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Saint-Denis : Semé de France, au chef d'argent chargé des mots : Mont- Joie Saint-Denis, de sable.
Quatrième travée :
Versailles : D'azur, à trois fleurs de lis d'or, qui était de France ; au chef d'argent chargé d'un coq à deux têtes, naissant, au naturel.
Etampes : De gueules, à une tour crénelée, flanquée de deux tourelles en forme de guérites, le tout d'or, ouvert, ajouré et maçonné de sable ; au-dessus de la porte de la tour, un écusson de France, brisé en cœur d'un bâton raccourci et péri en bandes, de gueules chargé de trois lionceaux d'argent.
Cinquième travée :
Meaux : Parti de sinople et de gueules, à la lettre capitale gothique M d'or, couronnée d'une couronne marquisaleou comtale d'or, au chef d'azur, semé de fleur de lis d'or.
Melun : D'azur, à sept besants d'or, 3, i, 3, au chef du second émail.
Autour du plafond, règne unecorniche composéede modillons dorés, soutenue par des consoles à têtes sculptées et dorées.
Cette salle n'a pas encore reçu de décoration picturale, les surfaces qui ne sont pas boisées étant simplement recouvertes d'une étoffe rouge à fleurons, qui en remplace une précédente, au chiffre de la République française.
Nous rappellerons, au sujet de cette absence de décoration, que, le 26 décembre 1894, M. Alfred Lamouroux, Conseiller municipal, déposait une proposition fort intéressante et qui eût été digne d'être mise à exécution, tendant à inviter M. le Préfet de la Seine à engager des pourparlers avec l'État pour obtenir la fabrication d'une tapisserie des Gobelins, représentant un sujet de l'Histoire parisienne, et destinée à son ornementation.
La pièce est surtout remarquable par la très belle menuiserie d'art, en chêne naturel, dont elle est revêtue.
Les pupitres et les fauteuils des Conseillers municipaux, groupés au Sud et au centre, les tables et les sièges de l'Administration, la tribune de l'orateur, le bureau du Président et de ses assesseurs, installés au Nord, sont, depuis quelque temps, d'acajou massif à moulurations, remplaçant de plus modestes meubles mis à la réforme.
Puisque nous venons de parler d'armoiries, nous croyons intéressant de rappeler la tentative faite par un ancien Conseiller municipal, M. Hovelacque, pour supprimer les fleurs de lis, emblème de la Royauté, de tous les écussons de la Ville à sculpter sur et dans la nouvelle Maison Commune. Afin d'arriver à son but, l'auteur de la proposition avait trouvé une idée fort habile, chère sans doute aux archéologues, et qui consistait à adopter comme type un sceau de Tan 1 200, réduit à un simple bateau, et portant seulement : De gueules, au navire équipé d'argent, voguant sur des ondes de même. Il supprimait ainsi le chef de France, c'est-à-dire le champ d'azur semé de fleurs de lis, qui surmonte l'écusson et auquel il est cousu.
C'était, à peu de choses près, ce qu'avait fait l'Empire en remplaçant les fleurs de lis par des abeilles, et le gouvernement de Juillet, qui avait mis à leur place des étoiles.
Le Conseil Municipal ne suivit pas M. Hovelacque, et repoussa sa proposition, à la suite d'un curieux rapport présenté par M. Ulysse Parent, le 14 février 1880.
L'incident n'en avait pas moins fait suspendre durant plusieurs jours tous les travaux de sculpture qui comportaient des armes de la Ville.
Au sujet de la salle des Séances dont nous venons de parler, il est utile de rappeler que, dès 1884, le Conseil municipal
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commença à la trouver insuffisante pour la réunion de ses 80 membres, et surtout fort incommode. Le 27 juin de cette année, une proposition de M. Dreyfus et de 47 de ses collègues, était déposée sur le bureau, invitant l'Administration à étudier la transformation, à cet usage, de la Cour du centre.
Le 3 juillet 1886, M. Cernesson, avec cinquante Conseillers municipaux, revenait à la charge en déposant la même proposition. Entre temps, l'Administration avaitexaminé la question et, le 2 août suivant, le même Conseiller soumettait à ses collègues deux projets élaborés par les Services. Le premier consistait à aménager la cour Louis XIV, en disposant les sièges des édiles, en fer à cheval, avec construction, dans la partie haute, de tribunes publiques pouvant contenir 3oo personnes. Cette installation eût coûté 430.000 francs.
Le second projet, qui était, paraît-il, l'œuvre de M. Alphand, comportait l'installation de la salle nouvelle dans la cour du Sud ou du Préfet, en laissant subsister au-dessous une cour qui eût été couverte, et fort utile les soirs de fêtes et de cérémonies. Le montant de cette transformation s'élevait à la somme de 600.000 francs. Le Conseil repoussa ces deux combinaisons et se contenta de demander l'amélioration de la salle actuelle, demande qui futencore inutilement reprise le 6 décembre suivant.
Cinq années se passèrent sans qu'il fût question de cette affaire. Mais, le 2 mars 1891, M. Louis Lucipia signalait de nouveau à ses collègues les mauvaises dispositions de leur salle des Séances, et leur faisait voter une motion tendant à inviter l'Administration à étudier une appropriation nouvelle. Le 9 novembre de la même année, M. Hervieu, toujours sans succès, reprenait cette motion, suivi d'un grand nombre de membres de l'Assemblée.
Le dernier projet, enfin, date du 5 octobre igo5, et émane de
MM. Chautard et Achille. Il est subordonné à la cession à la Ville, par l'État, de lacaserne Napoléon, située de l'autre côté de la rue Lobau, en bordure de la rue de Rivoli, dans laquelle seraient installés divers services de l'Hôtel de Ville, notamment la Caisse municipale et son hall. Le projet en question prévoit donc l'installation de la nouvelle salle des Séances et des services du Conseil municipal, au-dessus du hall abandonné, lequel deviendrait la salle des Pas-Perdus, avec accès direct du public par la rue de Rivoli. La pièce jouirait d'une superficie supérieure de moitié à la salle actuelle, et serait disposée en hémicycle. Nous ajouterons que la question fut étudiée de très près par les services municipaux, et qu'un projet fort intéressant a été dressé par M. Formigé, architecte de l'Hôtel de Ville. Mais, comme nous le disons plus haut, l'affaire dépend de 1 abandon de la caserne Napoléon par l'Etat, sans compter aussi le vote, par le Conseil, d'une grosse somme pour la mettre à exécution. Bien entendu, cette transformation entraînerait la modification complète de la façade sur la rue de Rivoli, principalement du hall de la Caisse municipale, qui disparaîtrait et serait remplacé par un bâtiment s'avançant en demicercle et absorbant le saut de loup dans sa partie médiane.
Revenons à la salle actuelle, et rappelons qu'elle sert également de lieu de réunion au Conseil général de la Seine, composé de 102 membres, et dont le siège est aussi à l'Hôtel de Ville de Paris.
A ses deux extrémités existent deux pièces, le Vestiaire, situé au Sud, la Buvette, située au Nord, dont les deux fenêtres sont décorées chacune dune grande verrière peinte par M. Carot. Celle du Vestiaire, dessinée par M. Lerolle, représente Une après-midi au Bois de Boulogne; celle de la Buvette, du dessin de M. Besnard, montre La pue d'un quai de la Seine
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vers le marché du Mail. Ces deux vitraux sont fort intéressants, en ce sens que l'on retrouve dans chacun d'eux le genre si particulier des deux peintres qui en dessinèrent les cartons.
La décoration picturale de la salle de la Buvette, à peine terminée aujourd'hui, a été commandée, moyennant la somme de i o.ooo francs, à M . Jean Veber. L'artiste y a traité, en une immense toile peuplée de joyeux magots, des scènes de guinguettes de la banlieue parisienne, dans le goût spirituellement grotesque qui lui est si personnel, et qui Ta fait souvent comparer à Breughel ou à Téniers. On n'oubliera pas que cette amusante pochade a été conçue pour l'endroit le plus familier de la maison, là où toutes les privautés artistiques sont permises. M. Forain avait été chargé de décorer cette pièce, moyennant la même somme, par la délibération du 20 juin 1902. N'ayant pas exécuté sa commande, le Conseil municipal la lui retira, par sa décision du 3 avril 1905.
La Bibliothèque, exclusivement réservée aux membres de l'assemblée communale, est une vaste salle rectangulaire de 14 mètres de longueur, sur 7 mètres environ de largeur et 8 de hauteur; elle est éclairée par deux fenêtres à meneaux ouvrant sur la place de l'Hôtel-de- Ville. {Pl. 55). On y pénètre par la galerieNord à vitraux armoriés, et aussi par la salle des Séances, de laquelle elle est séparée par la Buvette. Ses parois sont recouvertes, du haut en bas, par de grandes armoires vitrées, en chêne naturel; un balcon en encorbellement règne sur ses quatre côtés et dessert une galerie supérieure. Le nombre des volumes qui y sont conservés est d'environ 20.000, se rapportant à l'histoire de Paris et aux diverses matières administratives. Son plafond est décoré d'une peinture allégorique : Vers la Lumière, commandée, après un concours restreint, à M. Georges Picard : de vagues figures, baignées sans doute par les reflets de la
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lumière évoquée, s enlèvent, en grappes confuses, en nuées amorphes, sous un ciel rougeâtre et enflammé. Cette œuvre, presque illisible de la salle où se tiennent les lecteurs, ne se voit guère à peu près distinctement que de la galerie supérieure, fréquentée seulement par le bibliothécaire; ce qui n'était peut-être pas tout à fait le but de cette décoration. Rappelons que M. Georges Picard est cet artiste d'infiniment de talent, qui a décoré d'une exquise façon la galerie Lobau.
De l'autre côté de la salle des Séances, au Sud, séparée de cette dernière parle Vestiaire, se trouve la salle de la Commission du Budget. (Pl. 58). Cette pièce présente les mêmes dispositions et dimensions que la Bibliothèque.
Elle est éclairée également par deux fenêtres à meneaux donnant sur la place, et est accessible par une porte située dans la galerie Sud des vitraux armoriés. Ses surfaces à décorer étaient beaucoup plus vastes que celles de la salle précédente, complètement meublée de rayons et d'armoires; elle présente donc un champ susceptible de recevoir une décoration considérable. La commande en fut faite directement à M. Edouard Détaille, qui y représenta deux épisodes de la Révolution et de l'Empire : Les Enrôlements volontaires sur le terre-plein du Pont-Neuf, en septembre 1792, et La Réception, par la Municipalité de Paris, à la Barrière de la Villette, des troupes revenant de Pologne après la campagne de 1 806-1 807.
Dans le premier panneau, qui occupe toute la paroi Sud de la pièce, nous voyons un autel de la Patrie, pavoisé aux couleurs nationales, et sur lequel viennent s'enrôler les futurs soldats des armées de la République. Les drapeaux claquent au vent ; sac au dos et fusil au poing, les conscrits se préparent à partir pour la frontière, au son des fifres et des tambours de la garde fran-
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çaise, en rupture de casernements. Dans le fond, à droite, se dressent les deux maisons si connues de la place Dauphine, chères aux artistes et aux historiens parisiens, et dont Tune est le logis natal de M** Roland. A gauche, des patriotes, juchés sur l'échafaudage qui a servi à descendre Henri IV de son piédestal, acclament les volontaires, cependant qu'une batterie de canonniers tire des salves pour accompagner la Marseillaise, que Ton devine sortir de toutes les poitrines. Un coin de la vieille Samaritaine, une partie du parapet du Pont-Neuf, une perspective du quai de la Ferraille, ajoutent au pittoresque de cette belle œuvre.
Le panneau Nord, consacré aux troupes revenant de Pologne, montre l'ancienne barrière de la Villette et la Rotonde de Ledoux. Entre deux arcs triomphaux construits à la hâte et provisoirement, un groupe brillant d'officiers de toutes armes présente des drapeaux au Corps municipal, venu pour souhaiter aux vainqueurs la bienvenue de la capitale.
A droite, sur une estrade, des jeunes filles en blanc, élèves du Conservatoire de musique, chantent des hymnes guerriers devant un régiment de grenadiers de la Garde, qui défile majestueusement.
A bien regarder ces deux toiles, qui symbolisent, à quinze ans de distance, les héroïques débuts de la Révolution et les fastes glorieux de l'Empire, on est vaguement incité, par l'opposition des personnages qui semblent se faire vis-à-vis et s'épier les uns et les autres, à établir un rapprochement entre eux et à reconnaître, dans ces brillants officiers tout chamarrés d'or, plus d'un de ces petits volontaires entrevus sur le Pont- Neuf, se préparant à partir; comme aussi, dans ces beaux messieurs habillés de satin et passementés d'argent, qui constituent les grands corps de l'État et de la Ville, devant la
classique Rotonde, pas mal de ces bons sans-culottes, en carmagnoles et en bonnets rouges, perchés, dans l'autre panneau, sur les échafaudages du Vert-Galant ou répandus dans le terre-plein.
Le plafond : La Liberté conduisant les Armées Françaises à la victoire, est une puissante allégorie dans laquelle la déesse de la guerre, montée sur un cheval ailé, conduit, dans un tourbillon de fer, l'effroyable chevauchée des cavaliers de l'ancienne armée de France. Dans le ciel, une grande figure vêtue de blanc — la Liberté — coiffée du bonnet phrygien, ailes éployées, anime les courages et sème le laurier d'or.
Cette oeuvre grandiose de M. Ed. Détaille est sans faiblesse et sans défaillance, malgré le labeur considérable qu'elle représente. D'une composition dans laquelle la recherche documentaire tient une large place, elle est aussi soutenue par la perfection de son dessin que par la belle note si vraie de sa couleur. C'est là une décoration que le temps — ce grand capricieux — ne chicanera pas un jour, et qui est assurée de vivre autant que le monument lui-même.
Les surfaces des deux extrémités de la salle du Budget n'ont pas été recouvertes de peintures qui eussent, en effet, porté préjudice aux deux pages d'histoire que Ton vient de décrire. Elles ont été simplement décorées d'un fond vert, sur lequel se détachent des couronnes d'or de style Empire.
C'est dans cette vaste pièce que, tous les ans, les Présidents du Conseil municipal et du Conseil général, entourés de leurs Bureaux, reçoivent les Préfets de la Seine et de Police à l'occasion du jour de Tan. Rappelons également qu'une cérémonie très touchante y eut lieu, le 28 novembre 1904, à l'occasion de la remise solennelle de la Croix de la Légion d'honneur, par M. Berteaux, ministre delà Guerre, à M. Marsoulan, Conseiller
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municipal. Le ministre récompensait ainsi le vieux combattant de Chàteaudun et honorait, en même temps, la longue carrière de trente années au service de la Ville, de 1 'édile parisien.
Non loin de la Bibliothèque du Conseil municipal, c'est-àdire à proximité de la salle des Séances, se trouve le cabinet de réception du Président du Conseil municipal de Paris. C'est une vaste pièce carrée, éclairée par deux fenêtres donnant sur la place de l'Hôtel-de-Ville, et dans laquelle on pénètre par la galerie Nord des vitraux armoriés, et par une antichambre contigue à la Bibliothèque. Ce cabinet ne possède pas de décoration picturale fixe; il est orné de tableaux, de tapisseries, de sculptures et de meubles provenant des réserves de la Ville, et qui varient, la plupart du temps, avec chacun des Présidents, au choix desquels ils sont laissés. (Pl. 5i).
Le Président du Conseil général de la Seine possède aussi un cabinet de réception, situé dans la grande galerie Nord des bureaux du premier étage. Ses fenêtres donnent sur le hall de la Caisse municipale, et sa décoration, ainsi que son ameublement, sont établis dans les mêmes conditions que pour celui du Président de l'Assemblée communale. (Pl. 53).
Bien qu'elle ait toute l'apparence d'un petit salon de réception, dont elle remplit d'ailleurs l'office à l'occasion des fêtes et cérémonies, nous placerons la salle de la Commission de Voirie, au point de vue descriptif, dans les locaux du Conseil municipal. Elle est exactement située entre la cour du Centre, sur laquelle s'ouvrent ses trois fenêtres cintrées, et le salon des Cariatides, avec lequel elle communique par trois portes. On y pénètre également par deux vestibules existant à ses deux extrémités Nord et Sud, et qui sont desservis par les couloirs des Commissions du Conseil municipal. (Pl. 49).
Sa décoration est l'œuvre de M. Jules Chéret, auquel elle a été commandée directement, pour le prixde3o.ooo francs. L'artiste s'y est livré aux fantaisies gracieuses et charmantes dont il est coutumier,'et que connaissent bien les amateurs de belles affiches parisiennes.
Le panneau Nord est consacré à La Comédie. C'est le Bourgeois-Gentilhomme, tout miroitant de satin et de velours, se promenant majestueusement au milieu d'une ronde formée par les personnages de Molière.
Le panneau Est, percé des trois portes du salon des Cariatides, symbolise Les Jouets et Les Plaisirs. Il montre des guirlandes de troublantes Folies, tourbillonnant dans les notes jaunes et roses de leurs jupes mouvementées, tandis que de jolis enfants, aux joues fraîches, petits frères des amours de Boucher, s'enlèvent sur des nuages avec des jouets dans les bras.
Dans le panneau Sud, nous voyons La Pantomime, avec l'inoubliable Pierrot montmartrois, se profilant en éclipse sur le moulin de la Galette. Là, encore, c'est une ronde joyeuse, légère comme le zéphir qui semble la bercer, conduite au sabbat par de jolies sorcières, par Pulcinel et par Matamore, sous les yeux d'une lune blafarde, à l'air bon enfant.
La Musique et La Danse sont représentées, dans le panneau Ouest, la première, par une jeune femme pinçant de la guitare, habillée de ce jaune, que l'on pourrait presque appeler le jaune Chéret, tant il lui est particulier et tant il s'en sert avec habileté pour parer ses gracieux modèles ; la seconde, par une jolie fille aux jambes nues, enveloppée d'une draperie orange, qui se trémousse et s'agite aux sons d'un tambour de basque.
Et toute cette rêverie endiablée, tourbillonne, voltige, s'enlève sur des fonds vaporeux pleins de mollesse et de douceur. Et toutes ces ombres falotes, qui ne sont rien, à peine des
souffles, sous des flotschatoyants d'étoffes insaisissables, ravissent et enchantent par la grâce et la joyeuseté de leur art si délicat.
On a eu la bonne idée de ne mettre, sur ces frivolités, qu'un plafond blanc et or qui ne les écrase pas ; et aussi, de faire disparaître le chêne naturel des lambris et des portes, sous la simple couleur blanche à filets d'or, seule capable de ne pas troubler la symphonie des sujets traités.
Nous avons dit ailleurs, en parlant de l'ancien Hôtel de Ville, que la salle actuelle de la Commission de Voirie était celle où se réunissait la Commission qui tenait lieu de Conseil municipal, sous le second Empire.
En dehors des communications par les dégagements du premier étage, on y pénétrait encore par le fameux escalier à double révolution de l'architecte Baltard, qui arrondissait ses formes gracieuses dans la cour du Centre et venait se souder aux baies circulaires de la salle.
Cette disposition avait, comme on l'a déjà indiqué, l'avantage de procurer un accès de plus aux salons et aux salles de fêtes.
Les deux vestibules flanquant la salle de la Commission de Voirie, et desquels il a été question plus haut, sont édifiés complètementenpierreapparente, avec voûtesen caissons, supportées par des arcs-boutants cintrés reposant sur des culots. Deux grands cadres sculptés en pierre et à frontons, décorent les deux côtés de chacun, et contiennent des tables en marbre blanc portant, gravés en rouge, les noms et les dates des Présidents et des Syndics des Assemblées municipales et générales, depuis 1871. (Pl. 60).
La nomenclature des Présidents du Conseil municipal occupe les deux tables du vestibule Sud, savoir, sur la première table :
LA NATl'RK INSl'IK A IKICE ET KUICATRICK, l'AR M. llONIb (l'I.AFU.NDj.
S.ilun d'culrcc Nord <Pago i=a|.
Présidents du Conseil municipal.
JOSEPH V AUTRAIN
HENRI iHULIE
Henri Mathé
JTlENRI iilLLlE
JtLES UASTAGNARi
Lucien Boue
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Guillaume Maillard
Henri II a rant
Henri Thulié
Ahel Hovelacûur
Barthélémy Forkst
Léopold Ckrnesson
Gustave Mesureur
CnARI.ES HÉRISSON
Sigismosi) Lacroix
Adel Hovelacquk
Ed. Bonnet-Duvkrdier
Maurice Engelhard
Alphonse Darlot
Jea\-Pibrrk Outin
Jacques Sûngbon
Emile Chautemps
Charles Hérisson
Jehan'de Bouteiller
Ernest Roussrlle
Sur la seconde table :
Présidents du Conseil municipal.
Alphonse Darlot
Auguste Navarre
André Lefèvre
Emile Richard
Louis Lucipia
Adolphe Cherioux
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Léonce Levraud
Armand Gréuauval
Frédéric Sauton
Louis Dausset
Alphonse Humbert
Paul Escudibr
Paul Ciiampoudkv
Alphonse Deville
Ernest Rousskllk
Georges Desplas
Pierre Baudin
Paul Brousse
Frédéric Sauton
P.-H.-J. CnAUTARD
Les noms des Présidents du Conseil général de la Seine et des Syndics du Conseil municipal de Paris, occupent les deux tables du vestibule Nord, savoir, la première table :
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