ÉPOQUE DU SOUFRAGE DES VIGNES
De tous les moyens indiqués pour combattre la maladie de la Vigne, le sourrage , appliqué dès Tapparition de Yoïdium , est reconnu aujourd'hui comme le plus efficace ; Tinsuccès signalé par quelques cultivateurs, n'a pour cause qu'une mauvaise application du soufre, c'est àdire une opération mal faite, ou incomplète, ou pratiquée tardivement à de mauvais moments. C'est ce que démontre très-clairement M. Varès, — secrétaire de la société d'Agriculture de Montpellier, et dont nous avous fait connaître plus hmi le résumé des expériences sur Taction da soufre — , d ms le mémoire qu'il a adressé à la Société impériale d'agriculture de Paris.
M. Mares a expérimenté comparativement vingt-trois moyens diffé-
(4) Boréaux nie Coq-Héron n* 5. •— Edition quotidienne : Paris t5 fr. ;dé« partemeaU 32. •— Edition lemi-quotidienne : Paris 45 fr. ; départemenU 2S francs.
realSy sur nu domaiae envabi par la maladie pendant les années 1854 i4854, et qoi, aux environs de Montpellier, occupe une étendue de 7S bectares. Ces moyens sont : l® le sulfatage ou vitriolage au pinceau soit des ceps, soit des coursons ; S^ lavage avec un liquide alcalin ou savonneox ; 3o le goudron de gaz sur le cep dépouillé des vieilles écorces ; i« le lait de cbaux; 5<> los fumigations d'acide sulfureux ; 6^ le soufre en pondre ; ?<> les mélanges et compositions dans lesquelles entre la fleur de soufre (sulfure de calcium, eau grisou, etc.); 8* poudre de cbaui me, poussières, cendres, etc. ; 9o le flambage des soucbes ; 4 0^ l'eau bouillante; 44o le brossage des grappes; ISoTenterrage de la soucbe entière; 43<» le buttage plus ou moins complet à diverses époques; U<^ les tailles bfttives, tardives, répétées plusieurs fois, avec ou sans Incisions du tronc ; ^b* le pincement des bourgeons; 46* le provignage; no le couchage ; 48» le greffage ; 49* fumures de divers genres ; 20" Tenterrage de la souche avec vitriolage des coursons; 24 <> encollage de IKHome de terre et fleur de soufre, sur les coursons en biver, et grappes Gà été, etc.
Plusieurs de ces procédés ont été essayés sur une étendue assez considérable : 8 hectares ont été consacrés à Tenterrage plus ou moins complet; 40 hectares au vitriolage des coursons; SO hectares au soufrage, etc., mais partout où le soufre n'a pas été employé, la récolte a été perdue ; dans les endroits où le soufrage a été pratiqué 2 et 3 fois, tous les Raisins ont été conservés,Ies sarments ont été longs, vigoureux, d une belle couleur blonde ; les sarments des Vignes non soufrées étaient, au contraire, noirs et étiolés-
En 4855, M. Mares appliqua le soufre à toutes ses Vignes (72 hectar res), qui lui ont donné une récolte abondante, quand celles des propriétés voisines ont été complètement dévastées par Toidium. Pour arriver à ce résultat^ M. Harës a été souvent obligé de soufrer 2 et 3 fois quelques cépages ; ceux à bois durs (piquepouU) ont ni^cessité trois soutrages; le carignariy deux; Varançon, un seul.
Pour obtenir un bon résultat du soufre, M. Mares conseille le premier soufrage au moment de la floraison. « Les soufrages pratiqués au mmmt de la floraison, dit-il, sont les plus efficaces ; ils paraissent en outre exercer une action salutaire sur cette phase de la végétation. J'ai cru observer, en 4854 et 4855^ que les Vignes, sur lesquelles ils ont été
appliqués à cette époque, ont mieux noué leurs Raisins que les autres.
Comme ils détruisent roldfumau moment où il exerce sur les Raisins les
plus grands ravages, leur effet est d'autant plus puissant. Il n*est pas de
vigneron qui n'nit m les grappes de TerreU disparaître en quelques jours lorsqu'elles sont prises i*otdium à la floraison. La présence do soufre prévient ce désastre. »
D*un autre cAté, M. CazaltsAlIut s'exprime ainsi (4) :
« Lorsque le premier soufrage n*a été pratiqué qu'après la floraison, je n^ai jamais obtenu une floraison aussi complète. Ce résultat me fait juger convenable de soufrer tontes mes Vignes, Tannée prochaine, en pleine flornisonj pour la première fois, et d'attendre, pour donner le second soufmge, que ta maladie ait fait son apparition. J'espère que deux soufrages ainsi pratiqués suffiront pour les Vignes dont les sarments bien aoutés ont repris leur couleur naturelle; mais si, après ces deux soufrages, la maladie reparaît, je continuerai à soufrer, comme cette année, à chaque nouvelle apparition. Quelquefois la maladie se montre sur les grappes avant la floraison ; alors, mais alors seulement, il faut donner le premier soufrage quelques jours avant cette époque, le second pendant la floraison, et les autres chaque fois que la maladie reparaît. Hors ee cas exceptionnel, tout soufrage avant la floraison devient inutile. De nombreuses expériences me l'ont démontré, d
Ainsi, d*après le témoignage de deux des plus habiles viticulteurs do Midi, la condition essentielle pour réussir dans l'opération du soufrage, c*est de soufrer au moment de la floraison.
Reste à indiquer le procédé de manipulation le plus conveiable. Noos croyons, d'après nos pr(»pres expériences, que le soufllet est le meilleur instrument pour projeter le soufre sur les vignes en espalier, et que la botte à houppe convient particulièrement pour la grande culture en cépages. F. Uéringo-
CHRONIQUE HORTICOLE
Erection d*un monnmeot & la mémoire de Bella, premier direeteur de l'école d'agncultare de Grignon. — L'igname de la Chine et la viande de cbeva), jugées en dernier ressort par le congrès Ghe?et. — Le palais des fleurs de IIM. Lemichei. — Exposition d'horticulture à Paris. — Influenoe des Iudm en général et de la rousse en pariiculier. — Mlle Marcelline asphyxiée pat les fleurs.
Un décret impérial vient d'autoriser les cultivateurs de Seine-et-Oise
(I) Eipériences comparatives sur le soufrage des vignes, faites en 4856 iv le 4o«iaine d'Âreequiès. Péceoàbre 4156.
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i oiiTrir une soa^criptiofi poar élever un monument h la mémoire de Bella, premier diredeur de rélablissemenl agricole deGrignon.^ Une commission spéciale est constituée ; elle s*est déjà rénnie trois fois k Paris, et, très incessamment, eile doit faire appel aux amis de Tagriciilture et de !*borticulture. — Celte œuvre nationale rencontrera très certaine» ment de nombreuses sympathies parmi nos lecteurs.
Il n*est bruit, dans le n^onde parisien, que du congrès gastronomique, qai a tenu sa séance chez Chevet, pour juger en dernif*r i-essort et sans appel, Iguame de Chine et viande de ChevaL Ce congri^s, institué par nilusire Chevet, était composé de: HH. Isidore Geoffroy de Saint-liilaire, professeur de zoologie au Jardin des Plantes de Paris; Moquio-Tandon, professeur de botanique à la Faculté de médecine; Chaiin, id. à TÉcole de pharmacie ; Payen, professeur de chimie et seciétaire perpétuel de la Société centrale d'agriculture ; Rémond, horticulteur à Versailles, un des propagateurs de Hgname ; J. Valserres, l'homme aux Truffes rani* Uemes, et plusieurs autres, membres de la Société d'acclimatation.
D'après le docteur Ivan, historiographe du congrès, la viande de che* ni est quelque chose de si délicieux qu'on pourrait la servir sur la table d*une reine quelconque, qui s'en lécherait les quatre doigte et même le pouce, comme dit le vulgaire. — J'adopte d'autant mieux la conclusion du congrès^ qu'au temps où j*avais un mien^ouiin à l'école d'Alfort, f ai mangé d'excellents biftecks de cheval. — Donc, adopté.
Après la viande de cheval vint Vlgname de Chine ^ 4^ cuite à Feaa de sel (douze minutes de cuisson), accompagnant Barbue, à la sauce hollandaise ; 99 sautée au beurre ; !<> eu purée, avec côtelettes * d'agneau.
L'Igname cuite à l'eau légèrement salée, avait la pulpe très blanche, et s'était fendue sous l'influence de la cuisson. Son goût était celui de la Pomme de terre hâtive, c'est-à-dire d'uue Pomme de terre peu farineuse. Mais le docteur Ivan, quia mangé de l'Igname dans son pays d'origine, affirme que la privation de fécule tient uniquement au mode de culture adopté en France ; car à Macao et Shang-hai, deux points de l'empire céleste, très éloignés l'un de l'autre, elle est au contraire très fécu* lente. — MM. Moquin-Tandon etChatin ont déclaré que l'Igname était le seul compétiteur de la Pomme de terre. — H, Rémond, qui s'occupe beaucoup de la culture de cette plante, a dit « qu'entre autres avantages, die possédait celui de pouvoir passer plusieurs années en terre en ga* gnant constamment sous le rapport de la saveur et de la grosseur ; qu'elle
pourrait, en outre, former un fond de réserve en prévision des mauvaises récoltes, en la laissant dans la terre pendant les années d'abondance ; que l'occupation du sol serait amplement payée par la qualité et la quantité du produit qu'on obtiendrait plus tard. »
En résumé, la commission reconnut que l'Igname de la Chine, cuite simplement à l'eau, a la chaire plus fine, plus veloutée que celle de la Pomme de terre quoique moins Téculen te; que sautée au beurre elle est incomparablement supérieure à la Parmentiëre. — Réduite à l'état de purée, elle provoqua, dit H. Ivan, « les témoignages bruyants de notre admiration.
Devant le témoignage des hommes honorables qui assistaient an dtner expérimental de M. Chevet^ nous retirons le premier jugement que nous avons porté sur l'Igname, quant à sa qualité culinaire; car pour sa culture en grand, nous ne sommes pas encore bien persuadé de sa réussite, à cause des difficultés d'arrachage. Mais dès que des expériences concluantes auront démontré que notre réserve n'est pas fondée, — comme nous n'appartenons ni à la catégorie des entêtés, ni à celle des caractères quinteux dont parie, avec quelque raison, le docteur Ivan, — nous serons des premiers à déclarer que la cause de l'Igname est définitivement gagnée.
Nous n'avons rien à dire de la dinde truffée qui a figuré sur la table du congrès, si ce n'est qu'elle a été, nous a^-on dit,— mais nous ne garantissons pas la véracité du fait,— • l'occasion d'une longue dissertation surU structure et le mode de reproduction de la Truffe, de la part d'un illustre auteur de nombreux articles d'agriculture. Il paraîtrait,— toujours d*aprës le « nous a-t-on dit, » que les deux savants botanistes du congrès, n'osant rire au nez du dissertateur, se donnaient mutuellement de tels coups de pieds sous la table, que l'un est sorti avec les deux jambes de son pantalon déchirées, et l'autre avec la semelle de ses bottes complètement usée.— Mais^ nous le répétons, le fait demande confirmation .
Si les semelles de bottes n'ont pas été usées au dtner de M. Chevet, il? en a beaucoup qui ont éprouvé plus ou moins d'avarie, au contact des pavés de la route qui conduit à Villers-sous-Neuilly, où les frères Lemichez ont établi leur riche et majestueux jardin d'hiver. Cette année, comme l'an née dernière, le freati monde et le monde horticole se donnaient rendez-vous, sous les voûtes embaumées de ce délicieux jardin. L'empereur et rimpératrice, les princes et princesses de la maison impériale, la grande-duchesse de Bade, etc., ont visité plusieurs fois cet établissement
qui D'à point de rival en Europe, et ont laissé aux frères Lemichex diilérents témoignages de leur admiration.
Ce bel établissement a été baptisé Palais des /leurs, et certes, cette qualification est bien appliquée, elle n*a rien d'exagérée. Si nous en jugeons par ce qui se passe en ce moment, rétablissement horticole de Yillers deviendrait une exposition permanente d'horticulture, où les horticulteurs de Paris apporteraient, au moment delà floraison, les produits de leur culture. Déjà M. Fontaine, de Châtillon, y fait Texhibition de ses roses. D'autres, après lui, viendront sans doute??
En attendant, nous allons avoir Texposition de la Société impériale et centrale de Paris, qui est enfin sortie de sa léthargie : elle a publié le programme de son exposition . C'est le 20 mai que le Palais de Tlnduslrie ouvrira ses portes aux produits de l'horticulture, pour ne les fermer que le 5 juin. — Il y aura un rocher I — La commission est allée à Bourey récoller des Fougères pour Torner. Elle a profité de Toccasion pour savourer un délicieux plat de morilles, préparé par une main habile, qui manierait aussi bien la queue de la casserole que le bistouri : dans ce cas les morilles ont dû être excellentes.
Uexposition devant durer quinze jours, les exposants pourront prendre part aux concours durant toute la quinzaine , soit en laissant leurs produits, soit en les renouvelant, soit enfin en en présentant de nouveaux; ils seront tenus , dans ce dernier cas, d'en donner avis à la Commision d'exposition, au moins trois jours avant l'envoi des objets.
De plus , M. le ministre d'État et de la maison de l'empereur, ayant chargé la Société de l'entretien du jardin créé dans la vaste nef du Palais de l'Industrie pendant l'exposition des beaux-arts , qui aura lieu du 45 juin au 45 août, les horticulteurs et les amateurs pourront y apporter les plantes d'ornement et les plantes fleuries qu'ils désireront exposer. Un jury permanent les examinera, et fera un rapport au conseil d'administration de la Société qui statuera sur les récompenses.
Passons à la lune rousse.
Elle s'est levée» la maudite, le Si avril, à sept heures vingt-trois minutes du matin, au milieu de giboulées, et par un air assez froid. À Bourg, le thermomètre est descendu, dans la nuit du jeudi au vendredi, à deux degrés au dessous de zéro,et sur plusieurs points de la France^ la température s'était déjà refroidie quelques jours avant son arrivée. Mais empres-
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quand elles sont enfermées avec nous dans un étroit appartement. Si le grand chantre de la nature rignoraii , W^^ Marcelline , joyeuse enlumineuse qui aime passionnément les fleurs , en sait quelque chose. Seul être féminin qui habite sur son carré, dont les autres chambres sont occupés par de joyeux jeunes gens, M^^^ Marcelline est Tobjet d*une foule d'attentions et de prévenances de la part de ses voisins , auxquels elle rend, en échange , une multitude de services. Le 4 3 de ce mois était sa fête, et tous ses voisins de lui apporter, le soir, force bouquets,'force pots de jacinthes de Hollande et de Paris; la chambrette de la coloriste ressemblait assez à une exposition d'horticulture. Le lendemain matin, un locataire qui a l'habitude d'éveiller sa voisine en frappant à la cloisoni ne recevant pas le : Merci voisin, — qui était la réponse de la belle éveillée, — eut des craintes et descendit aussitôt pour en faire part aa concierge , qui , en gardien vigilant , s'empressa de monter sur le toit pour regarder par la fenêtre. — Il aperçut alors la jeune fille étendue, sans mouvement, à terre, près de son lit. Le brave Cerbère décide aussitôt, dans sa sagesse, que, vu les circonstances graves et pressantes, et attendu que la jeune fille pouvait encore donner quelques signes de vie, il fallait au plus vite... aller chercher le commissaire de police, qoi reste à un quart d'heure de là, pour faire ouvrir la porte par un serrurier. — 01 prudent Pipelet, je te garantis bien que tu ne m'auras jamais pour locataire, oh ! non ! — Fort heureusement que le jeune voisin réveilleur, moins scrupuleux à l'endroit des prérogatives de l'autorité , et pensant qu'un seul instant de relard pouvait être funeste à sa jeune voisine, monte vite sur le toit, casse un carreau, ouvre la fenêtre et saute dans la chambre où il manque d'être renversé par une Insupportable odeur de Jacinthes.
On court chercher un médecin , mais quand il arriva la malade avait repris ses sens au contact de l'air extérieur. If éanmoins elle fut obligée de se mettre au lit, en proie qu'elle était à des douleurs céphalalgiques affreuses, qui auraient pu amener une congestion cérébrale.
Avis à nos lectrices.
F. HtoiNGQ.
t^ffls.— Imp. hortIooU de J.-0. Gmos et DoravAun, ra« Gasiette, 9.
Par suite des déménagements forcés de nos imprimeurs typographe et en taille douce» expropriés pour cause d'utilité publique^ un retard eoDsidérable a eu lieu dans la publication du numéro de juin, qui paraît seulement aujourd'hui • La livraison de juillet paraîtra prochainement, et noos rapprocherons le plus possible la publication des mois d'août, et septembre, afin que le numéro d'octobre paraisse dans les premiers jours du mois. F. Héiuncq.
PÊCHER DE Lk CHINE a FLEURS DOUBLES
(Pl. X.)
On possède depuis longtemps trois variétés de Pécher à fleurs doubles: Tane» sortant du type ordinaire^ formant buisson, à fleurs roses semi* doubles ; Fautre, moins vigoureuse, à fleurs p&Ies, et dite Pécher d'Ispahan à fleurs doubles; et enfin la troisième, variété naine, formant un baissoQ de la taille d'une grosse Giroflée. Deux nouvelles ont fait leur apparition dans les cultures, depuis quelques annèes,et laissent bien loin derrière elles les variétés que nous venons de citer : ce sont les Pêchers de la Chine à fleure doubles^ Tune à fleurs blanches et l'autre à fleurs roses.
Ces deux variétés, introduites de la Cbine/en Angleterre, dans ces dernières années, formeront, si nous en jugeons par le port des jeunes sujets que nous possédons, de beaux buissons à la manière du Pécher d'Ispahan. La variété blanche est très floriflère, rustique, et le blanc de ses fleurs est du plus pur; La variété rose, qui est représentée pl. X, paraît moins rustique ; ses fleurs, semi-doubles, sont nombreuses,d'un très beau rose vif ou mieux cramoisi, bien supérieures, pour la grandeur et pour réclat du coloris, à celles du Pécher éPIspahan. Le mérite de ces deux variétés est incontestablement supérieur à celui des anciennes variétés cultivées ; elles produisent en mars et avril une abondance de fleurs riches de couleurs et du plus charmant effet.On les trouve en multiplication chez la plupart des horticulteurs qui tiennent la nouveauté. Si nous nous en rappelons bien, c'est à l'établissement Thibaut-Kételeér qu'on en doit l'introduction en France.
Dupuy-Jamain.
Hortieultear, terrine Fontaioebleaa iêMlrà^murosh Tin. 8*lif.^lain 1857.
BERBERIS DULCIS (Pl. xi).