‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 134 sur 152 · LE NOUVEAU JARDINIER ILLUSTRÉ · texte numérisé non relu

LE NOUVEAU JARDINIER ILLUSTRÉ

« Pourquoi^ m'écrit-on de toute part, n*avez-vous pas encore parlé de l'ouvrage que va pubKer votre éditeur, et dont on parle tant dans les cercles horticoles qui se disent bien informés? Ne serait-ce qu'un faux bruit? Il serait important de dire ce qui en est afin de fixer les personnes que cette publication peut intéresser. » -—Oui, c'est vrai, pourquoi n'en ai-je pas encore parlé ! ce n est pas un secret ; parlons-en donc, et d'autant mieux qu'en ce moment je suis très-occupé par lui^ et que mon bagage de chroniqueur est très-^léger.

Non, ce n'est pas un faux bruit, le livre est fait ; il est sous presse, et très-prochainement —-le mois prochain — il paraîtra.

Depuis bien longtemps le public demande un bon livre de jardinage ; on lui en a fait beaucoup, beaucoup trop peut-être, mais aucun ne répond à ses besoins. Les uns, moniunents scientifiques, ne sont pas à là portée de tous, ou sont consacrés à des spécialités ; d'autres sont des comfâlatious inexactes ou des abrégés très-imparfaits d'un livre qui a eu jadis une grande

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renommée^ mais qui est resté en arrière ; ses pratiques sont devenues par ce fait tout à fait surannées. C'est du moins ce que répèlent à Tenvi toutes les personnes qui s'occupent de la culture des jardins et qui les consultât, car pour moi je ne suis pas placé dans les conditions d'une parfaite impartialité pour faire connaître mon opinion à cet égard. Je êiuis, en effet, un àes membres de la petite phalange d'horticulteurs praticiens ^ui â osé entreprendre et îHener à bontie fin, ce travail d^Hercule^ que notre édite ur-directeur, M. Donnaud, n*a pas craint, de son côté, de faire exécuter : pour cette même raison, je ne puis donc pas davantage vanter sa perfection , ni prôner son mérite ou son incontestable supériorité. Nos lecteurs lious connaissent, ils nous ont vus presque tous à Tœuvre. Du reste, en donnant ici, simplement, le programme de notre livre, ils pourront préjugef de SOil importafacîe et de ce qu'il sera.

Ck)mme tous les livres qui ont une nouvelle édition chaque * année , notre Nouveau Jardinier illustré — tel est son titre modeste — ^ commence par Y indispensable almanach : puis les travaux à eooécuter chaque moisy dans les jardins fleuristef potager^ fruitier et dam les serres ; enfin une retiue de tannée horticole^ qui fait mention d€lis nouveautés proposées; paî le commerce dans les catalogues d'automne^ complète la première partie*

La seconde partie est consacrée à la description trh^ommaire et à la culture très-détaillée des plantes d'ornement ; cetiî plantes sont disposées par fatniile et groupées dans chaque gente , d'après leur degré de rusticité ; c'est-à-dire que les espèces d'un même genre sont divisées en trois groupes : le l** coinprendles plantes herbacées de plein air ; le 2* les plantes liyneuset (arbreSi arbrisseaux, etc.) da plein air, et le 3" les plarUes de serres é

Il est inutile de faire ressortir l'avantage de cet arrangement ; chacun cherche dans le groupe qui l'intà^esse, et trouve pliM rapidement ce qu'il teiit. Quant à Tordre ptf famille que

nbos aYGiu crii deroir adoptei^, en Toici la raisoti : o<est qu'âa^ joQi'd'hui on désigne souvent certaines plantes pair Ib^nom de là iamiUe seulement. Or, quand on veut chercher le nôfti d'une Orchidée, d'une fooméliaeée, d'un Palmier^ par exemple; dans ,un livre rangé alphabétiquetnent, il est impossible de le trouver quemd on ne connaît pas les noms des geùres de èeiie famille qui sont dispersés dans les 30 lettres de Talphabet; Avec le groupement par famUles, bn trouvé réunis dans quelques pages, tous les noms de plantes qui ont entre elles le plus d'analogie, et la recherbhe est plus facile. Du reste, il y a une table a/pAoèiftiqué des matièreê (|oi renvoie à la page où est traitée chaque plante.

Cette seconde partie est due à M. Verlot, jardinier-chef de l'école de botanique du jardin dés plantes, pour les espèces herbacées i à M. Alphonse LAvallée,* qui cultive depuis plugieùrs années tous les arbres et arbustes de plein ait^ et qui en a fait une étude Spékialn ; à M. Loiiiii Neumànn, chef de serres ad Muséumi pour toutes les plantes de serre.

On a pensé que quelques mots sur les caractères distinctifs des familles et des genres, ainsi que Vétymologie des noms et V habitat dei espèces pouvaient avdr de l'intérêt pour les personnes qui cherchent dans rtiorticulture aussi bien une étude qu'un délassement et un plaisir ; ce complément a été fait avec le plus grand soin, en éritant l'emploi des phrases trop scientifiques*

Quant aux plantes mentionnées dans cette seconde partie du livre, aucune des espèces ornementales qui figurent dans les derniers catalogues marchands n'a été omise, et chaque année les espèces nouvelle* reiconnues mérilantes viendront y prendre place. Pour les variétés^ ne pouvant les citer toutes sans faire de double emploi, elles ont été choisies avec disc^iiement parmi les ^us belles et les plus distinctes qui restent dans les cultures commerciales; toutes les autres

seront mentionnées seulement dans la revue des nouYeautés, qui paraîtra dans chaque édition, et, comme pour les espèces, les plus méritantes seront intercalées ensuite dans le corps de l'ouvrage qpi^ chaque année, subira les modifications qu^exigera ie progrès accompli pendant l'année précédente.

La troisième partie est consacrée aux arbres fruitiers : printipeg généraux d'arboriculture fruitière^ culture^ taille, énumération des meilleures variétés de chaque espèce. Cette partie est traitée avec un rare talentetavec des aperçus nouveaux, par un denos compatriotes, M. Vigneron, que la Belgique nous a enlevé pour diriger soki école d'arboriculture de Tournai.

La culture des légumes forme la quatrième partie; elle comprend la culture en plein air et la culture forcée. Dire que c'est M. Courtois-Gérard, horticulteur-grainier, auteur d'un Traité sur la culture maraichhre quia été couronné par la Société d'agriculture de France, c'est assurer que ce chapitre est marqué du cachet delà supériorité. Ici, comme pour la floriculture, comme pour les arbres fruitiers, il était impossible de citer toutes les variétés de légumes qui ne font que paraître et disparaître, non pas des cultures mais du commerce; l'auteur n'a donc meniionné que les bonnes variétés, celles dont le mérite et les qualités sont incontestables.

Enfin, une sixième partie est consacrée aux principes gênérauœ, aux notions pratiques de jardinage^ partie non moins importante que les précédentes, puisque c'est elle qui enseigne à cultiver et à multiplier les plantes d'une manière raisonnée.

Or, pour bien cultiver, il faut connaître la structure des végétaux et les principaux phénomènes de la vie végétale; sans ces connaissances, le cultivateur tombe dans la routine, et le succès d'une opération est abandonné au hasard.

Nous débutons donc pour cette sixième partie par quelques 'chapitres consacrés à des notiork» très-succintes de chimie de minéralogie et de botanique horticole qui sont développées

le moins scientifiquement possible. Vient ensuite le chapitre de la multipHcatianj dans lequel M. Borel, praticien distingué^ dont le nom fait autorité panni leé multiplicateurs, traite de la multiplication par drageons ou éclats, semis, greffes, marcottes • et boutures. Dans le chapitre suivant, il est question des terrains et campùstSf du drainage^ des engrais et amendetnents^des eaux et arrosements.

La construction des serres^ couches et abris; la direction des serres j ou les soins générauco à donner aua> plantes de serres^ forment un autre chapitre, qui est dû à M. Burel.

M. Isabeau, auquel on doit jdusieurs ouvrages sur Thorticulture, a bien voulu nous prèter^son concours, en traitant des maladies des plantes, des insectes nuisibles et utiles, des mtensiles et instruments de jardinage.

Gomme toute science, tout art, tout métier, a son langage particulier, nous terminons notre œuvre par un dictionnaire des termes employés dans le jardinage , qui permettra au plus novice de comprendre le langage de la science horticole en ce qu'il pourrait avoir de trop technique.

Enfin, comme il ne sufiit pas de savoir qu'il existe telle plante, mais^qu'il importe aussi de savoir oii la trouver, nous avons ajout éjune liste des horticulteurs français et étrangers avec Vin" dicaiion des spécialités de leur culture •

Tel est l'ouvrage pour lequel notre éditeur n'a pas craint de faire des frais énormes pour le mettre à la hauteur des publications modernes. Au texte, déjà considérable, il a voulu ajouter des figures ; plus de 400 dessins représentant des types de plantes, des instruments, dus aux crayons de MM. Mauv bert, Courtin, et Riocreux, viennent encore ajouter de l'intérêt à ce livre, qui n'aura pas moins de 1 ,200 pages, et dont le prix modique — 7 francs — permettra à toute personne qui aime à cultiver elle-même de le posséder.

Nous n'avons certes pas là prétention de dire qu'il est la

perfection même; rien n'est parfait en ce monde; mais nous croyons, du moins, qu'il est le moins imparfait de tous les livres de ce genre. L'enfant natt seulement; nous étudierons ses imperfections pour l^s corrîgôi? et nous recevrons avec reconnaissance toutes les observations qui pourront nous éclairer et nous ^4^r 4 l0 p^^e. Il est jeune ; ses parrains anssi ; Pavenir étant à lui, on corrigera facilement ses défauts» et notre Nouveau Jar4inîer illustré deviendra le bon et l'indispensaUe compagp£)p <}es JArdioiers et dan amateurs*

PLOWCULTURB

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