HYBRIDATION DES FOUGÈRES
Depuis quelques années, THybridation , ce grand procéda, réfuté par les uns, tant invoqué par les autres pour quelques questions litigieuses, mis à la disposition de Thomme pour faire dévier les races végétales de leur type primitif, joue un très-grand rôle en horticulture. Peu de plantes, communément cultivées dans nos Jardins, n'y sont sowlràites ; toui^ les jours nous en enregistrons, et les Fougères elles-mémeô, âféo léw fructification microscopique, paraissent soumises au« mômes* lois et semblent nous montrer leurs productions adultérines.
C'est en 1844 que M. Bory Saint- Vincent a^ le prunier, men* tionné,1ians une séance académique, Vhybrid^jttiondeêFough^,' à cette époque, trois mots ont choqué bien oreille», ont ébranlé bien des systèmes et ont jelé des âauteà k bim des scivanto» C'était une idée naissante; oo voyait dans le genre Gymnô'^ gramma des individus mal déterminés; oii obeervait, parles semîs# despla])t^ §e riS^pprocbwt du Gymnogramma chry^ophyUa et du G. peruviana ; du G. chrysophylla êi àa G. de^ëtê, «i m
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roMemblant ni i Tutie ni à l'autre àû est espèces «Étaiirce dô dmples rariations d'individus du même type ou de véritables hybrides : That U the queêtim^ disait M* Hendersoa en Angle^ tene ; et en s'étprânaot avec beauooap deréserve^ il peuohait de préférence veta la première idée. Les observations de M» Regel, en Allemagne^ datent aussi de cette époque 1 B45 ; il prouve, en toute assurance, l'hybridation accidentelle des Fougères, qu'il a observé dans le genre Gymnogramma seul. Il oite que les Fou* gères de ce genre restent constamment identiques à elles-mêmes^ tant qu'une seule espèce est cultivée dans la même serre; mais s'il s'en trouve plusieurs autres d'espèces différentes, il se produit par le semis, fait avec les unes et les autres , des variétés intermédiaires qu'on considère comme des hybrides.
C'est ainsi qu'on a remarqué des plantes intermédiaires entre les suivantes :
V Entre le G. cbrysophylla et le 0. distans.
r Entre le G« chrysophylla et le G. dealbata.
3" Entre le 6. chrysophylla et le G. oalomelanos.
4"" Entre le G. chrysophylla et le G. peruviana.
Cette quatrième et dernière est répandue dans les collections sous le nom de Gyfmogrdfnma VHerfniniefii : elle est très-belle et se rapproche davantage du G. chrysophylla que du G. Pert«viana.
On cite encore comme hybrides les plantés suivantes : Gymnogramma Boucheana. A. Br.
-** GaerdlrariU. C. Koch.
— Hybrida. Mart.
— Laucheana. C. Koch.
— luteo^alba» HorU
— Martensii. Bory.
— * Massoni. Loud.
— monstrbsa. Hort.
I.a variation des Fougères est un fait certain, mais se produit
à notre insu; ces hybrides ou ces variétés observées n'avancent pas la question. Certainement il existe des différences dans les Fougèi*es de semis du genre Gymnogramma^ dont plusieurs espèces végètent ensemble dans la même serre^^ et tout le monde peut aisément s'en convaincre ; mais est-il vrai de dire que ce sont des hybrides? Si la fécondation aitre espèces peut avoir lieu dans les Fougères , pourquoi n'observerailron pas d'hybrides dans les Aspidivm^ les Asplenium^ et tant d'autres grands genres? Or^ ce fait n'est niillement démontré ; il est simplement cité comme probable. De plus, contrairement aux observations, ces prétendus hybrides se reproduisent, par le semis , avec une facilité étonnante. Le G. Martemii se reproduit à la surface de tous les pots de nos serres ; le G. rHerminierii se reproduit également; le G. Massoni, etc., de n)ème. En attendant une solution savante, que les horticulteurs tirent parti de ce fait, et, s'il y a moyen d'enrichir nos serres de nouvelles Fougères , qu'ils se mettent à l'œuvre; les savants leur sauront toujouiti gré de leurs productions. Louis Ingeuœx^t. .