NOUVELLE-ZÉLANDE
Capitale : Wellington.
Les îles de la Nouvelle-Zélande se prêtent admirablement à la production arborescente et florale.
Certaines espèces de Conifères, délicates ailleurs, y forment des sujets superbes ; ainsi, les Dammaras et les Podocarpus fournissent des bois de construction, à côté des Pins et des Nagéias.
Les Fougères arborescentes, de haute stature, se comptent par quantités d'espèces ou variétés ; leurs jeunes plants viennent décorer les jardins d'hiver de l'Europe.
Le Phormium « Lin de la Nouvelle-Zélande » est l'objet d'une exploitation en règle pour la corderic et les industries similaires.
L'influence des milieux se manifeste sur le développement de certains bois de service : l'Aristotelia, le Dodonœa, le Harpullia et le Corynocarpus « Karaka » des forêts humides de l'île de Chatam.
Malgré la quantité de végétaux indigènes, l'Administration des domaines a fait semer de vastes prairies dans le Canterbury et l'Otago, avec les essences australiennes d'avenir, Eucalyptus et Mimosées, entremêlées de plantes d'origine américaine ou européenne.
La production de graines de ces essences variées a suscité l'installation de comptoirs de semences, recueillant tout ce que la nature leur fournit pour approvisionner les autres parties du monde.
Du Cap nord à la pointe sud de l'île, nos arbres fruitiers à pépins ou à noyau réussissent. L'Olivier prospère à Free-Hill, et le district d'Auckland est garni d'Orangers, de Citronniers, de Limoniers.
Le Figuier s'y est acclimaté, la Vigne prend de l'extension, et, quoique vivace, le Bananier ne menace pas d'une concurrence sérieuse les îles de l'Océan Pacifique.
Les vergers de Pommiers et de Poiriers représentent une véritable fortune. En 1893, leur étendue était de 20,000 acres ; il en est qui rapportent de 4° à 5o 1. st. par acre ou arpent de 41 ares, soit un revenu de 3,ooo francs à l'hectare.
Les variétés en sont bien choisies ; nous avons pu le constater au Concours de mai 1889, à l'Exposition universelle, où des fruits, cueillis là-bas en mars et emballés en avril, furent soumis à l'appréciation du Jury. Les Poires étaient des Williams, des Duchesse, des Diel, des Louise-Bonne, des Doyenné, des Beurré, des Curé. Les Pommes portaient les noms de Adams' Pearmain, Baldwin, Calville blanc, Calville rouge, Cox's Ox^ange, New- York Pippin, Reinette de
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Caux, Reinette de Canada, Reinette grise, Ribston Pippin, Scarlet Pearmain, Sturmer Pippin, Waltham Abbey.
Les planteurs s'attachent aux fruits de bonne vente à Londres.
Les vergers, devenus plus nombreux dans l'Auckland et le Whangarei, s'étendent sur tout le parcours de la ligne delà Manawatu Raihvay Company. Les colons recherchent les situations abritées contre les vents ; ils défrichent et plantent, mais réclament vivement une station expérimentale réglant la nomenclature pomologique.
La fabrication du cidre et l'industrie des conserves et des confitures sont connues et facilitent l'utilisation des fruits.
L'exportation des Pommes et des Poires prend de l'importance ; le Gouvernement y voit une branche de fortune pour les colons, et la favorise. En 1872, le pomologiste Hanlon, secrétaire d'Agriculture, a suivi rembarquement du vapeur Tainui, dirigé sur Londres. Le steamer avait deux petites chambres à froid, qui renfermaient environ !2,3oo caisses de fruits.
Les observations portant sur la construction défectueuse des réfrigérants, du calfeutrage et des ventilateurs des pièces destinées a recevoir la marchandise, sur le manque de sélection des fruits et sur leur emballage mal soigné, ont été renouvelées lors des débarquements de Ylonic, de YOtarama, du Ruapahii\ de là, une vente à vil prix sur les marchés anglais.
Une circulaire du Ministère de l'Agriculture, donnant des conseils minutieux et précis aux producteurs, a déjà fait ressentir ses effets lors des derniers arrivages. Non seulement les fruits à pépins, mais aussi les Poches, les Brugnons, les Cerises, les Abricots, cueillis en plein verger, à la Nouvelle-Zélande, arrivent frais en plein hiver, dans les capitales de l'Europe, avec un écart de saison de cinq ou six mois.
Les cultures maraîchères n'offrent rien de particulier ; nos bonnes espèces y figurent. Le Melon est l'objet d'un commerce assez déve« loppé. La Tomate a supporté les voyages au long cours»
On sait que la Tétragone, Épinard d'été, est originaire de Pile, où Sir Joseph Banks la découvrit en 1772 et l'apporta en Europe*
La Nouvelle-Zélande possède les Jardins botaniques et d'essai de Wellington, de Dunedin, de Napier, et cinquante établissements d'horticulture répartis à Auckland, à Canterbury, à Dunedin, à Invercargill, à Nelson, à New-Plymouth, à Timaru, à Wellington.
Canterbury School est en quelque sorte le Grignon de la Nouvelle- Zélande; théorique et pratique, son enseignement est du genre secondaire*
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