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bauteur. On les fermait habituellement avec des pièces de tapisseries; beaucoup d’entre elles étaient garnies de clotets s’élevant à six ou sept pieds de haut, qui empéchaient l’air extérieur d’entrer dans la pièce.
Leur partie supérieure se termine en arc surbaissé, au dessus duquel sont figurés des chapeaux de cardinaux, dont M. Albert Lenoir a retrouvé les traces; elles ont été détruites à son insu par la volonté de M. Du Sommerard, mais on a cru devoir les rétablir sur ce dessin.
3° Cour d'entrée. Façade tournée vers lorient. Les quatre arcades sont celles du portique près duquel se trouvaient peut-être les écuries. Dans la dernière arcade à gauche, on aperçoit un escalier de service, permettant l'accès des étages supérieurs et des caves. Le débouché de cet escalier sur
le toit est protège par une guérite en pierre.
On remarquera les courbes renversées qui terminent chacun des arcs en tiers point des arcatures du portique. C’est ce que l’on nomme les contrecourbes. Leur origine remonte au xivt siècle et elles atteignent leur apogée avec la décadence de l’art ogival. Ces contre-courbes ont d'autant moins d'importance que les arcs sont plus aigus. On les trace géométriquement suivant certaines règles qui déterminent en quelle partie elles viennent toucher l’ogive tangentiellement .
Les quatre arcades que l’on voit à gauche de la gravure sont celles du portique figuré en (5) sur le plan général. À cette époque, la plupart des hôtels possédaient des portiques intérieurs servant d’abri aux personnes en attendant qu'elles pussent entrer dans les appartements. Là se tenaient aussi les valets, et parfois on y attachait les chevaux pendant les visites des maitres ; presque toujours c'étaient, comme ici, des galeries établies devant un mur, non entièrement ouvert, afin d'éviter les courants d'air; on en trouve beaucoup d’analogues, notamment au château de Blois, à l'hôtel de
Jacques Cœur de Bourges, dans des maisons d'Orléans et de Montferrand,
1. Voyez les tracés, p. 240, tome 4, du Dictionnaire d'architecture francaise, par Viollet le Duc.
près Clermont; il y en avait entre autres à Pierrefonds, au château de Madrid près du Bois de Boulogne, dans l'hôtel de la Trémoille, à Paris, rue des Bourdonnais !.
Le mur coupé qui porte ombre est celui qu’on voit en bordure sur la rue Du Sommerard. Le pavillon à toiture élevée, contre lequel il s'appuie,
est celui du concierge.
1. Voyez la revue Z/Ami des Monuménts donnant chaque année plus de cent planches de monuments inédits tirés sur papier de fantaisie et un volume de texte de plus de 300 pages de documents inédits sur les diverses branches des Beaux-Arts. (Paris, 51, rue des Martyrs.)
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FAÇADE SUR LE JARDIN. ll lp ) Cette facade sur l’ancien jardin de l'Hôtel est plus simple que les précé- | : A \ ; LL dentes; cinq fenêtres seulement sont anciennes à chaque étage : ce sont celles qui se trouvent au dessous des grandes lucarnes de pierre. Les deux ll [IR IP : x : à ll lucarnes de bois dites chiens assis sont également modernes ; deux fenêtres | | 4 B ont été percées à chaque étage et deux autres près la tourelle d'angle. » Diverses modifications ont été apportées à cette facade lors de la création | du Musée. On transforma en porte, actuellement inutilisée, une des | fenêtres du rez-de-chaussée. Les deux baies pratiquées près la tourelle | | furent refaites dans le style des fenêtres anciennes, d’autres furent rétablies LL dans leur état ancien d’après des traces qui subsistaient et qui indiquaient | . se : . 3 . . { leur largeur primitive. Le mur mitoyen du couvent des Mathurins disparut ; il fut remplacé par une grille. | Nous avons omis à dessein de reproduire les parties ajoutées qui altèrent | | 4 à Ù | la physionomie et l’unité de cette façade si bien comprise. Nous la présen- | k ; LE RCE Ur tons à nos lecteurs dégagée de cette gangue d’origine contemporaine Im- || 5 (| L posée par les besoins du Musée.
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