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III. — Sociétés d'horticulture

Apres avoir créé une Société d'agriculture par département, des Comices agricoles par arrondissement ou cercle, l'administration se dispose à agir de même à l'égard de l'arboriculture. Elle en conserve la haute direction et elle exige l'usage de la langue allemande.

Les anciennes Sociétés d'horticulture ne sont plus guère nombreuses en Alsace-Lorraine.

En voici les débris :

Basse -Alsace.

Strasbourg. — Société d'horticulture de la Basse-Alsace.

Haute -Alsace.

Colmar. — Société horticole et vigneronne. Mulhouse. — Société d'horticulture.

Avant 1870, les Sociétés d'horticulture de Metz, de Strasbourg, de Colmar, de Mulhouse brillaient par leurs travaux : séances, expositions, promenades d'enseignement, conférences publiques.

Tous les organes de la vie horticole étaient savamment dirigés, et les réunions toujours fréquentées par une nombreuse population urbaine et rurale.

L'art du jardinage, dans toutes ses branches, s'étalait avec éclat lors des concours régionaux agricoles.

L'initiative de ces associations aurait-elle été enrayée par l'annexion? Toujours est-il que leur vitalité s'est ralentie Elles font

cependant de temps en temps des expositions de fruits, de légumes et de fleurs qui sont encore bien réussies.

A la Société d'horticulture de Colmar, se trouve un jardinierprofesseur qui reçoit, du département, une subvention annuelle de

2,5oo francs, à charge par lui de donner des cours d'arboriculture pratique, dans le jardin de la Société et dans les différentes communes du département qui font appel à ses connaissances.

Les cours volontaires d'arboriculture sont suivis avec beaucoup d'intérêt.

Soucieuse d'affirmer en Alsace-Lorraine son initiative et son mode de gestion, l'Administration des chemins de fer allemands, trouvant à Golmar un terrain avantageux, s'est assuré le concours permanent d'un jardinier, qui décore d'arbustes et de fleurs les abords des gares des deux provinces. Une pépinière et des serres toutes spéciales sont le complément de ses fonctions.

Par ses institutions philanthropiques et industrielles, Mulhouse a vivement contribué à propager l'amour du jardinage « autour de la maison » parmi la classe ouvrière. Saluons le nom des fondateurs de la première heure, les Schlumberger, les Dollfus, les Kcechlin !

La Société de la Basse-Alsace, à Strasbourg, rédige un Bulletin des plus intéressants. Dirigée par des hommes expérimentés, parmi lesquels nous retrouvons l'infatigable M. Wagner, cette Société donne à ses expositions, à ses travaux, à ses publications un caractère véritablement distingué ! Les visites et les concours sont toujours l'occasion de s'instruire mutuellement et... de se serrer la main î

Depuis deux années, la Société de Strasbourg fait donner, au Jardin d'essai qu'elle a créé, des cours publics et gratuits sur la culture fruitière. Un auditoire nombreux suit les leçons et la Société accroît sensiblement son effectif. Le Ministère et l'Administration départementale encouragent cette œuvre d'intérêt public.

L'ancienne Société d'horticulture de Metz, en Lorraine, si prospère autrefois, sommeille aujourd'hui.

Elle a, dans son district, des pépinières qui sont restées au premier rang depuis longtemps, malgré les vicissitudes de la guerre et les changements de gouvernement. (Voir page 86.)

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