Correspondance, tome I. p
La Révolution le priva de toutes ses ressources, supprima l’Académie et sa pension.
Son généreux ami, le président de Saron, était tombé sous la faux révolutionnaire. On
conçoit à peine comment il put subsister, s’il n'avait pas quelques faibles épargnes ; tout ce qu'on sait, c’est qu'il n'avait pas même les moyens d'alimenter la lampe qui servait à ses observations nocturnes. Il vit enfin des jours plus heureux : l’Institut, le Bureau des longitudes, la Légion d'honneur lui firent connaître une indépendance et une aisance à laquelle il était peu accoutumé. Elle ne changea rien à ses manières, et il en fit profiter sa famille.