trois variétés dans leur lot, mais alors chacune d'elles était représentée par 50, tOO et âOO fleurs.

Ces expositions de Brie ont une grande importance pour la localité. Qu on en use, mais qu'on se garde d'en abuser. Nous nous en rapportons à M. Camille Bernardin, l'organisateur et Président. Il sait, comme nous, qu*en ce siècle d'existence ra* pide, il nous faut du nouveau trois fois par jour, et que rien n'est beau, rien n'est bon, que ce qui est rare et se fait désirere

Pantoise. — L'exposition était peu nombreuse en lots, mais les plantes exposées montraient, par leur belle culture, que les jardiniers qui les élèvent sont des jardiniers de grand mérite.

M. Rosciaud — ce nom est devenu tout simplement un éloge, dit M. Herincq, dans ses notes sur l'Exposition de Pontoise, car il est porté par trois hommes, les trois frères, de même valeur, et d'un talent hors ligne : Georges^ chef de culture chez H. Delàhante, à Meulan, et auquel on doit les plus ïa\issanls Gloœinia à fleurs dressées que possèdent les collée-

tiens ; le second chefe S. E. M. Baroche^ mmistie delà jostice, àJuaderSy près MenlaB, et le troisièixie, chef de cultare èhes M. Gunberger, à Saint-Leu-Tavemy. — C'est ce dernier qui est notre exposant de Pontoise. Sa collection de plantes de sm» renfermait des sujets d'une vigueur et dWe culture exemplaires ; entre autres, un jeune Cyanophyllum magnifkum dont les feuilles n'avaient pas moins de 80 cent, de longueur ; puis des Campylobotrys, Soneriîiaj Caladiunif à feuillage élégamment maculé ; des Nepmthes aux feuilles garnies d'ascidies; des Bro« méliacées, Fougères, Palmiers» Pandanées, parmi lesquels les plus récentes nouveautés, telles que Phcmicophorium SeckelUh rum, Vriesia Wiesbachiij Nidularium latifolium^ etc. Et quel luxe de végétation chez tontes ses plantes 1 Quelle brillante floraison d'Azalées I Mais il n'y en a pas lieu de s'en étonner, puisque toutes ces plantes sortaient des mains d'un Rosciaud 1

Des Pelurgonium à grandes fleurs et fantaisie, admirablement cultivés et dressés , méritent aussi une mention toute particulière; ils font honneur à M. Chenu, jardinier de M.Binder, deTIsle-Adam.

Nous citerons encore la belle collection Alri$, de M, Remy et de M, l'abbé Mas ; les Roses de M. Gagneux ; les Géranium zmaky de MM, Poiret et Gaujard ; les Calcéolaires de M • Pré* vot, et la collection de Lierres panachés de M. Dieuzy^ etc., etc«

Quant aux fruits et légumes, nous mentionnerons les beaux Choux-fleurs, de M, Duet; les Asperges et Gombo de M. Paque- }in; les Melons et Ignames de M. Poiret ; les Melons et les To« inates de M. Yaviu, lesquelles Tomates méritaient — au dire de l'exposant -«-une récompense hors ligne; mais tous les exposants se ressemblent.

En somme, l'exposition de Pontoise a été jolie et très-intéressante. La Société se relève et s'anime, ^âceà sou nouveau président M. Lefèvre Pontalis qui, par la sympathie qu'il inspire a pu réunir autour des débris de l'ancienne Société, desmem-

z. ^lerir. looo. il. Av.

bres DmiYesiix et nombreux qtiî compîêmient toute rim|K)N taocede rhorticulture.

J'allais oublier Versailles qui me donne asile en ce moment. Son esposition a été charmante ; mais la foule nombreuse qui se pressait sous la tente et la chaleur qu'on y rencontrait né m'ont permis que d'apercevoir le beau groupe de Rhododendron de MM. Bertin fils et Truffaut ; la riche collection déplantes de serre de M. Fournier, jardinier de Mme Furtado, et qui marche de pair avec les Rosdaud ; le reste a passé inaperçu. Franchement il faisait trop chaud.

On annonce pour cet automne^ les expositions suivantes : Moulins, du 1 3 au 1 5 août ; Fougères, du 3 au 6 septembre ; du 6 au 10 du même mois^ à Orléans ; puis Toulouse et Bordeaux. Enfin, c'est au commencement du mois de septembre qu'a lieu à Erf urt la célèbre foire des graines de fleurs, et particulière* ment des Giroflées.

Versailles, ce 24 jniilet 4865.

EuG. deMartragny.

Bans notre damier numéro, nous arons, pu eireur, oublié le nom de MM. Lévèque et fils qui ons obtenu une médaille d'or à Texposition de la Société d'Horticulture de Paris^ pour leur lot de Roses : nous nous empressons de réparer cet oubli.

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