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M. Gérôme, ancien élève de Versail Voici le sommaire de ce cours :
rticulture et de botanique, par les, chef de botanique au Muséum.
Sol et Sous-sol ; amendements et engrais ; agents de la Végétation autres que le sol ; travaux du Sol; travaux de culture et d'entretien ; Mullt'>lication naturelle et élevage des plantes : semis, plantations, arrosages ; mu, lication artilicielle des plantes : bouturage, Marcoltage, greffage ; notions de physiologie végétale ; théorie de la taille des arbres ; météorologie horticole ; géométrie pralique; maladies des plantes ; récolte et Conservation des produits,
Nous ajouterons, à l'honneur du Professeur et de ses élèves, que son auditoire compte un certain nombre d'employés et d'ouvriers du Muséum, avides d'entendre une parole autorisée, complétant leur éducation pratique.
Des ouvrages ont été décernés le mieux profité des leçons.
Pour les jeunes jardiniers auditeurs, le complément obligé des conférences est l'obtention d'un diplôme de Capacité ou certificat d'aptitudes. Nous citerons deux points importants, Paris, Lyon, qui en ont réalisé l'application.
La Ville de Paris a organisé un Cours public et gratuit d’arboriculture d’alignement et d'ornement, sous la direction de son professeur Charguecraud. Pendant la saison d'hiver, 1892-1893, le cours a consisté en dix leçons théoriques, le soir, à l'amphithéâtre de la Société nationale d'horticulture de France, et en trente leçons
pratiques, dans la journée, sur divers emplacements municipaux. :#} En voici le programme :
LEÇONS THÉORIQUES, — Éléments de physique et de chimie, appliqués à 1
aux élèves les plus assidus, ayant
physiologie Végétale, de géologie, de
arboriculture, -— Principes généranx de culture, — Amendements, — Fumiers et engrais, — Arrosements, — Pépinières, — Serres et Orangerie, — Multiplication, élevage et conservation des plantes, — Traitement des maladies, — Destruction des insectes, — Plantations d’alignement, — Etude des meilleures essences, — Plantations d'ornement des parcs, squares ct jardins, — Choix et groupement de Végétaux.
Leçons PRATIQUES, — Sur l'exécution et l'entre soins de culture, la Pratique de la taille el de l'élagage, — Etude des plantations sur les boulevards, avenues, parcs el Squares, — sur les routes départementales, — au bois de Boulogne, à la Muette, —
au bois de Vincennes, à l'École d’arboriculture, à Saint-Mandé et dans les Pépinières de la ville,
tien des plantations. — Les
À l'issue du cours, un jury d'examen Propose au Préfet de la Seine de délivrer des certificats d'aptitude aux élèves qui auront réuni les conditions indiquées par le programme d'examen. 8 certificats ont été délivrés à la session de 1894,
A Lyon, dans le Courant de l’année 1889, la des horticulteurs de la région lyonnaise fit appel aux praticiens, Pour étudier les Moyens «du développement rapide de l'horticulture. »
La création du diplôme de jardinier fut décidée et Le vœu iransmis à l'Association horticole lyonnaise qui le réalisa,
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Depuis 1890, un nouveau règlement décide que les diplômes seront au nombre de quatre et se diviseront ainsi :
1° Le diplôme de culture maraichère ;
2° Le diplôme d’arboriculture ;
3 Le diplôme de culture florale :
&° Le diplôme supérieur.
Les titulaires, qui auront obtenu le plus grand nombre de points, recevront, en plus du diplôme, des primes en argent de 50 francs, de 25 francs, de 15 francs, ou une médaille de valeur équivalente.
Des primes de 100 francs, de 99 francs, de 50 francs, sont ajoutées au brevet supérieur, qui résume les trois sections d'enseignement complétées par des notions théoriques sur l'art des jardins.
Le Jury est désigné, par le sort, dans une liste composée par le Conseil d'administration de la Société et comprenant dix maraichers, dix arboriculteurs, dix fleuristes. Un botaniste complète le Jury.
Les examens sont publics.
Les notes, pour les épreuves pratiques, sont multipliées par le coeflicient 3.
La distribution des diplômes de 1892 s’est faite à l'École normale de la Croix-Rousse.
Les départements ont des professeurs subventionnés par les Conseils généraux ou municipaux et par les Sociétés d’horticulture, d'autant mieux que les conférenciers sont des hommes de valeur, sous le double rapport de la pratique et du raisonnement.
Il est même des professeurs départementaux d'agriculture rétribués par l'État, qui ajoutent à leur programme la pépinière, le verger, l'arbre à cidre, le vignoble, les reboisements, les engrais.
On ne saurait trop reconnaitre les bienfaits de ces institutions, les services rendus aux praticiens, aux amateurs, à toute la population rurale qui trouve là des éléments de bonheur et de richesse.
Faut-il citer, à nouveau, quelques-uns de ces apôtres de l'horticulture : Bazin, Courtois, Delaville, Lozet, de l'Oise ; Lambin, de l'Aisne ; Lucet, Varenne, Vilaire, de la Seine-Inférieure ; Piéton, de l'Eure ; Dubarle, de la Marne ; Fauquet, Latouche, Rivière, de Scincet-Oise: Raquet, de la Somme: Chauvelot, du Doubs ; Picoré, Foussat, de Meurthe-cet-Moselle ; Faudrin, des Bouches-du-Rhône : Jadoul, Saint-Léger, Bongard, du Nord; Levesque, de la Manche: Robinet, de la Haute-Garonne: Paille, d'Eure-et-Loir : Gitton, du Loiret ; Fouquereau, Lemoine, de Maine-et-Loire : Grosdemange, Nodot, de Seine-et-Marne : Rousseau. Cognée, de l'Aube: Allemand, de l'Isère ; Lochot, de la Côte-d'Or ; Layé, du Puy-de-Dôme ; Nardy, du Var... et toute une légion, aux environs de Paris ?
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Le Gouvernement récolte les fruits qu'il a semés, en patronnant les cours nomades d'Alphonse Dubreuil. Celui-ci, secondé par les administrations ou les sociétés locales, professait son cours d’arboriculture pendant une vingtaine de jours, dans la même ville.
Des disciples se sont formés, répétant la parole du maitre; les amis des bons fruits ont suivi ses conseils, et l'administration des routes est entrée dans une voie également rationnelle.
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