‹ L'horticulture dans les cinq parties du monde [microforme]Chapitre 44 sur 356 · STEIN · texte numérisé non relu

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I, — Action du Gouvernement.

Le Gouvernement d’Alsace-Lorraine, sans être autonome, a cependant appliqué des mesures qui lui sont particulières et qui se rapportent à l'exploitation du sol.

Dans un but politique, d’après un de nos compatriotes chargé ‘étudier l’agriculture officielle en Alsace-Lorraine, et avant la nomination d'un Stathalter qui concentre le pouvoir entre ses mains, l'Administration allemande a créé, dès les premières années de l'annexion, un service agricole spécial, espérant ainsi s'assurer les sympathies des populations rurales.

Cette institution comprend, dans les pays annexés :

1° Les réunions territoriales, les partages de biens communaux et Ù les améliorations culturales d'un intérêt général ;

2° La régularisation et l’endiguement des fleuves et rivières ;

3 Le dessèchement des marais ;

4° Les travaux de drainage et d'irrigation en grand ; la création de prairies par des communes et par des associations autorisées. Pour l'exécution de ces travaux, il avait fallu jusqu'alors le consentement manime des participants, condition qui était rarement remplie à cause du trop grand morcellement. On a remédié à cet inconvénient, en complétant la loi française du 21 juin 1865 par une loi du 11 mai 1877, en ce sens que les entreprises purent être réalisées malgré l'opposition d'une minorité. Les irrigations se sont ainsi multipliées, surtout dans la Basse-Alsace, tandis que les drainages ont plus d'importance en Lorraine ;

5° La création de réservoirs de montagnes destinés eaux des pluies du printemps et de pendant la saison sèche, confor et de l’industrie :

à retenir les l'automne, qui seront utilisées mément aux intérêts de l'agriculture

6° L'établissement de règlements pour l'utilisation de l'eau. dans un

dura « Il © intérêt public ; aude 7° L'entretien et le curage des cours d'eau. ANSE A peu d'exceptions près, les différentes lois françaises sont restées À — Fi en vigueur, trälten Les terrains destinés aux pépinières, aux vergers, aux potagers, 1: aux cultures industrielles sont prospères,. pratiqu Le budget d'Alsace-Lorraine porte à chaque exercice un crédit A rditel de 3,750 francs, spécialement affecté à des subventions remises par le y Les } Gouvernement +

aux communes qui font des plantations fruitières à l'Écol sur leurs terrains communaux. Le subside est fixé à lu moitié de la

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D'ailleurs, le Gouvernement a clierché à démontrer qu'il voulait quinze.

encourager, en Alsace-Lorraine, l'arboriculture qui a tant souffert à Ladt * 40

pendant l'hiver 1859-1880. Afin de hâter le remplacement des arbres Le pr À

détruits, l'Administration a fait acheter de jeunes sujets dans les À Lés à

pépinières indemnes, et les a cédés à moitié prix aux propriétaires, pratiqu aux usagers, aux communes.

sont dit Chaque année, des diplômes d'honneur, accompagnés de primes en

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argent ou de collections de fruits plastiques, sont décernés aux A , Q , . LÉ ,

personnes et aux Communes qui se sont distinguées par les soins L'Éco

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Le Gouvernement a également favorisé la création de pépinières Lu

pour ses divers services des Ponts et Chaussées et des Chemins de

CS , À cÔ fer, et auprès des Municipalités qui disposaient d'un emplacement ' gratuits favorable, r° Un

Ces divers procédés ont Puissamment encouragé la plantation des x lines ., : + É

arbres fruitiers. * et dure « Enfin, le Gouvernement a publié, dans le Journal officiel d'Alsace- s Un Lorraine, une liste des. variétés d'arbres fruitiers en Poires renrenr et en Pommes qui sont recommandables pour la grande culture 3 En

de vergers ou de routes fruitières. Cette liste, reproduite plus loin, a été dressée par le Conseil d'Agriculture composé de quinze membres, cinq par département, et auquel le Ministère soumet

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I, — Écoles d'horticulture.

Il existe pour toute l'Alsace-Lorraine une seule École d’arboriculture, située à Brumath, section de Grafenbourg, dans la Basse- Alsace, à quelques lieues de Strasbourg ; elle a été créée en 1875,

A la tête de cette École se trouve M. Schüle, directeur, avec un traitement de 4,500 francs.

Le Directeur, chargé de donner l'enseignement théorique et pratique de l'horticulture et de l'arboriculture, est secondé par un jardinier et un aide-jardinier.

Les bâtiments de l'École sont très importants, Les terrains joints à l'École comprennent une dizaine d'hectares. Les cultures fruitières et viticoles s'y trouvent largement représentées.

Le nombre des élèves internes ne dépasse guère le chiffre de quinze à vingt jeunes gens, âgés de quinze ans au moins,

La durée des cours est de trois années.

Le prix de la pension est annuellement de 500 francs.

Les élèves fournissent à l'École tout le travail wianuel. Les cours pratiques et théoriques, consacrés à l'horticulture et à la viticulture, sont dirigés, avant tout, du côté de l'arboriculture, comprenant les soins à donner aux arbres fruitiers, les plantations, le greffage, la taille, l'étude des variétés, l'empioi des fruits.

L'École s’est appliquée à établir une liste des meilleures variétés de fruits, surtout en Pommes et en Poires r lus spéciales à La culture de haut-vent en vergers ou à la production du cidre.

A côté des leçons scolaires sont institués à l'École les cours gratuits ci-après :

1° Un cours d'arboriculture destiné aux cantonniers. — Ce cours a lieu deux fois par an, pendant les mois de mars ct de juillet, et dure chaque fois un mois complet ;

2° Un cours pour des agents communaux qui seront chargés ultérienrement des soins à donner aux arbres fruitiers de leur commune:

3 Enfin, un cours d'arboriculture, avec programme plus étendu et une durée plus longue, pour les instituteurs, les employés subalternes des Ponts et Chaussées, les agriculteurs et les jardiniers.

Actuellement, l'établissement est devenu École d'agriculture d'hiver, sans internat. Les cours annexes d'arboriculture, ainsi que les collections arbustives et fruitières, ont été maintenus.

L'École d'agriculture de Rouffach (Haute-Alsace), comprenant soixante-cinq élèves, en 1893, s’est attaché un professeur d’horticul-

ture, qui démontre aux assistants la culture des arbres fruitiers et la production des légumes. L'École est autorisée à délivrer le certi. pratiq ficat pour le volontariat militaire d'un an. comm

A Saint-Avold (Lorraine), il existe une péninière dép Les dirigée par M. Wolff. d'intéi

La sylviculture, la viticulture, les plantes industrielles : Houblon, Sou Tabac, Chanvre, etc., sont du domaine de l'enseignement de ges

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spécial Par viveme Après avoir créé une Société d'agriculture par département, des maisor Comices agricoles Par arrondissement ou cercle, l'administration se de la ] dispose à agir de même à l'égard de l’arboriculture. Elle en conserve La $ la haute direction et elle exige l'usage de la langue allemande. des ph

Les anciennes Sociétés d'horticulture ne sont plus guère nom- lesquel breuses en Alsace-Lorraine. donne.

En voici les débris : véritab

l'occasi Depu Jardin culture HaurTe- ALsAce. accroît CoLMar, — Société horticole et vigneronne, départe Mvurnouse. — Société d'horticulture, L js prospèr Elle & rang de changer

Il. — Sociétés d’horticulture,

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