‹ L'horticulteur français deChapitre 86 sur 132 · POUR BORDURES · texte numérisé non relu

POUR BORDURES

b'APBiS M. UBCHSTAUER.

Le 6 novembre 1859, M« Lechevalier présentait au Cercle d* horticulture et de botanique du Havre, une note très-intéres* santé sur une culture de la Reine Marguerite, propre à en faire des bordures très*basses. Voici ce qu'il disait à ce sujet :

a Vers la fin de Tété, les petites plantes, bonnes à orner les bords des massifs, font défaut, et l'on se trouve fort embarrassé si l'on n'a pas recours aux Reines Marguerites ; les pyramidales ne feraient pas une bordure gracieuse , à mon avis ; il faudrait donc s'adresser aux Naines, mais celles*ci ont le défaut, assez général, de manquer de tenue. ....

» Depuis quelques années j'ai pris le parti de planter

les Reines Marguerites en massifs ou bordures très-serrées et

tièchiatgesy lea concluait les unes sur les autres, es telle sorte que les tiges, se recouvrant, fonnent imbricatioii^ comme Itt tuiles d'm toii; teois ou quatre joura^ aprèK leur plautation^ on voit toutes les extrémitéi^ se redresser et regarder le ciel^ et quelques jours {dus lard ou serait en peine pour distinguer coditiaeni a été faUe la plântadonu La terre dispseratt so« la verdiu^ qui forme un tapis^ sur lequ^r se détachât des mâfiierS: de fleurs ausmcées des tons les plus variés;. H va saM^ dire qM^ daâa la mise en {dace de ces plantes, oa observe de le^r dispo^ ser cottfoiiûémeiit aux règJss de rharmonie de couleurs ; c'est là, d'aillears^ utie attention que demandent les plaatevde cdl*' lection et à laifuéUe ne manquent jamais les amateurs.

> Cette oulture,. outre lea avantages que je viens de ^gnalerr qui soat d'assurer et de prolonger fat jouissance die ces belles plantes en les préservant de l'action nuisible des gros temps, a encore celui de leur convenir parfaitement; en effet, couchées les unes sur les autres très-près de terre, elles conservent leur fraîcheur qu'entretiennent d'sûlleurs quelques arrosements faits à propos, mais discrètement ; elles semblent entrer dans une nouvelle vie, leurs flevvs sont plus fraîches, plus abondantes et d'une durée plus longue.

D Ce genre de culture, pour réussir, demande des conditious toutes particulières quemonexpériencepersonnelle m'a apprises. Je cultive me^ Reines Marguerites en pépinière, jusqu'à l'époque où les fleurons ont atteint les deux tiers de leur développement; c'est alors senlemeirt que je les mets en place. Voici pourquoi je donne la préférence à ce temps de leur végétation : plus tôt, la tige est encore trop herbacée ; eHe serait exposée à pourrir contre terre, surtout si le temps se trouvait être à l'humidité ; plus tard, au contraire, la tige serait trop ligneuse, et une fois couchée elle se relèverait mal, avec une sorte de gaucherie cho- 'quante à l'œil. Au moment que j'indique, la tige est à peu près demi ligneuse et à peu près à l'abri des deux inconvénients

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que je signale comme étant à redouter. L'on comprend, d'ailleurs, que lorsqu'il st'agit de pl^mter de^ c^antités considérables, il serait difficile de tàler Fa consistance de chaque individu, il suffit d'avoir dans quelques signes une indication générale. È Lrcbktjjash.

Ce procédé, fort ingénieux pour avoir des bordures tsh»^ basses^ peut s'appliquer à beaucoup d'aotreg plantes* Déjà Fannée dernière, on l'avait appliqué dafis tous les squave» de Paris^ pour les Chrysanthèmes de l'Inde, soit en bordures^ soit en massifs , et nous devons avouer que c^était d'un boa eihti surtout pour les Chrysanthèmes pompons. Les variétés à grandes fleurs faisaient beaucoup moâns bien ; leurs lârgea capi-* tilles couchés sur terre ^ n'avaient rien de naturel; ils ofËraîent, au contraire^ le spectacle de h nature difiorme; ce n'était plus le petit nain, cette miniature bien proportionnée dans toutes ses parties, c'était le nain grotesque^ avec son petit corps et son énorme tète. Aussi n'engageons-nous pas nos abonnés à imiter cet exemple; on pouitait peut-être faire le même reproche aux Reines Marguerites. Mais la plante qui supporte bien ce nouveau mode de plaïutation, c'est VAgeratum. Avec cette plante on obtient des bordures vraiment ravissantes. Les Parisiens peuvent en juget, par celles qui existent au squarre de la Tour Saint- Jacques. Nous signalerons encore, pour bordures de ce genre, les Héliotropes, les Calcéolaires ligneuses (C. rugosa) et le Lantana Sellowii, que nous avons vus au square des Innocents, et dont la réussite est parfaite.

Des pelouses à*Ageratum , imitation de celle de Verbena Maonetli , dont il est parlé dans la chronique, seraient, nous croyons, d'un effet admirable.

Eugène de Martragny.

Hé »i < I »

LES ERREURS POMOLOGIQUES.

Monsieur Hérincq,

Quand vous êtes venu aa Jury de l'Exposition de Troyes, vous avez bien voulu, avec vos collègues , visiter noire établissement.

Vous souvenez-vous qu'en causant Pomologie, loyauté, erreur, etc., dans nos Écoles fruitières, vous m'avez demandé le nom des anciennes variétés que nous avions reçues sous des noms nouveaux?

Je me fais un devoir d*y répondre^ parce que c'est un service à rendre. Je ne vous donnerai qu'une quinzaine de ces erreurs^ les plus récentes, et provenant de sources officielles ou semi* officielles, sans me permettre à leur égard la moindre qualification :

CcUebasse Tougard^ Calmar Van Jfons,

Duc de Nemours f

Curé,

Baronne de Mello,

Ananas,

Colmar Artoisonnet,

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