I. — Arbres Fruitiers
Bornons-nous aux genres principaux :
L'arbre par excellence de la Principauté, le Citronnier, qui réclame, à Nice, l'abri d'un mur, vient ici en plein vent dans les situations abritées. De Monaco à Menton, le Citron se conserve parfaitement après la cueillette et se prête à l'exportation.
Le Citron « Yerdami » ou d'été est l'objet de préférences de l'acheteur. Le commerce des Etats-Unis en fait foi.
Le surchoix est vendu de 20 francs à 3o francs le mille de fruits, alors que l'ordinaire ne dépasse guère de 5 à 10 francs.
Un Citronnier rapporte plusieurs centaines, et souvent plusieurs milliers de fruits chaque année.
L'Oranger à fruit doux produit, en bonnes conditions, jusqu'à 6,000 oranges, au prix indiqués pour les Citrons.
L'Orange dite de Portugal est la plus répandue pour le fruit et la fleur, alors que le Bigaradier a les préférences du négociant en fleurs à distiller et en zeste de fruits amers.
Le Bergamotier garde son rôle de plante à parfums, et le Mandarinier a trouvé, là, le milieu favorable à la finesse du fruit.
Le Figuier est l'objet de l'industrie locale des Figues sèches qui entrent pour une bonne part dans l'alimentation. La Figue violette, à deux récoltes, est la plus répandue.
Le Plaqueminier et le Bibacier du Japon mûrissent leurs fruits, ceux-là à l'automne, ceux-ci au printemps, entre la saison desquels se passe cette période de la fièvre de l'or, qui permet à la Banque de la Société des bains de mer de Monaco de se charger de l'entretien du territoire monégasque.
L'Olivier, source de revenus pour les riverains de la Méditerranée, prend de l'envergure sur les flancs des collines, ou se sustente en plaine de la culture engraissée des céréales et des légumes.
Cet arbre fleurit en mai, ses fruits mûrissent huit mois plus tard ; cependant des propriétaires récoltent l'Olive à l'arrière - saison, espérant la trouver plus riche encore en principes oléagineux.
La variété Picholine est très répandue. La Salierne, plus rougeâtre, préfère les terres caillouteuses ou calcaires.
Le Pêcher produit en plein vent de beaux et bons fruits, depuis que les Pêches « molles » ou à noyau libre sont venues remplacer les fruits durs, et peu juteux.
L'Abricotier fournit à la ménagère de précieuses ressources pour les conserves et les compotes.
La Cerise et la Prune vont au marché ou restent à la maison, pour la consommation journalière ou les conserves.
Les Noix et les Noisettes ne sont pas très répandues, quoique de bon rapport.
Les Poires et les Pommes ont de belles variétés pour les desserts d'hiver. . .