IV. S« liT. - Février
Feitchiana offre des pétales largement obovés marqués du point rouge, et qui se recouvrent à la manière des pétales d'une fleiu* de rose simple. — L'autre variété citée par MM. Torrey et Asa Gray, a les pétales plus étroits, et disposés en croix comme ceux d*une fleur de moutarde des champs (sinapis arvensis) ; Ses fruits se réfléchissent brusquement $ enfin la plante prend une teinte rougeâtre.
Nous avons cultivé ces deux variétés ; malheureusement les graines ont été mélangées. — On peut consulter, au bureau du journal, le dessein exact de ces deux plantes.
Historique et culture. Maintenant , une confession. La plante que nous figurons a été empruntée à un journal anglais, très-sérieux, et qui jouit, à ju^te titre, d'une grande vénération en Angleterre ; c'est plutôt un journal de botanique qu'un tecueil horticole, par conséquent, on peut compter sur Fexac** titude de ses dessins. Or, d'après sa recommandation, (1) nous nous sommes procuré des graines de cet onagraîre, en Angleterre. Ces graines, semées en pleine terre, ont parfaitement germé; les plantes ont poussé et fleuri, mais nous n'avons pas eu précisément des plantes aussi vigoureuses ni aussi florifères que celles qui figurent sur la planche du Journal anglais, et par conséquent sur la nôtre.
Nous mettons donc la plus grande réserve dans l'appréciation de cette nouveauté anglaise. Peut-être la maigreur de nos plantes vient-elle du sol dans lequel elles ont été cultivées ; la terre est, en effet, très-légère, et sableuse.
Nous avous, néanmoins, quelques graines de cette espèce, à la disposition de nos abonnés.
Parmi les anciennes espèces, il en est qui sont certainement plus ornementales ; ne serait-ce que YŒ. biennis, qui orne de ses jolies fleurs les talus de certaines lignes de chemin de
'\) Voir VUortàaheurf 1858, page 476.
fer. Il n'a pas, il est vrai, les 4 taches rouges du biêiorta^ mais ses fleurs sont plus grandes et ses tiges plus robustes et plus élevées. — Le SeUowii remporte encore sur le bUnnu^ par la grandeur et la belle couleur jaune de ses fleurs ; il est bisannuel, et ses tiges s*élè?ent à peu près à 1 mètre. Le maveolensy autre espèce bisannuelle^ a le mérite d'exhaler une odeur délicieuse de fleurs d*oranger. Mais ces trois espèces ne se prêtent que très-peu à Taménagement des corbeilles et des plates*bandes ; leur rôle est d'orner les bords des futaies dans un parc, dispersées par touifes, pour faire croire à leur spontanéité. Les Œnoîhera à cultiver pour corbeilles et platesbandes, sont les Fraseri , glauca et serotina nommé aussi frutescens. Ces espèces sont vivaces, à tiges sous-frutescentes, s'élevant de 30 à 50 centimètres de hauteur, et leurs fleurs, qui naissent à Faisselle des feuilles supérieures, forment des masses jaunes qui contrastent parfaitement avec la couleur rouge. Tai vu à Écouen, chez M. Chéreau, des corbeilles de PMox ratiges, encadrées par deux rangées Ôl Œnothera fru^ tescensy qui faisaient le plus charmant effet.
Gnfin je citerai encore VŒ. speciosa^ vivace, à fleurs gran* des, blanc rosé^ portées sur des tiges sous-ligneuses qui, malheureusement, n'ont pas assez de rigidité pour se maintenir droites; toutes les extrémités sont presque toujours réfléchies et contournées.
Les OEnathera macrocarpa et taraxacifoliaj sont deux espèces à tiges rampantes, qui conviennent parfaitement pour garnir des plans inclinés ; leurs belles grandes fleurs, jaunes dans la première, et rosées dans la seconde, s'épanouissent dès le matin.
Pour la culture, elle est aussi simple que possible. Les espèces bisannuelles se sèment en juin, en pkiiie terre, sur un bout de plate-bande; on repique le plant en pépinière pour le mettre ea plaee à VwBàipmm on au printemps de l'année suivante.
Les espèces vivaces se multiplient par éclat et par boatores ; éclat pour leâ Œ. glanea, Fraseri, frutescerm et speciosa ; boutures faites en juin-juillet, pour les macrocarpa et taraxacifolia. F. Heringq.