‹ L'horticulteur français de (volume 5)Chapitre 44 sur 152 · DU CHAUFFAGE DES SERRES · texte numérisé non relu

DU CHAUFFAGE DES SERRES

Voki b Moment (fe songer à élabfir ou à répara Im appa* reifai ifoi doivent ehaiiffer ks sen^ ea bW er ; it m fe«* pasr se laisser sBrpreodre par le froid, ni allQiidre Tépoqueeù les fabricants seront surchargés de commandes ; cm eooft le riaque de a'étfe pcHnl servi à lemps.

PlusiMrs systèmes sont ea «aage pour obtenir la ehalenr dans les senes; il imp(Nrle dono de diofisir eeln» qui prâsente le f^os d'avattages; mai» quel est-ilt Là est la question.

U rmasi ^«lèaie dtt poêle, es4 ii peu prè» abandonné » et anee nâseiè; se» kNpg tuyaux desséchés par la fnmée qoi les fweo»i, s'eB^anMt de> f bmaidîté atmosphérique, ei Yair dé la tene eat toojoura aeo; ee qui est trèe-mûsHble k la végé-

te syelèflie à la vapem, — je ne pttle pas de rappsffeS à vapeur eomprîmée qm ne e^mvient qu^anx grandes serres, inattée o^i à Tapeur bbre-^ est un excellent chauffage; il eet très-puissant; on ^tient la chaleur très-vite, mais ausaHôt le fm éteint A ne produit plus rien et ht tempéra:ture tombe.

Le tbermasiphon est préférable sous ce rapport; il conserve ph» kMigtemps sa cbaleur ; mais il a d*ïrutres inconvénients. Kf d^abord il est trës-coèteux. Il faut ensuite qu'il soit monté par le fabricant; autrement' si c'est un ouvrier étranger à la AArieation , il Ipoctionne mal et souvent pas du tout ; enfin quand â survient un accident à la chaudière, il faut recourir au U^rieffit^ et si e^est pendant des fmds rigoureux, les plantes ont tout le temps de geler avant son arrivée, surtout lorsque habite à #€6- on 2O0 kilom. de Paris.

Reste l'appareil à chaudière tubulake de Davoii;,. fqjbcîo^nt à Meaux.

Il y a quelques années, nous avons appelé lalleniion des

propriétaires de serres, au sujet de ce nouvel appareil de chauffage, que nous avions vu fonctionner à Texposilion de Troyes, et dont les résultats merveilleux lui ont valu cette fois un grand diplôme d'honneur. Nous avoils fait connaître tous les avantages de ce nouveau système : économie d*achat, éco* nomie de combustible, rapidité de chaufTage, facilité détablis* sèment, de réparation^ etc. (1),

Depuis cette époque MM- Du voir frères , qui ont succédé à leur père, ont fait subir d'importantes modifications à leur chaudière ; en lui donnant une plus grande solidité, ils lui ont fût acquérir une plus grande puissaiice de résistance et^ par conséquent, de chauffe. La chaudière primitivement en cuivre, est actuellement en fer, ce qui évite tout emploi d*étain pour les soudures , comme pour le thermosiphon , lui assure une plus longue durée, moins de fuite, et rend le prix d'installation beaucoup moins coûteux. On cite une de ces chaudières, étaUie ap grand jardin botanique de Berne (Suisse)^ et qui chauffe 370 mètres de tuyau. D'après les résultats que nous avons constatés, tant au jardin des plantes de Paris, que chez des amateurs, nous croyons que le sptème Duvoir est appelé à un grand avenir, et nous le considérons comme celui qui o&e le plus d'avantages. Son prix est très-modique ; danâ un moment où la gelée menace de pénétrer dans la serre ^ on peut avec quelques poignées de copeaux, et menus bois, en obtenir de la chaleur en trente minutes, et se garantir ainsi da danger ; ce que ne penvent taire le thermosîphon « ni la vapeur , qui exig^it au moins une heiu'e et demie de feu pour dégager la première chaleur.

Somme toute, l'appareil Duvoir nous parait de beaucoup préférable.

F. Hémngq*

(4 ) Voir année 4 859, page 2^6.

Par if. — iBp. dr B. Donkao»^ ne CaiMUc, 'J«

— «93 — CHRONIQUE

Fécondation «rlificielle des arbres et céréales pour augpBenter la prodaction; système Daniel Hooibreng; Arqûre des branches; la Pomologie de la France par le congrès de Lyon ; classifications des fruits de MM. Willermoi et Lan* jonlet ; le moteur Lenoir appliqué aux pompes des jardins.

Il n'est bruit, encore en ce moment, que des opérations de M. Daniel Hooibreng, et des résultats obtenus» par lui, de la fécondation artificielle des céréales et des arbres fruitiers.

Nous avons déjà eu occasion de parler de cet habile horticulteur, au sujet de sa méthode des branches arquées de la vigne, méthode qui a donné lieu à des discussions plus que vives, de la part de certains adversaires plus ou moins intéressés dans la question. Nous suivons attentivement et comparativement ces deux méthodes ; nous en ferons connaître prochainement les résultats.

Aujourd'hui nous ne parlerons seulement que des expériences de fécondation artificielle des arbres fruitiers et des céréales, faites par M. Hooibreng, sur les propriétés de M. Jacquessone, d'Êpernay.

D'après^cet intelligent horticulteur, on peut augmenter la récolte des céréales, en les fécondant artificiellement au moyen d'une corde à laquelle sont suspendues des petites houppes de fils enduits légèrement de miel, et qu'on promène sur les épis de manière à répandre le pollen ou poussière fécondante des fleurs sur les stigmates.

Pour les arbres fruitiers, poiriers, pommiers, pruniers et vignes en plein vent, c'est à Taide des houppes enduites de miel, et fixées au bout d'une perche qu'on pratique la fécondation ; on passe légèrement ces houppes sur les bouquets de fleurs ; les anthères s'ouvrent ; les houppes s'emparent du pollen, et, par le frottement sur les stigmates, elles y laissent une

Septembre 4863. ^'ï

grande partie de la poussière fécondante • M. Hooibreng opère autrement pour les arbres en espalier, le Pécher principalement; il passe son doigt enduit de miel, sur le stigmate des fleurs desquelles il veut obtenir du fruit, et ensuite il donne un coup de houppe qui fait tomber le pollen sur Toi^ane à féconder.

Ce procédé, mmns le miel, n'est pas nouveau; il y a longtemps que les horticulteurs fécondent ainsi artificiellement les plantes qui, dans nos cultures, fructifient difficilement lors* qu^elles sont abandonnées à elles-mêmes, et qu'on obtient les métis et hybrides végétaux. Ce qui est nouveau, ce n'est donc que ^application en grand, pour faire produire d'avantage. Or, la question vaut la peine que nous nous y arrêtions un instant, pour examiner si réellement les résultats sont aussi satisfais sants que le dit notre confii^ère.

Et d'abord avons-nous besoin de féconder nos arbres firui* tiers pour en obtenir des fruits? Il me semble que la nature nous évite grandement cette peine. Lorsqu'un arbre fleurit, la plus grande partie des fleurs noue son fruit, à moins de circonstances atmosphériques exceptionnelles contre lesquelles le procédé artificiel ne peut rien, telles que les pluies abondantes, les gelées, etc., qui surviennent au moment de lafleuraison; souvent même, il y a tant de fruits noués sur les arbres, qu'une saine méthode engage à en retirer une certaine quantité ; c'est ce qui se pratique à Montreuil pour les Pêches, et à Thomery pour le Chasselas, qu'on éclaircit en supprimant des grains de chaque grappe. La fécondation artificielle, n'est donc pas, ici, nécessaire. Le besoin] s'en fait-il réellement sentir pour les pommiers, pruniers, etc.? pas d'avantage î Peu, beau et bon est toujours préférable à beaucoup qui produit qualité inférieure* Mais en supposant même qu^on veuille la quantité, peut-on afiirmer que l'opération de la houppe, qui ne peut certainement pas atteindre à toutes les fleurs, ajoute encore au procédé naturel des insectes, et des vents qui agitent feuilles et branches, et

ûonconrenl, par Ui, à la dispefsion du pollen? Je ne le crois pas. Reste donc Temploi du miel. — Mais la nature n'a pas créé en aveugle ; les stigmates sécrètent naturellement une substance gluante, qui retient les grains de poussière fécondante. Et puis, ces houppes miellées ne s'emparent^Ues pas plutôt du pollen, qu'elles ne servent à le déposer? Si le miel, dont elles sont enduiteS; est plus dense que la substance sécrétée des stigmates, il enlèvera même le pollen déjà déposé sur la partie stigmatique, et il retiendra, après la houppe, celui qu'il aura agglutiné des anthères.

Je ne nie certes pas les résultats de la fécondation artifi-* cielle : on en obtient chaque jour dans la culture ; mais je ne pense pas qu'on en puisse obtenir de sérieux parle procédé de M. Hooibreng. Je crois même, que ceux qu'il présente comme' étant dus à l'action de ses houppes, sont simplement dus à dei circonstances particulières : à la nature des sols ; à la vitalité des individus, ou atout autre cause étrangère à la fécondation. Rien, en effet, n'est comparatif, régulier, dans les expériences sur lesquelles il s'appuie.

M. Hooibreng montre des arbres entiers fécondés^ qui portent beaucoup de fruits, d'autres non fécondés qui en portent peu, et entre autre un prunier fécondé, dont les branches sont courbées sous le poids de leur lourd fardeau. Cet arbre ne prouve absolument rien. J'ai vu à Segrez, de jeunes pruniers de trois années de plantation, bon fécondé, et qui sont t6llô-< ment chargés de prunes^ que nous avons pu en compter de 80 à 90 sur des branches longues de 80 centimètres^ et encore un bon tiers est tombé par suite des derniers grands vents. . Ne voit-on pas tous les jours, dans un même champ, des arbres tout couverts de fruits, et d'autres, tout à fait voisins» n'en porter que quelques-uns ? Ce qu'il fallait, pour prouver l'excellence de la méthode de fécondation par la houppe, c'est un arbre dont la moitié aurait été fécondée et l'autre

pas. C'est ce que M. Hooibreng deyra faire, pour convaincre les incrédules qui ne demandent qu'à voir pour croire.

Pour les céréales, je crois que le vent^ qui fait onduler les moissons, se charge d'opérer la fécondation, tout aussi bien que les franges miellées qu'on promène sur les épis, et qui, \h aussi, ne peuvent que s'emparer du pollen suis le déposer sur les stigmates. Si des différences de rendement ont été constatées en faveur des parties fécondées, il faut peut-être les attribuer à des conditions particulières de terrains et d'expositions , dont on n'aurait tenu aucun compte dans les expériences; la partie de blé non fécondée se trouverait sur le bord d'un chemin près des arbres, et la partie fécondée était à la suite sur un sol sans arbres, plus favorable par conséquent à la végétation et à une meilleure production . Il ne faut donc pas trop se hâter d'accepter les opérations de M. Hooibreng; elles ont besoin d*étre confirmées par des expériences plus sérieuses et plus régulières.

Mais si nous sonunes incrédules à l'endroit des houppes miellées, nous acceptons, sans réserve, Tinfluence de Tarqùre appliquée en grand par M. Hooibreng, à tous les arbres et même aux asperges ; les résultats de cette opération sont connus depuis longtemps.

Chaque jour voit une nouvelle attaque dirigée vers les actes du congrès de Lyon. La commission pomologique de la Gironde, qui se réunit une fois, par semaine, comme celles de Paris et de Rouen, a proclamé dernièrement, que le travail élaboré par ses soins, aura une immense utilité pour le Sud- Ouest, et que ne sauraient jamais atteindre les tableaux du •congrès. . .

Tout pays ayant le droit d'émettre la même opinion, il s'en suit que ce congrès est une cinquième roue au véhicule pomologique.

•Aujourd'hui nous recevons d'un de nos abonnés., M. Abel

Aoyère, de précieuses observations touchant Tinstitution IpnnaisO; qu'il appelle congrès Willermoz^ en se basant sur les accusations dirigées contre le secrétaire du congrès , par M. Buisson, de Grenoble, dans une récente circulaire^ qui est, en effet, digne de l'attention des véritables aniis de la porno* logie. Nous remercions notre correspondant de sa judicieuse lettre ; mais sa longueur ne permet pas de l'insérer en entier, et elle perdrait tout son sel par l'analyse. Du reste, comme il il le dit fort spirituellement ; a le congrès (lisez M. Willermoz), ayant déclaré qu'il ne reviendrait jamais sur ses actes, nous perdrions notre temps à motiver de nouvelles remarques » sur son travail synonymique, et son infaillibilité. Nous devons donc nous borner à dire quelques mots sur l'œuvre iconographique qu'il vient de publier^ sous le titre de : Pomologie de la France^ <m Histoire et description de tous les fruits cultivés eh France et admis par le Congrus pomologique.

Cette publication ne peut, naturellement, que reproduire les erreurs et les hérésies dont fourmillent les tableaux annudlement publiés ; on les retrouve, en effet, ainsi que les synonymes détruits. Les descriptions prétentieuses, sont souvent incompréhensibles, comme, par exemple, les pétioles du Beurre Giffard, qui sont ombrés, « particulièrement sur la nervure qui est peu prof onde ^ ! Quant à la classification qu'on s'obstine à vouloir établir, c'est par trop puéril pour qu'on s'y arrête longtemps. Nous demanderons seulement, pourquoi l'auteur classe les Beurré Giffard et Beurré Clairgeau dans les Saint-- Germain ; les Beurré Diel et d'Hardempont dans les Bons-chrétiens;\e Beurré Lucon^ dans les Doyennés; pourquoi Broom-parck et Bergamotte-espéreny deux fruits si différents, sont-ils classés dans les Bergamottes? et Beurré Six classé dans les Bezy?.... Disons le mot, cette classification est encore plus absurde que les autres. Tous les nombreux et infructueux essais tentés jusqu'à ce jour, devraient enfin montrer aux obstinés clas-

sificateurs, qu'ils ne fout que j[eter la coBfuaâoii dans la ii(y* menclature pomologiqae^ et riea4e pi^us.

Parlerons -nous des images qui apcompa^ent les tes^tes de la Pomologie de la France? Comme coloris • c'est de Timugo* rie ; comme exactitude de dessin^ c'est pire encore. 0^ le dessi* nateur a-t-il jamais vu des stipules soudées au pétiole deaieuillea dans les Poiriers? Lui aurait-on donnée par hasard^ de$ feuille^ de Rosiers pour modèle? Ou en serait bien capable.

En résumé, le congrès de Lyon ne réussit pas mieux dans l'exécution de sa Pomologie de France^ que dans son travail de réforme synonymique. U aurait bien besoin lui-même de réforme, pour faire quelque chose de bon et d'utile; qu'il le fasse donc au plus vite.

L'intéressant Mémoire de M, Decaisaie, sur la varialhilité de r espèce dum le genre Poirier, dont nous avons parlé dans notre dernier numéro, a mis en état d'effervescence l'esprit de boa nombre d'écrivains pomologistes. Il en est un, entre autres^ dont les élucubrations nous ont beaucoup amusé : M. Laujoulet, en passant en revue le travail du savant auteur du Fruitier du Mitséum, constate que tout ce que le studieux professeur du Jardin des plantes a fait» vu et conclu» lui, M. Laujoulet, l'a-i vait fait, vu et conclu depuis bien plui» longtemps. Il réclame même la base de la classification des fruits par ^f>oque de maturité, dont il est question dans le Mémoire comme étant sorti de son ingénieux cerveau.

Nous nous permettrons de dire, que cette classification est aussi andieime que la pomologie elle*méme. Si M. Laujoulet veut bien prendre la peine d'ouvrir un vieux bouquin publié dans le xvif siècle, le Jardinier français, il y trouvera les fruits classés par époque de maturité. M . Decaisne a donc eu raison de ne pas considérer cette classification comme sienne, en disant après cent autres de ses devanciers « que le seul principe qu'on puisse adopter, sera l'époque de maturité des fruits, parce que,

au point de vue des usages éoenomiques, celte ooBsiàAvtàoik domine toutes les autres, » ~* Je ne crois pas que M. Laujoulst puisse s'enorgueillir beaucoup, cette fois, d*uu secours aussi inattendu.

Nos lecteurs se rappellent certainement de la belle découverte de M . Lenoir, dont on a tant parlé il y a quelques années» et qui consiste à obtenir une grande puissance motrice par la âi«* latation da Tair, à l'aide de la combustion du gaz d'édaiiage. Ce nouveau moteur qui remplace avantageusement la vapeur, et d'une application beaucoup plus simple, est appelé à rendre d'utiles services à rhorticulturti mais surtout aux horticulteurs qui habitent les localités éclairées au gaz, en leur procurant l'eau des puits en grande quantité, avec facilité et sans beau* coup de frais.

Le moteur Lenoir peut en effet, s'adapter à une pompe, et fournir le moins. S, 000 litres d'eau à Theure avec une d^nse maximum de quarante centimes ;

Nous avons vu fonctionner une pareille pompe, et c'est la simplicité avec laquelle elle fonctionne qui nous a engagé d'en recommander TappUcation pour les pompes des jardiniers. Les prix ne sont pas exorbitants. Une machine de la force d'un demi* cheval vapeur, est de 900 fr.; celle d'un cheval 1,400, et de deux chevaux 2,000; les pompes de maraîchers coûtent certai* nement plus cher de construction.

Ce nouveau moteur s'installe très-facileïnent dans tous les endroits voisins des tuyaux de gaz d'éclairage ; son installation n'exige aucune enquête de commodo et inclmmedc^. Il ne &ttk aucune construction spéciale. Dnmassif de fondation en pierres ou en briques ; quelques mètres de tuyau en plomb ou en fer, voilà les seuls frais à ajouter au prix d'achat . Et avantage trfesgrand, il occupe fort peu déplace. Une machine de 1/2 cheval, volant compris, ne prend de terrain qu'une longueur de 1 m. 80 sur 8© centimètres de largeur. Un motetir de cette force suffit

pour faire manœuvrer une pompe débitant 3,000 litres d'eau à l'heure, comme nous l'avons dit plus haut.

Ce moteur ne présente aucun danger ; il peut être confié à un jardinier qui n'a besoin d'aucune connaissance mécanique, pour le faire fonctionner; c'est ce qui fait sa grande supériorité sur les moteurs à vapeur ; en outre on le met en marche et on l'arrête instantanément.

On peut voir un moteur de ce système, fonctionnant tous les jours, et faisant manœuvrer une pompe, place du Palais

Royal, n" 2.

F. Hérincq.

FRANQSCEA CALYCINA. (Pl. XVII).

Le genre Franciscea réuni au genre Brunsfelsia par quelques auteurs, comprend des arbrisseaux et des petits arbres tous originaires de l'Amérique australe, et que l'on a classés dans la famille des scrophulariées. Leurs feuilles sont alternes et entières; leurs fleurs disposées généralement en cymes, rarement solitaires ou géminées au sommet des rameaux, présentent chacune : \m calice monosé]»aJe à 5 dents; une corolle monopétale hypogyne, muni d'un long tube, porCant un large limbe étalé à 5 lobes arrondis ; 4 étamines fertiles, à anthères confluentes; un ovaire supère à 2 loges, surmonté d'un style incurvé, divisé au sommet en deux lobes élargis stigmatifères. Le fruit est une capsule coriace ou charnue qui renferme plusieurs graines assez grosses, nichées dans une pulpe ou dans le placenta plus ou moins charnu .

Le Franciscea calycina du commerce, ou Brunsfelsia calycina de DecandoUe, est un ravissant arbuste, introduit récemment du Brésil en Europe, et que nous avons vu en fleurs, cette année, dans le lot de plantes nouvelles exposées par M. Chantin à

la dernière Exposition horticole de Paris . Ses feuilles sont obovales-oblongues oli elliptiques, acuminées^ un peu coriaces, glabres comme la tige, ou un peu poilues sur la nervure médiane de k fiice inférieure ;^lles sont longues de 8 à 1 5 centimètres. Les fleurs réunies par deux ou trois seulement , au sommet des rameaux, sont d'un bleu violacé magnifique, et d'une ampleur de limbe que n'atteint aucune fleur des autres espèces de ce genre; le calice est tubuleux, renflé, glabre; la corolle a le tube qui dépasse à peine la longueur du tube calicJnal; mais le limbe ne mesure pas moins de 8 à 9 de diamètre. Le Franciscea calycina est la plus belle introduction éxotique de cette année. Comme tous les Franciscea^ il lui faut la serre chaude; on le multiplie par boutures étouffées.

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