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F. HsftBico.€hr#Bl«ae. 0. Lbsodteb, PaatfaMUi 9«r(«aiHui (PI. I). F. HstiNCûf JPIabCmi BMiTell^tf Introduite! par M. Lindige. Eo6. Dt Vaktra0nt» PlMiC6« pour TAses, penfions. Fuio. HupHiior, ReTae des 4««nui«z éCransers : Heùtltmit plMtentwbt ; Gmînfior$^ Etn. Bohaad, rfftOTeaa mode de bootorage des W^mwummïumm par H. Lierral. FUd. Huthann, rAM*le«iler d« SekirMi. F. Hf bikco, moyen d'employer U lum de CabAe en fiiinfgatioii& F. HiRUicOf les ▼•yaceur» «•ll«c4ear« de l'Hortieiltora : André Miehau, portrait de François André Mlehaax, Gatalogaes d'hortleoltare potr 1866. »- TraTau do moii de féTrier.
CHRONIQUE
Température anormale de rhiver ; causes du prix élevé des fleurs le jour de Tau; métamorphose du Navet et de la Betterave en fleurs de Camellia ; réorganisation de la Société d'horticulture de TAube; le but de cette nouvelle société ; élection des Membres du bureau de la Société d'horticulture de Pa* ris; Don de S. E. le maréchal Vaillant; inauguration des jardins d'Arboriculture du Havre et d'Harflenr ; envahissement de la salle de la Société d'horlicalture de Pontoise, et intervention de la police : Correspondance : ce que désirent nos abonnés ; lettres de M. Baltet, au sujet du transport des plantes par le chemin de fer ; notre programme pour 4866 ; lettre d'un mécontent ; partialité et impartialité, ele.
Il parait certain mainteûant que Tillastre Laplace et M. Delaunay, de l'Observatoire de Paris, ont raison. La terre, fatiguée '^^ ^aire ses 470 mètres par seconde autour du soleil, a ralenti sa marche ; il en résulte que le jour sidéral augmente progressivement^ et que le mouvement de notre planète est en retard sur le calendrier. Les almanachs indiquent tous, en effet, que Tannée 1866 est commencée; mais en réalité, — à en juger par le temps qui court — nous ne sommes guère qu^au mois de septembre 1865. Des gens — qui ne sont pas savants il est vrai — prétendent que ce ralentissement, dans le mouvement du globe terrestre, est causé par Textracûon et la consommation de la houille qui allègent ainsi notre planète et rendent ses mouvements plus lents. Mais M. Delaunay, qui s'y connaît JanaieT 4866» I
assurément, attribue ce retard à une réaction des phénomènes des marées, dont le déplacement agit continuellement dans un sens contraire au mouvement de rotation terrestre* Je n'ai pas à décider ici qui a tort, qui a raison. La question pour nous n'est pas dans la cause du ralentissement; elle est daDs les résultats que doivent amener ces perturbations atmosphériques qui nous font jouir en ce moment d'une température anormale, que nous subissons, avec assez de complaisance, et sans trop nous plaindre. Ne précipitons pas toutefois nos opérations de taille, et ne nous réjouissons pas trop de ce beau temps. En horticulture les effets ne se produisent pas toujours au moment de la manifestation des causes. Ainsi nous commençons seulement à constater les funestes effets de la chaleur et de la sécheresse de Tété dernier. Ordinairement les fleuristes sont amplement pourvus de roses, de lilas et de violettes à la fin de décembre. L'abondance de ces fleurs a même fait naître une mode charmante dans la bonne société, celle d'ofi&ir au jour de Tan un bouquet de fleurs, en guise d'un sac de pralines. Eh bien, cette année, ces précieuses fleurs ont manqué ; et cela par suite de la sécheresse de 1865. Les yeux des Rosiers et duUlas ayant été mal nourris, étaient mal constitués; ils n'ont produit, pai* le forçage, que des bourgeons grêles et chétifs sûr lesquels les fleurs ont avorté. De même pour là violette : la souche presque desséchée n'a fourni qu'une trèsmédiocre floraison. Aussi savez^vous ce qu'on vendait ces fleurs?...
La Rose du Roi et la Rose de la Reine ont été vendues, pour le jour de Tan, par les jardiniers productenrsy 20 fr. la botte de deux douzaines. La Violette bleue, 5 fr. la botte, et la Violette de Parme ^ iO fr., prise au jardin. Or comme ces fleurs passent parles mains des parasites horticoles — car l'horticulture a aussi les siens, bien que M. Sardou n'en dise rien— pour entrer dans les magasins des fleuristes, chez lesquels
rbomiae bien appris va faire emplette de ses^ étraanes« on voit à peu près oe qu'il a pu payer un humble bouquet de vio* leties, de roses ou de lilas. Aussi bîeu des gens ont préféré cette année les sucreries Siraudinquiont fait une sérieuse coa« currence aux fleurs.
L'année a mal commencé pour l'horticulture. Non-seutament les suci^eries lui ont fait concurrence, mais le Navets lui aussi, se met de la partie.
Dans les mains habiles d'im industriel de la halle^ le fade et facétieux Navet se transforme actuellement en fleurs charmantes et fraîches, puisqu'elles sont en tissus naturel. Ovide n'a pas prévu cette métamorphose, et le mélancoUque Alfred de )(usset ne pensait pas qu'un jour
De presser tendrement un oavet sur son cœur cesserait d'être une amère ironie»
C'est surtout te Gamellia qu'affectionne le cousin germain du radis» Je l'ai vu en Jubilé et en Itnbricata alba tellement nature^ que certains bacbeliers es sciences ponrraients'y laisser tromper. Mais le Navet n'est pas la seule racine légumière qui opère de la sorte sa métamorphose, La Betterave rougeaussi se transforme en Gamellia Donckelari et en Reticulata^ et la Betterave panachée devient de ravissantes fleurs de Gamellia pomponia varie gâta. Toutes ces fleurs navetiennes et bettera viennes sont fichées au sommet dés tiges de jeunes Lauriers amande et de Lauriers de Portugal, qui imitent assez bien, de loin, leCamellja. Jusqu'à présent; je n'ai aperçu ce nouvel arbuste que sur les comptoirs de marchands de vins et de charcutiers ; c'est une preuve évidente que cette classe intéressante de la société prend goût à l'horticulture; mais j'aime à croire que de tels Gamellia n'orneront jamais les salons de la société aristocratique. Espérons-le, ô mon Dieu ! On peut, sans manquer aux convenances, remplacer, au jour de Tan^ le bouquet de rose par un cornet d'amandes pralinées j maiss'entqurer de fleur» en navets, pour
recevoir ses amis, ce serait* ... ou plutôt ce ne serait pas une preuve que l'horticulture fait des progrès en France, et il est incontestable qu'elle en fait, grâce aux nombreuses sociétés horticoles qui s'organisent, se désorganisent et se réorganisent, et qui transforment; en un instant^ des gens sans la moindre notion des plaisirs du jardinage, en fervents disciples de Flore etdePomone.
Les sociétés d'horticulture ont grand tort d'admettre dans leur sein, — expression consacrée — des personnes aussi étrangères à la science; elles en éloignent les amateurs sérieux dont les lumières aideraient véritablement aux progrès de l'horticulture.
Et puisque la Société de TÂube se réorganise, nous l'engageons à donner l'exemple, à se montrer plus sévère sur Te choix de ses nouveaux membres; en toute [chose, la qualité vaut miçux que la quantité. Son nouveau titre est : Société régionale d'horticulture y de viticulture et de sylviculture^ et elle étend le cercle de son action sur les départements voisins.
D'après le projet de statuts élaborés en commission, et discutés en séance préparatoire à THÔtel-de- Ville, voici le but de cette nouvelle société :
Favoriser la culture des jardins, des bois, du vignoble ; développer les sciences, arts ou industries qui s'y rattachent ;
Convertir les friches en productions utiles ou d'ornement ;
Propager les bonnes méthodes de culture et d'exploitation ;
Répandre les meilleures espèces végétales ;
Développer l'instruction horticole ;
Encourager les personnes qui se livrent, par industrie ou par goût, à ces diverses branches de l'économie rurale.
Les moyens d'action consistent en :
Séances mensuelles, consacrées aux lectures^ aux discussions, à l'examen des produits ;
Conférences et démoDstrations théoriques ou pratiques dans toute la région ; *
Expositions publiques des produits de l'horticulture, de la viticulture, de la sylviculture et de leurs accessoires;
Visites dans les divers cantons de la région ;
Distributions de graines^ plants, boutures^ greffes ;
Publication d'annales périodiques (tous les deux mois) ;
Récompenses décernées aux personnes concourant au but de la Société;
Création d'une caisse de secours pour les travailleurs malheureux :
Célébration solennelle de la fête annuelle de la Société.
La Société de Paris est aussi en train de modifier ses sta« tuts. En attendant la révision de ses règlements^ elle a procédé le mois dernier à Télection des membres de son bureau. Cette année, elle avait à remplacer deux membres démissionnaires pour cause de santé: M. Lucy, un des vice-présidents, et IL Andry, son secrétaire général depuis un si grand nombre d'années, que sa première nomination se perd dans la nuit des temps • Il a reçu à cette dernière élection une nouvelle preuve de sympathie et de reconnaissance de ses collègues par sa nomination à la deuxième vice-présidence. Le bureau se trouve ainsi constitué :
Président f S, E. le maréchal Vaillant.
Vice-présidentSf MM. Ad. Brongniart, de l'Institut,
Andry,
Pépin,
boisduval, Secrétaire général, Bouchard-Huzard.
Les actes de dévouement et de générosité envers l'horticulture sont si rares que, ma foi, au risque d'encourir le blâme, et de me faire couper les deux oreilles, je tiens à divulguer ce
qne S. E. le maréchal veut tenir caché. M. le président Vaillant a remis à Tiin des vice-présidents la somme de l^OOO fr. à titre d'étrennes pourla Société, avec recommandation expresse .de les introduire furtivement dans la caisse. M. le viceprésident^ ne pouvant pas seul opérer l'encaissement, a dû mettre le conseil d'administration dans la confidence, et une [)orte entrebâillée m'a fait surprendre sa communication secrète que je m^empresse de porter à la connaissance de tous les présidents des sociétés d'horticulture de France ; car ce gain d'un genre nouveau mérite d'être propagé et vulgarisé : sa multiplication est très-facile. Je le recommande aux vrais amis de la science ; il produit des résultats très-heureux, quand il tombe dans un boù terrain.
La Normandie parait être un sol très-^favorable à aon dé* veloppement. Dernièrement nous mentionnions que la Société d'horticulture du Havre devait à la libéralité du conseil municipale de cette ville un vaste terrain pour établir une école d'arboriculture. Cette école est créée, et l'inauguration a eu lieu solennellement en présence du maire et du sous-préfet. M. Lefébure, président du cercle, dans quelques paroles bien senties, a fait ressortir l'avantage de cette création : « Toute modeste qu'elle est, a-t»il dit^ elle û'est pas dénuée de titres à votre attention, Messieurs ; école pratique d'arboriculture^ elle constitue une branche importante de l'enseignement professionnel si justement en honneur aujourd'hui; jardin, elle sera, à certains jours du moins^ une promenade pour les habitants ; spécialité de culture, elle offrira aux personnes qui sont douées d'une certaine curiosité de l'esprit, l'occasion d'étudier et d'admirer, dans une de ses œuvres de prédilection, la nature, ses lois, sa fécondité, son obéissance et sa beauté. »
La ville d'Harfleur a procédé aussi tout récemment à l'inauguration d'un jardin école d'arboriculture créé et placé sous le patronage du Cercle d'horticulture et de botanique de Tar-
rondissement du Havre^ par une délibération municipale proYoquée par le digne maire d'Harfleur, M. Lebaudy, qui^ dans son discours^ a exposé comment la culture maraîchère est devenue l'industrie d'Harfleur. Parlant ensuite de la création du jardin école d'arboriculture» il ajouta: t Ne pensez pas, Messieurs, que je croie avoir satisfait à toutes mes obligations; c'est leur nombre qui fait aujourd'hui le bonheur et la joie d'Harfleur, en lui montrant tant de sympathies, de bon vouloir, s'intéressanl à son sort, et ce nombre n'est pas épuisé» »
Nous soumettons ces nobles paroles à la méditation de MM. les maires de Tarrondissemeut de Pontoise, qui paraissent animés d'un ïèle tout particulier pour la prospérité de l'horticulture de leurlocalité. Â ladèrniëre séance delà Société d'horticulture de cette ville, présidée par l'honorable M. Lefèvre Pontalis, séance consacrée aux élections annuelles des membres du bureau^ il paraltque la salle a été envahie par plus de 80 personnes étran-* gères à la Société, la plus grande partie maires et adjoints des communes environnantes, réclamant leur admission d'of&ce comme membres, afin de prendre part au scrutin, pour rétablir le maire de la ville au fauteuil de la présidence» Le président, le règlement en main^ montra l'impossibilité d'obtempérer à cette demande, et engagea ceiâ trop dévoués disciples de Flore à se retirer, et à ne point, troubler plus longtemps une réunion paisible, qui ne s'occupe exclusivement que de questions de jardinage. Mais le bruit augmentant, le président invita le conseil d'administration à se retirer dans ses bureaux pour aviser sur Tincident sans exemple dans les fastes derhorticulture. Pendant cette délibération^ le tumulte gagna la cité. Alors apparut le commissaire de police qui somma, chose incroyable, M. le président et les membres de la Société à évacuer la salle des séances 1... Les mânes d'André Michaux, le président fondateur de cette Société, ont dû tressaillir d'indignation en voyant le sanctuaire de la science qu'il aimait tant^
violé ainsi pour satisfaire la vanité d'un mécontent. Et le prix Mchaux, que va-t-il devenir? — Décidément, depuis quelques annéefj, la Société d'horticulture de Pontoise reçoit de singaliers encouragements.
Je passe maintenant au dépouillement de ma correspondance. Chaque année, au moment des renouvellements d'abonnements, plusieurs de nos abonnés me font l'honneur de joindre à leur mandat une petite noie de réflexions et observations relatives à la rédaction de V Horticulteur français. Je les remercie de cette marque d'intérêt qu'ils portent à notre journal ; ils ont dû voir maintes fois que nous ne sommes pas sourds aux bons conseils. Mais il n'est pas facile ^de satisfaire tout le monde. Ainsi, voici M. À... qui se plaint que nous ne donnons pas assez d'articles et de figures de fruits. Il assure qu'on pourrait <k trouver très-facilement à figurer, par an, une vingtaine de fruits; qui ont bien plus d'intérêt que des fleurs, pour lesquelles il y a bien peu d'amateurs. » Je voudrais pouvoir satisfaire aux désirs de Al. A. .., mais l'aimable madame B..., après un préambule que ma modestie me fait supprimer (style connu !), me lance à br&le-point ce boulet rouge : « Quand j'ouvre votre estimable journal et que mes yeux aperçoivent la figure d'une poire, la mienne se contracte et je jette le numéro dans un coin, sans m'inquiéter davantage du contenu. Peut^on figurer des fruits ? Pourquoi ne pas illustrer également les légumes); vrai I un chou pommé ferait très-lnen aussi enluminé !... »
M. G... se plaint que nous ne parlons pas assez de légumes; mais il ne réclame pas la figure d'un chou. Nous ferons obse^ ver à M. G...* que le domaine des légumes est bien moins étendu que celui des fleurs ; par conséquent il s'y passe bien moins de faits intéressants. Jusqu'à ce jour nous avons enregis* tré tout ce qui, à nos yeux, pouvait avoir de l'intérêt ; et nous ne négligerons pas de .tenir les amateurs au courant des
nouveautés et .'des perfectioimements de la culture potagère.
M. D... lui, trouve que nous nous occupons trop de plantes de serre chaude. « Ce qu'il faut en France^ ce sont des plantes d'ornement de pleine terre et de serre froide, ou d'appartement ; vous satisferez un bien plus grand nombre d'amateurs en publiant de ces plantes, qu'en figurant des espèces de serre chaude. •
Telle n'est pas l'opinion de M. E... « Vous êtes daos une profonde erreur, quand vous me dites qu'il y a peu d'amateurs, en France, de plantes de serre chaude, et que vous devez vous attacher plus spécialement aux espèces de serre froide, ùfoyezmoiy donnez-nous de belles Broméliacées, de belles Orchidées, de ces splendides plantes des régions tropicales, et vous vous en trouverez bieù. »
Toutes les autres lettres sont écrites sur ces quatre thèmes.
Que faire en cette occurrence î C'est à quoi je vais songer pendant qu'on va lire la communication suivante de MM. Baltet frères de Troyes, qui poursuivent avec une persévérance digne d'éloges la grave et importante question du transport des végétaux par les chemins de îec.
Troyes, 7 dé<îembre 4865.
Monsieur le Directeur^
Nous pensons avoir trouvé le moyen de hâter la solution de cette question si importante : la réduction du prix et de la durée du transport des végétaux par les voies ferrées.
Sur notre proposition^ le comité de TAube pour l'exposition universelle de 4867; a demandé à la tommission supérieure de Paris que « les produits vivants de l'agriculture et de l'horticttlture admis à FExposilion universelle, soient autori^s à voyager en grande vitesse, tout en restant soumis au tarif de la petite vitesse^ avec les réductions qui seront probablement accordées par les compagnies. »
Si par l'annonce que vous voudrez bien en faire, les 89 comités départementaux émettent un vœu semblable» il est à supposer que la France ne tardera pas à jouir des avantages que la Belgique possède depuis plusieurs années pour ses expositions horlicoles.
tl y atout lieu de croire que le cooimerce des végétaux obtiendrait facileuient ensuite^ les coaditioas plus favorables de tarif et de délai qu'il réclame eu vain auprès des compagnies de chemins de fer. Nous avons bien l'honneur de vous saluer.
BàLTET FRÈRES,
horUcultear ë Troyes.
Eurêka! s'est écrié Archimède, je crois^ en trouvant sa fameuse vis. -^ Moi aussi j'ai trouvé I Pour satisfodre au goût et aux désirs de nos abonnés, voici ce que nous avons arrêté et arrêtons : Nous nous occuperons de tout un peu, en faisant toutefois meilleure part aux plantes de serres froide et tempérée, qui peuvent concourir pendant Tété à l'ornement des jardins et des appartements ; les honneurs de la peinture seront réservés aux plantes les plus remarquables et aux variétés nouvelles oi&ant un intérêt réel et des différences notables avec les anciennes, comme il a été fait, du reste, jusqu'à ce jour, au grand déplaisir de M* X***, qui vient d'adresser à notre éditeur la lettre suivante à laquelle nous accordons les bon» neurs de la publicité, comme mot de la fin ; car elle est vraiment magnifique.
« Monsieur l'éditeur,
« Il y a du vrai dans la chronique du rédacteur, en disant qu'il est accusé de ne parler que des mômes horticulteurs ; cela dure depuis la création du journal.
<x l'ai eu rhonneur d'écrire cet automne à M. Herincq, pour
demander à faire figurer un nouveau , pensant lui être
agréable^ car cette plante est digne à tous égards de figurer sur un journal, de préférence à bien des figures qui y sont, et que je trouve d'un bien petit intérêt. Ma lettre n'a pas été honorée d'une réponse. Il m'est donc inutile de rester abonné à un journal qui n'a aucun égard pour ses abonnés* ' « Agréez, Monsieur^ etc. X***. »
Quelques mots de répondes. Si nous voulions résumer tous les articles et toutes les plantes de M. X*'* que nous avons publiés defHiis la création du journal^ uniquement pour nous iytt agréable^ on verrait que nous avons eu souvent Y agrément déparier de ses produits. Mais, Tannée dernière, nous ayant écrit qu'il avait une nouvelle variété digne à tous égards de fgnrer sur notre journal, nous all&mes voir cette nouveauté qui ne nous parut cependant pas si digne. Elle avait une telle ressemblance avec une de ses aînées^ qu'il était impossible d'établir une différence. Abusant de l'indulgence qu'on accorde, en horticulture, à l'aveuglement paternel^ l'aimable M. X*** prit une fleur fraîchement éclose de son nouveau-né, et une fleur sur le retour, de son aînée ; il nous fit voir alors, que le coloris du dernier venu était plus frais, plus vif, que celui de Tannée précédente. Néanmoins, nous ne fûmes pas convaincu. Trouvant que nous ne serions pas agréable du tout à DOS abonnés en leur servant deu^ fois la même plante sous deux noms, le nouveau-né ne fut pas publié. Cette année, nous étions ùm le feu des corrections du Nouveau Jardinier ( 1 ) quand nous parvint cette fameuse lettre annonçant, pour nous être agréable —un nouveau gain, comme toujours, digne à tous égards, etc. •—Cette lettre, je Tavoue, a eu le sort de quelques autres ; je remis au lendemain pour y répondre ; elle fut oubliée, et rflor<iw/tewr/ran{?ats publiait peu de temps après, un nouveau gain du genre qu'affectionne M. X***, maïs qui provenait des semis d*un de ses compétiteurs dont il était parlé pour la première fois dans le journal.
(4) Daos notre dernière chronique^ en parlant du remaniement général çiu Nouveau Jardinier^ il est dit: Nos collaborateurs Verlot et Louis Nenmann, ont refondu, sous leur responsabilité personnelle, las familles des Palmiers aroldés; fougères, etc.; la copie portait encore cette phrase : « Chacun en ce qui le concerne, » que le compositeur a oublié, M. Verlot ne s'est occupé, en effet, que des fougères de plein air.
F. Ut
En fallait-il davantage pour établir révidence de notre partialité aux yeux de M. X**^ qui confond très-probablement partialité avec impartialité* Comment! nous figurons d'autres plantes que les siennes, lui qui nous les o&e pour nous être agréable ! Mais il a cent fois raison ; c'est n'avoir aucun égard pour ses abonnés ; c^est, de la partialité auderchef !*.. L'impartialité; comme l'entend M. X'^^ c'est de parler toujours et exclusivement de ses plantes et de lui. Malheureusement nous ne l'entendons pas de même ;.nous la pratiquons dans la vraie acception du mot.
F. roawNCQ.
PANDANUS PORTEANUS (PL I).
Le Paîdantis Porteanus, que nous figurons dans ce numéro, est originaire des Iles PhiKppines, et a été introduit vivant en France, par M. Porte, qui en a cédé la propriété à M. Lierval, horticulteur, rue de Villers, n^ 42, ancien quartier des Ternes, à Paris. C'est certainement une des plus belles espèces connues. Elle est naine; ses feuilles longues et étroites, formant un peu gouttière sur le miUeu, n'ont pas la rigidité des autres espèces; elles sont molles, souples comme celles des Carludovica, qui servent à faire les chapeaux de Panama, longues de 80 centim. à 1 mètre, sur 2 centim. de largeur, gracieusemeni recourbées, d'un beau vert glauque en dessous, avec des tiges longitudinales d'un vert foncé, qui produisent un reflet violacé. Elles sont garnies, sur les bords et sur la nervure médiane de la face inférieure, de fines épines ou dents épineuses crochues, d'un beau blanc d'ivoire.
Cette nouvelle espèce, qui est plus rustique que ses congénères, est une plante très-élégante par son port et la teinte particulière de son gracieux feuillage ; elle a sa place marquée
à Tavance dans les serres et les appartements d'amateurs de plantes à feuillage. Ce n'est pas le prix qui sera un obstacle, car M. Lierval ne yend que 15 francs cette nouveauté, et en beaux exemplaires •