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| | fin Wa | | All > III L NN | HI | | Il | < ER GE sen 1 9 ls LOL HALL = CHAMBRE DES DÉP Il [ll Séance du vendredi 26 mai 1843. || || LUE L M. Tesre, Ministre des Travaux publies. En l'absence de mon collègue M. le Ministre | || de l’Intérieur, retenu à la Chambre des Pairs, j'ai l'honneur de présenter à la Chambre le HE projet de loi ayant pour objet une demande de crédits de 590.000 fr., destinés à l’acquisi- | (ll. tion de l'Hôtel de Cluny et de la collection de M. Du Sommerard. En ; Eu 5 Ë ; " $ 7 sed: IN M. Lepererier D’AUN AY, président. Le projet de loiet 1 exposé des motifs seront imprimés, |h distribués et renvoyés à l’examen des bureaux. EE |A LULU : à à 3 ; À Il Le Moniteur nous apprend aussi que la question fut mise à l’ordre du jour de la séance 12 . & | IA du 29 mai 1843. LATE (Moniteur universel, p. 1291 et 1292.) qi | { ||} Séance du samedi 17 juin 1843. | M. AraGo. J'ai l'honneur de déposer sur le bureau le rapport sur le projet de loi relatif WRI À CRE dre À F {IN fi à l'acquisition de l'Hôtel de Cluny et de la collection Du Sommerard. I - (Moniteur, p. 1545.) DLL ni) CHAMBRE DES PAIRS | RIRE ! | Mardi 4 juillet 1843. || [UN
La Chambre donne acte au Ministre du Roi de la présentation de plusieurs projets de loi parmi lesquels celui relatif à Cluny. | if
Samedi 15 juillet 1843.
Le Chancelier donne, au début de la séance, la parole à M. le baron de Barante, au sujet de l’acquisition.
M. 2e Baron DE Baranre. Messieurs, le projet de loi qui autorise l’acquisition de l'Hôtel de pt n : à ; 1 | Cluny et de la collection de feu M. Du Sommerard n’a point rencontré de contradicteurs | |
dans la discussion publique, ni même, ce semble, dans les journaux. Toutefois, plusieurs (UE publique, ; j l | |
objections ont circulé, et sans doute elles ont paru dignes d’être prises en sérieuse consi-
{ | ji dération, puisqu’un nombre imprévu de suffrages négatifs s'est trouvé dans l'urne du scrutin (ul » P q (] () (fl:
N ] 2 2 | (ll à la Chambre des Députés!. LAND | Il N Mercredi 19 Juillet 1843. [1e El un Présidence de M. le comte Portalis, vice-président. La parole est à M. de la Riboissière. | Ë Re Ë | M. ze comre pe La Ripoissière combat l'acquisition dans un long discours. Il ne (Nul) fl nul 1. Ghambre des Pairs. Séance du 15 juillet 1843. Rapport fait à la Chambre par M. le baron de Barante, au nom d'une commission (HU spéciale chargée de l'examen du projet de loi relatif à l'acquisition de l'Hôtel de Cluny et de la collection de feu M. Du Sommerard; EU Lroch. in-8° de 16 pages. Les membres étaient : MM. d'Audiffret, de Barante, Cousin, de Houdetot, Lebrun, de Rambuteau, Siméon. j 12 (le | | {Il I!
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conteste pas, d’ailleurs, l'intérêt de l'Hôtel : « C’est, dit-il, aux localités qui se parent de ces édifices particuliers, qui en font leur gloire et leur richesse, qu'il appartient de les protéger contre la destruction. » Il croit qu’en s’engageant dans cette voie le Gouvernement ne soit obligé de montrer le même soin jaloux pour un grand nombre d’autres maisons, ce qui l'entrainerait trop loin.
Quant aux objets qu’on voudrait placer à l'Hôtel de Cluny, ils sont déjà classés dans les plus magnifiques Musées du monde : au Louvre, au Musée d'artillerie. M. de la Riboisière croit que quand on aura logé un conservateur et sa famille, des gardiens et un suisse, il restera bien peu de place pour ranger des curiosités !
M. x Baranre, rapporteur, se refuse à engager une controverse inutile. « M. de la Riboissière, dit-il, n’est pas de notre avis, voilà tout. »
M. ze marquis DE Borssy demande à qui seront données les places; si la place de directeur est promise, elle entre en considération du bon marché. Il ne voudrait pas que la place fût donnée comme un supplément, car les ministères suivants auraient les mains liées et ne pourraient nommer un autre directeur en cas de nécessité.
M. pe Borssy se livre ensuite à des appréciations étranges. Perdant de vue les sacrifices consentis par la Ville de Paris, oubliant l'intérêt national, non local, de telles institutions , il trouve que trop souvent « on nous fait concourir, nous autres départements, avec la Ville, qui seule en profite.
« La jeunesse des départements, dit-on, viendra suivre les cours à Paris; elle trouvera des moments de récréation utile dans les salles de ce nouveau Musée. J’en conviens, mais il ne faut pas faire payer davantage à la jeunesse des départements, qui déjà coûte tant aux familles de la province. »
Il termine en se prononcçant pour l'acquisition partielle et en demandant que la Ville concoure pour une plus forte part.
M. ze core pe Ramsureau fait remarquer qu'on ne s’est pas rendu compte des sacrifices que la Ville a faits. À coup sûr, il y aurait eu avantage pour elle à acheter l'Hôtel pour son compte.
« La Ville de Paris dépensera environ 600,000 à 700,000 fr. pour cette opération, par suite des engagements qu’elle a pris.
« D'un autre côté, elle relève l'Hôtel de Cluny d’un retranchement, et elle fait l’abandon du Palais des Thermes, qui lui revient à 100,000 fr. Or, je le répète, l'Hôtel de Cluny n'aurait pas coûté cent mille écus, et la Ville aurait pu conserver son ancien tracé et affecter l’Hôtel à un service public, pour lequel les bâtiments auraient été convenables. »
La Ville n'avait pas l'intention d'établir un Musée spécial à Paris, elle a pensé que c'était du ressort du Gouvernement central, et a voulu prouver sa générosité pour les objets d'utilité publique. D’ailleurs, si les départements concourent à la dépense générale, il est juste de songer que Paris est le centre où l’on vient chercher les lumières, l'instruction, les connaissances; la Ville paye par la consommation qu’elle fait un tribut suffisant, car si la moyenne de l'impôt est de 27 fr. par tête dans tout le reste de la France, elle est de 114 fr. par tête à Paris.
M. ze comme pe LA RiBorssière, répétant ses précédentes paroles, trouve que la Ville eût pu y installer la mairie du onzième arrondissement ; « c'était pour elleun devoir, une
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| (INA QUE pt | B UE D qi | 12 ll | 1 AO Un | 2 obligation, une convenance d’acheter l'Hôtel, tandis que pour le Gouvernement il n'y à ( | | | aucune nécessité de le faire ; ce sera un mauvais précédent. » | | | C M. ze Rapporteur demande à la Chambre de bien se souvenir que M. de la Riboissière ne | | | trouve pas nécessaire de réunir les objets dispersés. Il rappelle que le Gouvernement, la | | | Chambre des Députés et la Commission 6nt pensé que c'était une chose utile et honorable | | | pour la France d'établir un semblable Musée.
Une discussion s'engage ensuite. M. ze saron Dupin trouve qu'on formera un Musée d’un | | | grand intérêt national, que le goût de l’industrie parisienne en profitera et qu'on y pourra fil ,! envisager l’art au point de vue de la fabrication industrielle. Le nouveau Musée ne sera la | Le répétition d'aucun autre. {Il (| M. ze come pe LA Risorssière lui reproche de n’avoir pas lu le catalogue, car il aurait vu (ll |l que la collection se compose en grande partie d'objets faits à l'étranger, notamment par LL - Cellini. qu M. Durix répond que Benvenuto Cellini est au nombre des grands artistes attirés dans dl notre patrie par François [*; il a travaillé beaucoup d'objets précieux qui sont restés chez (l | nous, qui sont comptés parmi les chefs-d’œuvre de l’art et qui seront parfaitement placés HU dans une collection francaise. | | M. ze comte DE LA Ripoissière demande de faire voter séparément sur l’acquisition de la LE collection et sur celle de l'Hôtel. LU M. ze Présinenr. La division est de droit. | L'art. 1" est ainsi conçu : {ll | « Il est ouvert au Ministre de l’intérieur, sur l'exercice 1843, un crédit extraordinaire de | HE | 590,000 fr. applicable aux objets ci-après, savoir : | l « Acquisition de la collection Du Sommerard............. PU ERT 200,000 fr. | ll “AcqusinondelHotelde Cluny rec ce Dhooouveoo ÆRULD Ge. | {ll Je consulte la Chambre sur le Z 1°, relatif à l’acquisition de la collection Du Sommerard. |) (ll | (Le # 1% est mis aux voix et adopté). juil ll
M. 1e Présinexr. Je mets aux voix le ? 2, relatif à l’acquisition de l'Hôtel de Cluny. (Le 2 2 est mis aux voix et adopté).
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« Arr. 2. — Il sera pourvu aux dépenses autorisées par la présente loi au moyen des HA WRI
1843 ». (Adopté.)
ressources affectées, par la loi de finances du 11 juin 1842, aux besoins de l’exercice | |
La chambre procède au scrutin sur l’ensemble du projet de loi. | |
Le scrutin donne le résultat suivant :
Nombre des votants......... LE 98 ||
Boules blanches. .........,., ee 61 | |
Boules Hors NE ER re en 37 | || 1 (La Chambre a adopté). LE
(Moniteur, p. 1895).
La Commission de la Chambre des Députés (p. 89) se composait de MM. Fulchiron, Taillandier, de Golbery, Boulay (Meurthe), | Arago, Leprevost. Oger, Demesmay, Vitet.
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DOCUMENTS CONSERVÉS AUX ARCHIVES DE LA COMMISSION DES MONUMENTS HISTORIQU
Nous devons à l’obligeance de M. Marcou d’avoir eu connaissance du dossier de l'Hôtel conservé aux Archives de la Commission des Monuments historiques. Il se compose de photographies, de dessins de M. Albert Lenoir, de ceux de M. Paul Bæmvilwald pour la couverture de la cour située derrière la chapelle, et d’un dossier de pièces diverses.
Ce dernier contient un rapport de M. Du Sommerard, en date du 9 novembre 1843, sur l’état des locataires de l'Hôtel avec la durée des baux, le produit et la désignation des lieux occupés à partir du 1°” octobre 1843. On y apprend que le produit, variable avec les dates d'expiration des baux, s'élève au maximum à 3.960 francs. Il y annonce que le 4“ janvier 1849, les diverses parties de l'Hôtel seront entièrement rentrées en la possession de l’administration pour être converties en salles de musée; M. Du Sommerard en estimait la dépense annuelle à 9.000 francs. Le produit total du 1" octobre 1843 au 1° janvier 1849 est évalué à 19.715 francs.
On put abréger la durée d'occupation par la résiliation des baux obtenue au moyen de paiement d’indemnités ; à ce titre, le sieur Félix, relieur, reçut 2,000 francs d’indemnité le 26 janvier 1846 ; en 1844, Suet avait recu 800 francs et Letellier 500 francs. Un des locataires, Sauvé, engagea un procès avec l'Etat. Dans ses lettres, où il donne pour adresse, 14, rue des Mathurins, il se plaint de la gène causée aux locataires par le factionnaire du poste qui y est installé, par les visiteurs et par les travaux de restauration.
Le dossier de la Commission comporte aussi des pièces des 15 et 28 janvier 1848, relatant communication des titres de propriété aux Domaines. On lit dans une pièce émanant de la Cour des comptes que, « dans la vérification faite, dans le compte de 1843, du payeur central du trésor, une somme de 389.000 francs ordonnancée sous le n° 1553 a été payée le 27 novembre 1843 à M" veuve Leprieur, à valoir sur celle de 390.000 francs, prix de la vente de l'Hôtel de Cluny, mais les anciens titres de propriété ne font point partie des pièces justificatives de ce paiement. »
Les papiers font mention de M° Guérin, notaire à Paris, de la prise de possession par l'Etat en 1843, et de pièces relatives à l’acquisition. Quelques-unes concernent une estimation de l’immeuble par Labrouste et Viollet le Due, qui durent réclamer plusieurs fois le montant des honoraires ! qui leur étaient dus pour leur rapport. Ils y fixaient à 310.000 francs la valeur de l’immeuble, en mentionnant expressément que ce chiffre était celui de la valeur réelle, dans laquelle n’entrait pas celle que lui donnait son histoire. Visconti, chargé du même travail proposait le chiffre de 389.815 francs. Un plan accompagne son mémoire.
Enfin plusieurs pièces de l’année 1845 concernent le paiement des frais résultant de l'acquisition.