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au sommet des tiges ; le tube calicinal égale la longueur de Tovaire ; les quatre pétales sont spatdés, et les huit étamines un peu plus courtes que le style.
Le Gaura lindheimeri est une admirable coquette du règne végétal ; ses panici]^s de fleurs sont d'une élégance et d'une légèreté €Sbiirablesi. C'est une plante qui demande à être détachée des masses ; quelques belles touffes sur le devant de groupes d'arbustes est d'un très-joli effet^ La floraison a lieu de juin à octobre.
Culture. La culture du Gaura Lindheimeri est très-simple. Il se convient très-bien en pleine terre ordinaire et à toutes expositions ; cependant il fond quelquefois dans les endroits trop abrités et un peu humides. On le multiplie par la séparation des touffes de boutures; mais mieux par graines semées en septembre ou octobre, en terrines tenues sous châssii ' ' "* pendant l'hiver. En mars on repique le plant en godet et en mai il est livré à la pleine terre. Les semis de printemps ont l'inconvénient de pousser de suite une longue tige qui se ramifie peu et n'est garnie seulement que de quelques fleurs. On peut néanmoins les pratiquer pour obtenir de belles touffes le printemps suivant ; dans ce cas on relève les jeunes pieds à l'automne pour les mettre en pots, et lem' faire passer l'hiver sous châssis froids.
F. Heringq.
JATROPHA PODAGRICA. Hooker- (PL xm.)
Ë^TTtfOLOGiE^ du grec : Jatros, qui guérit> et traphe^ nourriture : des qualités des Jatropha curcas et numihoc.
Famille : Euphorbiacées de Jussieu.
Caragtèees génériques : Les Jatropha sont des plantes hgneuses^ à feuilles alternes munies de deux stipules. Les fleurs sont unisexuées monoïques disposées en cymes : les fleurs femelles occupent le centre des bifurcations de Tinflorescence^ les mâles la périphérie.— La fleur femelle présente un calice à cinq lobes ; cinq pétales caducs ; nn
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disque glanduleux ; dix étamines stériles, et au centre l'ovaire à trois loges unioYulées et surmonté de trois styles. La fleiur mâle a un calice à cinq sépales ; cinq pétales ; six à dix étamines réunies en un faisceau central et entourées d'un disque de cinq glandes.
Description spécifique. Le JcUropha Podagrica est un arbuste à tige simple dans le jeune âge, très-cenflée au milieu, s'amindssant inférieurement et supérieurement, présentant à peu près Taspect de deux cônes superposés, unis par leur base, dont Tun, rinférieur serait renversé etFautre^^ supérieur,dressé; plus tard la tige se ramifietetles rameaux sontrenflés àleurbase.Les feuilles sont disposées altemativementau sommet à la manière des feuilles de palmier; eUes sont longuement et fortement pétiolées, mu* nies de deux stipules glanduleuses qui persistent après la défeuiU laisoriy grandes, peltées, à trois ou cinq lobes larges onduleuxsiuuésy presque obtus. Au sommet de la tige ou des rameaux se développent les inflorescences portées par un pédoncule long de 25 à 30 centimètres^ assez gros, vert pâle, terminé pat une élégante cyme aux ramifications d'un très-joli rouge corail, et comme articulées aux points d'où naît la fleur femelle.Cette fleur se compose d'un très-petit calice rouge, de cinq pétale^ trèscaducs, et d'un ovaire de couleur verte, surmonté par les styles rouge orange. Les fleurs mâles> qui occupent les extrémités des ramifications, ont un calice et une corolle rouges avec huit étamines à anthères jaunes.
Ce Jatrapha^ qui est cultivé aussi sous le nom de Podagrariay est plutôt une curiosité, qu'une belle plante ornementale. La forme de satîge est bizarre, et Tinflorescenûe curieuse par la belle coulemr de ses ramifications articulées qu'on pourrait prendre pour des branches de corail.
Culture. Cette espèce est originaire de Ste-Marthe à la Nouvelle-Grenade ; on doit la cultiver en serre chaude humide. Sa multiplication est facile par graines dont la maturité est certaine dans nos cultures. F. Hbiuncq.