‹ L'Hôtel de Beauvais (rue Saint-Antoine)Chapitre 16 sur 30 · PROPRIÉTÉ DES HÉRITIERS ET AYA^STS CAUSE DU DIT S'' PRÉSIDENT ORRY · texte numérisé non relu

PROPRIÉTÉ DES HÉRITIERS ET AYA^STS CAUSE DU DIT S'' PRÉSIDENT ORRY

30 septembre 1709.^ — Testament du dit S' président Orry par lequel, 21 octobre. j entre autres choses :

1» Il a institué M. PhilbertOrry et M. Jean-Pierre-Louis Orry, S'' de Fulvy, ses deux fils, ses légataires universels, à la charge de la substitution universelle. Il les a grevés réciproquement en faveur du survivant, en cas que le prédécédé mourût sans enfants. Et 2° il a légué à la D'"' Orry, sa tille, une somme de 150,000 liv.

20 novembre. — Intitulé d'inventaire faitaprès iedécès du dit S'président

Orry, tant à Paris qu'au château de la Chapelle, à la requête :

1° De dame Catherine-Louise Corcessin, sa veuve, non commune en biens avecluy, tant en son nom, comme donataire d'une portion d'enfant, suivant son contrat de mariage, que comme tutrice de D"' Louise-Elisabeth Orry, sa fille mineure et du dit deffunt, et encore comme créancière du dit S'' son époux.

2° Du dit Philbert Orry, tant en son nom que comme subrogé tuteur de ladite D"' sa sœur.

ô" De M" Louis-Bénigne Berthier, président au Parlement, à cause de D' Jeanne Orry, son épouse.

Et i^dudit ,Iean-Henry-Louis de Fulvy, émancipé d'âge, procédant sous l'autorité de M' Jacques Loison, avocat au Parlement, son curateur.

Lesd. S'' et D"" Orry et lad. D'^ Berthier, habiles à se dire héritiers, chacun pour un quart, du deffunt sieur Orry, leur père; ou lesd. S" Orry, habiles à accepter le legs universel àeux fait par son testament; et encore les S. PhilbertOrry et dame Berthier, créanciers de la succession.

27 octobre 1717. — Sentence du Châtelet de Paris, qui avoit nommé lad.

dame veuve Orry tutrice de sa fille mineure, et led. sieur Orry son

subrogé-tuteur.

6 novembre. — Acte d'acceptation desd. qualités.

21 octobre 1719. — Lettres de bénéfice d'âge, qu'avoit obtenues led.

S' Orry de Fulvy.

H L'HOTEL DE REAIJVAIS.

27 octobre H 10. — Sentence en entérinement il'icelles et en nomination

de M' Loyson pour son curateur.

6 novembre. — Acte d'acceptation de lad. qualité.

iN» 15.

PnOPRIÉTÉ DE 1,AD. I)"' I.OLISK-Él.lSAltKTn OIIKY, ÉPOUSE DE M" ANTOINE- .MAKÏI.N CHALMONT DE LA CALAISIÉRE.

21 may 1725 — Procès-verbal de partage, de i)artie des biens des successions dud. sieur président Orry et de dame Jeanne Esmenin, son épouse en secondes noces, par lequel, en la vacation du 21 août 1728, mond. S"" de la Galaisière. pour remplir la dame son épouse des l.')0,00() liv. à elle léfiuées el revenatis pour tous ses droits en la succession dud. S' son père, a opté et choisi, d'entre les biens d'icelle, entre autres choses lad. maison appellée l'hôtel de lieauvais,pour la somme de t-iO,OOOIiv., portée au procès-verbal de prisée et estimation faite par Loir expert, duquel il luy a été fait par lesd. S" Orry et de Fulvy abandonnemens nécessaires.

PROPRIÉTÉ INDIVISE DES S" PHILBERTORRY ET JEAN-HENRY-LOUIS ORRY, SEIGNEUR DE FULVY, FRÈRES.

9 juillet 1740. — Transaction passée entre lesd. S" Orry el lesd. S' el D'de la Galaisière, à cause de lad. dame : par laquelle, pour empêcher les suites du procès subsistant entre eux au sujet des lettres de rescision obtenues le vingt-six mars 1740 par Mad« de la Galaisière, pour la lézion par elle soufferte dans l'abandonnement à elle fait en minorité, de l'hôtel et maison dont est question, pour ladite somme de 140,000 liv.; sur lesquelles lettres étoit intervenue sentence contradictoire au Chàtelet de Paris, le 2() avril 1740, qui lesavoit entérinées, et qui avoit condamné lesd. S" Orry à l)ayer à lad. dame de la Galaisière lad. somme de liO,000 liv. et intérêts d'icelle du 1" janvier 1740 ; el lesd. S" Orry ont consenti l'exécution de lad. sentence, se sont désistés de l'appel qu'ils en avoient interjetté, et sont redevenus propriétaires desd. hôtel el maison, au moyen du payement, par eux fait par le même acte aux S' et D" de la Galaisière, de la somme de 143,674 liv. 19 s. 9 d., pour leur prix et intérêts d iceluy cy-dessus mentionné, el de plus de celle de dix mille livres pour les améliorations faites auxd. maisons.

Cet acte contient déclaration que, dans lesd. sommes est entrée celle de 75,000 liv. empruntée par lesd. S. Orry, du S'' Étienne

PIECES JUSTIFICATIVES. >i$

Nicolas Nourry et de la dame son épouse, auxquels elle a été remboursée.

8 juillet 1740. — Contrat de constitution par lesd. Orry au profit desd. S' et D" Nourry de 5,750 liv. de renie en remploi des 75,000 liv. remboursées par quittance, passée devant M' Bouron, le seize juillet 1740, suivant la mention mise en marge de la grosse du contrat.

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