FERNAND DESNOYERS
Pourquoi ton aiguille, horrible boussole, Marque-t-elle ainsi l'immobilité ?
Tu devrais courir, puisque le temps vole, Et sonner l'instant de ma liberté.
Sous les verroux le chant des mariniers M arrive des bords de la Seine Avec les parfums printaniers Que, le soir, de sa douce haleine La brise apporte aux prisonniers.
Aux splendeurs de la terre, A l'or, aux plus purs diamants, Qui ne préfère La clef des champs?.,.
Dans ces réduits obscurs et solitaires, Pauvre reclus, tu crois mourir d'ennui : Prends un romaÊ, lis les Trois Mousquetaires, Le temps fuira , la tristesse avec lui.
Ami Dumas, merci du fond de l'âme, Au prisonnier tu rends la liberté, Mon cœur s'enivre , etc.
Frédéric Bérat.
Inclus à l'hôtel Darricau A la suite d'un quiproquo, Je pense à l'ami d'Héricaut.
Monselet, auteur rococo.