‹ L'horticulteur français de (volume 4)Chapitre 94 sur 160 · Lesguyer · texte numérisé non relu

Lesguyer

PETROEA VOLUBIUS (unné). (Pl. VI).

Ëtymologie : Ce genre a été consacré à la mémoire de Robert lames Pétrée, botaniste anglais, mort en 1 742, de la variole, à Tâge de 32 ans, au moment où il préparait une flore des Indes.

Famille des Verbénacées de Jussieu ; — et Didynamie angios-

permie de Linné.

Gabactèreb.oénêriques. Ce genre comprend des arbustes de TAmérique méridionale, à ligeâ volubiles, garnies de feuilles

vil. it lit^ Mafi 48M< a

— oO — opposées, et de jolies ileurs disposées ea grappe, composées d'un calice monosépale, coloré, très grand, à S lobes linéaires, garni de cinq écaflles à son orifice, d'one coroUe en roue, à cinq lobes courts dont un plus large ; de 4 étamines renfermées dans le tube de la corolle, dont deux longues et deux courtes; d'un ovaire ovale, surmonté d'tm style simple terminé par un stigmate obtus.— Le fruit est une capsule presque ovale renfermée dans le calice et divisée efl deui loges contenant deux graines. CAfeACTÈliËS gpÊCTTOtJES. Le Petrœa volubilis e^ un charmant atbrisseau à tiges atrôadies mi peu rudes au toucher , rameuses et sarmentenses dès la base, potttant s'élerer àplns de 6 mètres dehauleut.Lesfeuffles sont ovaléS ôulaûcéôlées, pétiolées,pointues, très entières, un peu rudes au toucher sur les deux faces, longues de 10 à 1 5 centimètres.

Les fleurs longuement pédicellées, sont disposées, par 30 à 40, en belles grappes simples, pendantes, lâches, longues de 60 à 65 centimètres, et d'un aspect admirable. Leur calice est d'une belle couleur purpurine ou bleuâtre, surtout à l'intérieur, et découpé en cinq grandes divisions Unéaires, obtuses, très ouvertes. Sa cotoUe est très caduque, d'un beau violet foncé, à tube court, et à cinq lobes inégaux formant presque deux

HisTOWQDE ET CULTURE. L' introduction de cette joUe plante grimpante originaire de la Martinique se perd presque dans U nuit des temps ; on la fait remonter à l'année de la pnse de Milan, par lemméesdfiLouia XV, en 1733. C'est donc une très vieiUe plante, et, comme en ce mond« rien n'est beau que le nouveau, sa culture eiït un peu abandonnée. Cependant, et malgré ces tristes idées du jour, le Petœra volubUû doit toujou» occuper la première place dans nos «erres parmi les plantes grimpantes d'ornement.

Sa culture n'offre pas de grandes difficultés. Placé en pleine terre de bruyère, dans une serre chaude, U développera rapi-

dément ses nombreux rameaux, qui tapisseront les murs de fond, et les montants d'où ils s'échapperont »pour fonner d^élégantes guirlandes. Le meilleur mode de multiplication est le bouturage.

F. Heeingq.

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