‹ L'Hôtel des InvalidesChapitre 27 sur 51 · Sainte Marcelline · texte numérisé non relu

Sainte Marcelline

orner. Les modèles en lurent exécutés sous la direction de Girardon *.

La chapelle de droite du transept était dédiée à la Vierge; celle de gauche à sainte Thérèse, patronne de la reine; les quatre autres aux Pères de l'Église saint Ambroise, saint Augustin, saint Jérôme et saint Grégoire. La statue du saint qui donnait son nom a la chapelle devait être accompagnée de celles de deux saints ou saintes ayant avec lui des liens de parenté ou d'amitié.

Avec saint Ambroise, son Itère saint Satyre et sa sœur sainte Mareelline.

Avec saint Augustin, sa mère sainte Monique et son ami saint Alype.

Avec saint Jérôme, sainte Paule , dame romaine, et la fille de celle-ci, sainte Eustochie, qui dirigea à Jérusalem les couvents qu'elle avait fondés.

Avec saint Grégoire, sa mère sainte Sylvie et sa sœur sainte Emilienne.

Toutes ces statues furent exécutées en plâtre et payées en moyenne 700 livres. — Elles furent, a l'époque de Louis XVI, remplacées par des marbres, dus aux ciseaux des plus célèbres sculpteurs, Pigalle, Houdon, Calfiéri, Adam, Falconnek, etc., qui s'inspirèrent plus ou moins des modèles de leurs devanciers. Ces statues de marbre leur furent payées, en moyenne, 7000 livres.

Lorsque, en 1794, Tordre fut donné de descendre ces statues de leurs piédestaux, elles furent, pour la plupart, jetées dans les fossés qui bordaient l'Hôtel.

En 179D, Lcnoir, conservateur au Musée des Monuments français, obtint de les faire transporter à ce Musée, où elles furent réunies, à l'exception de cinq. Sainte

1. François Girardon, sculpteur du Roy, recteur chancelier de l'Académie royale de peinture et sculpture, mort en 1715, Agé de quatre-vingt-huit ans.

HISTOIRE DE l'hÔTEL DES INVALIDES

Sylvie, saint Satyre, sainte Marcelline, sainte Eustochie, sainte Paule.

La statue de la Vierge, par Pigalle, est actuellement a l'église Saint-Eustache ; celle de saint Jérôme, par Adam, à l'église Saint-Roch. Le sort des autres est encore incon nu.

Celles qui ne furent pas remises à Lenoir en 1799 durent être complètement détruites et servirent de moellons pour des constructions nouvelles, à cause de « l'impossibilité et de L'inutilité de restaurer ces statues et pardessus tout de la médiocrité de pareils ouvrages ».

Les chapelles du Dome ont donc perdu le beau caractère que devaient leur donner ces œuvres d'art. Quelques-unes des statues ont été remplacées par des statues quelconques du xix e siècle.

C'est ainsi que sur le socle de sainte Sylvie se trouve un Christ à la colonne de Slodtz (1803) ; sur ceux de saint Alype et de sainte Kinilîennc des figures provenant du monument du maréchal de Créqui qui est à Saint-Roch; sur celui de saint Augustin une figure de la Religion (1803); sur ceux de saint Satyre et de sainte Marcelline des figures de Vertus, par Mazières 1 (1803).

Entre les branches de la croix sont les quatre chapelles rondes, dites des Pères de l'église : à l'orient (coté du nord), chapelle Sain t-A inbroise réservée pour le dépôt du cœur de La Tour d'Auvergne, qui lut solennellement tran sféré aux Invalides en 1904 et provisoirement déposé dans le caveau des gouverneurs 2 .

1 . Pour plus de détails se reporter à une très intéressante notice publiée par M. Carie Dreyfus dans les Archives de l'art français, tome II, 2 e fascicule, 1908."

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