FAÇADE PRINCIPALE
La vue perspective a pour but de faire apprécier tout le pittoresque que cette façade présente sur la rue, grâce à ses saillies et au jeu de lumière qu’elles provoquent. à
La façade géométrale de son côté montre l'élégance de ses proportions : le mur de clôture a été reproduit à part, car en se projetant sur le bas de cette façade il en eût caché une partie. La planche montre cette façade telle qu’elle était primitivement, c’est-à-dire dégagée des deux fenêtres qui ont été construites à chaque étage du Musée dans le style ogival. La nécessité de donner de la lumière aux salles lors de l'installation du Musée obligea à ces remaniements. On a rétabli également sur ce dessin la petite porte du rez-de-chaussée que l’on n’y voit plus. On a restitué son caractère de fenêtre à la dernière baie à droite, qui sert aujourd’hui de porte d’entrée depuis l’époque où l'on installa le Musée. On a rétabli aussi l'escalier qui l’avoisinait et supprimé les marches modernes qui donnent accès à l'entrée actuelle. À côté on voit les restes d’un petit cadran.
À droïte et à gauche on voit en coupe l’intérieur des bâtiments qui forment les ailes orientale et occidentale de la cour d’entrée.
La grande tour qui contient l'escalier principal est un des beaux morceaux de l'Hôtel. Au dessus et sur les côtés de sa porte, des coquilles et des bâtons de pèlerin sculptés en abondance ont pour but de rappeler le nom de saint Jacques, patron d'Amboise, fondateur de l'Hôtel de Cluny. Des banderolles liées aux ornements portent sa devise : /nétium Sapientiæ Timor Doi — Serva Mandata — Servire deo — Regnare est.
Un cadran solaire est gravé sur le pan coupé du nord-est de la tour. Le soleil figure au centre; une banderolle l'entoure ; on y lit : 47 sine nobis. Les heures sont écrites en chiffres romains sur cette banderolle.
On a logé en 1887 une figure dans la niche qui couronne la porte
d'entrée.
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Les fenêtres de cette tourelle éclairent l'escalier.
À droite du dessin on voit au rez-de-chaussée l’ancienne cuisine de l'Hôtel; au dessus est une grande pièce, auprès de laquelle se trouve le trésor, petite salle voütée, mise à l'abri du feu afin de recevoir et préserver les objet précieux.
À gauche de notre planche on remarque la galerie basse qui règne au rez-de-chaussée; la partie du premier étage qui se trouve au dessus est occupée par une galerie.
Notre dessin montre des constructions au dessous de la ligne du sol; ce sont les caves, elles sont d’origine romaine, avec additions datant de l'époque ogivale.
La balustrade qui couronne la tourelle a été rétablie suivant un profil dont les traces subsistaient dans la partie contigué à la tourelle qui domine l'escalier. À la droite du dessin, on voit la tourelle qui permet l'accès du cabinet du directeur, de ses bureaux et de l'étage supérieur.
Les plombs de la crête qui couronne le pavillon du concierge sont anciens. On voit encore les traces des ornements qui les décoraient. Ils étaient probablement dorés à l’origine.
Les deux cheminées qui sont à gauche de la planche sont en briques, les autres en pierres de taille.
Le mur de clôture a été figuré à part, dans son état primitif. On a négligé d'y indiquer une troisième porte percée à son extrémité droite ; elle est moderne et sert au service de nuit; la fenêtre moderne, percée dans le rez-de-chaussée du bâtiment de droite pour éclairer le corps de garde.
ne figure également pas sur le dessin de mur, en raison de la date récente
de sa percée.
Les créneaux ont été refaits sur le modèle de l’un d'eux qui subsistait encore accolé à l'aile droite du bâtiment, comme le constate la Revue Archéologique, annonçant en 1852 l'achèvement de leur réfection. La grande fenêtre qu’on voit au premier étage du pignon de droite
éclaire la pièce actuellement réservée au directeur du Musée.
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