VENTE DE BIENS NATIONAIX
L'an septième de la République française une et indivisible, le dix-sept fructidor, à onze heures du matin, nous, membres de l'administration centrale du département de la Seine, nous sommes transportés en la salle des ventes établie au département, place Vendôme, à l'efiFet de faire procéder, à la requête et diligence du commissaire du directoire exécutif présent, conformément aux lois relatives à la vente des domaines nationaux et notamment à celle du 27 brumaire an sept, établissant un mode particulier de payement des usines, maisons et bâtiments servant uniquement à l'habitation, à la première criée et réception d'enchères, indiquée à ce jourdhui par l'afiSche apposée dans tous les lieux nécessaires et accoutumés; et avons annoncé qu'il allait être procédé à la réception des premières enchères pour la vente des deux tiers d'une maison sise en cette commune, rue Antoine, près celle de Joui, n"' 522, 523, 324 et 525, provenant des émigrées Marie Anne-Josephine-Antoinette-Ursule Deyck , femme d'Amable-Charles Hennequin-Decquevilly, et Adélaïde-Clémentine Deyck, femme de Jean-Marie-Noel Brion-MaroUes, indiquée dans ladite affiche, et ci-après plus amplement désignée, ainsi que du cahier des charges desquelles il a été donné lecture à haute et intelligible voix.