‹ L'Hôtel des InvalidesChapitre 34 sur 51 · VUE GÉNÉRALE DE 1. 'ÉGLISE DU DOME · texte numérisé non relu

VUE GÉNÉRALE DE 1. 'ÉGLISE DU DOME

d'après le tableau de L. Beroud, 1888 (Musée de l'Armée). Le général Sunint, commandant des Invalides. — Colonel Normand, commandant en second.

assis, en costume antique; autour de lui se groupent les personnages symbolisant les arts, les sciences, la religion, la justice, etc., sur lesquels il a étendu sa protection.

Des citations, extraites pour la plupart du Mémorial de Sainte-Hélène, caractérisent chaque composition dont l'ensemble présenterait, sans cela, une certaine monotonie ; mais toute l'œuvre civile et organisatrice de l'Empereur, dont il s'enorgueillissait autant que de ses victoires, est ainsi retracée en style lapidaire très sobre et conservée à la mémoire des hommes pomme sa gloire militaire rappelée par les monuments.

É nu mérant à Sainte-Hélène les grands travaux exécutés : les ouvrages hydrauliques des ports de France et de l'étranger; Anvers, Cherbourg, Nice, Venise, etc.; les percées des Alpes : au Simplon, au Mont-Cenis, au Morit- Genévre, à la Corniche; les grandes routes des Pyrénées aux Alpes; celles de l'intérieur aux frontières; les nombreux ponts de la Seine et du Rhône; les canaux de l'Escaut, du Rhin au Rhône, etc.; le dessèchement des marais; le rétablissement des églises démolies pendant la Révolution; la construction du Louvre; les embellissements de Paris, ceux de Rome; le rétablissement des manufactures de Lyon; la création des filatures et des tissages qui emploient des millions d'ouvriers; l'appui donné pour la création des manufactures de sucre de betterave qui devaient permettre à la France de ne plus être tributaire des colonies; le musée Napoléon enrichi de chefs-d'œuvre légitimement acquis par de l'argent ou par des conditions de traités de paix, etc. ; les encouragements à l'agriculture : l'introduction du mérinos, la culture de la garance, la ' substitution du pastel a l'indigo, les courses de chevaux, etc. ; il ajoutait :

L'histoire dira que tout cela fut accompli au milieu de guerres continuelles , sans aucun emprunt ^ lorsque la dette

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publique diminuait tous les jours, ûmg les la. res étaient allégées et que des sommes considérable* étaient taises en réserve.

Les bas-reliefs portent les inscription* suivantes : 1° Ckéation de la Légion d'honneur :

J'ai excité toutes les émulations , recompensé tous les mérites, et reculé les limites de la gloire. {Mémorial de Sainte-Hélène.)

L'ordre de la Légion d'honneur fut créé par une loi de Tan X.

Le 14 juillet 1804 la remise des décorations fut faite solennellement par l'Empereur sous le Donie des Invalides (Voir plus haul . page 42).

Napoléon, pour combattre les critiques dont cette institution était l'objet au début, disait : « V unique décoration de la Légion d honneur avec C universalité de son application, est le type de I égalité. Cette institution met sur le même rang le prince, le maréchal et le tambour ... Les soldats ne sachant ni lire ni écrire étaient fiers , pour prix d'avoir versé leur sang pour la Patrie, de porter la même décoration que les grands talents de V ordre civil, et par contre, ceux-ci attachaient d'autant plus de prix à cette récompense de leurs travaux, quelle était la décoration des braves. »

2° Les GRANDS travaux publics :

Partout où mon règne a passé il a laissé des traces durables de ses bienfaits. [Mémorial de Sainte-Hélène.}

3° Protection au commerce et a l'industrie :

L Le commerce libre favorise toutes les classes, agite toutes les

imaginations ; il est identique avec V égalité et porte naturellement

à V indépendance.

II. La véritable industrie ne consiste pas à exécuter avec tous

les moyens connus et donnes ; l art et le gé/tie c'est d accomplir en

dépit des difficultés, et de trouver par là ]>cu ou point cV impossible .

(Mémorial Sainte-] lélènc { .)

1. Napoléon multiplia les encouragements à l'industrie sous forme de récompenses ou de commandes importantes; il prêta un million et demi à Richard Lcnoir, le créateur en France de 1 industrie cotonière; en 1811, pendant la crise commerciale, il avança secrètement

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4° La Cour des Comptes :

Je veux que, par une surveillance active^ V infidélité soit réprimée et V emploi légal des fonds publics garanti.

Par un décret de 1807, L'Empereur, voulant assurer la fidèle gestion financière des deniers publics, entoura Ja Cour des comptes de tout Le prestige (Tune grande autorité. Il la créa Cour souveraine, comme la Cour de cassation e( lui conféra les attributions Les plus importantes,

5° L'Université :

Décret du 10 niai M DCCCVI . — // sera forme sous le nom (V Université impériale , un corps chargé exclusivement de l'enseignement et de V éducation publics dans tout V Empire .

L'Empereur organisa L'Université , régla définitivement l'École normale, rendit l'activité à l'Ecole des Beaux Arts, créa des écoles primaires dans toutes les communes, fonda les Lycées, etc.

6° Le Concordat :

V Eglise gallicane renaît par les lumières et la concorde .

En rétablissant en France, par un Concordat, mes relations avec les papes, je nai, disait l'Empereur, entendu le faire que sous V égide des quatre propositions de ï Eglise gallicane ; sans quoi j'aurais sacrifié V honneur et V indépendance de V Empire au.v plus absurdes prétentions.

Le Concordat fut signé le 15 juillet 1801.

7° Le Code Napoléon :

Mon seul code, par sa simplicité , a fait plus de bien en France, que la masse des lois qui m'ont précédé . (Mémorial.)

Une jeune femme élève une table que l'Empereur indique du geste et sur laquelle est inscrit : Code Napoléon, Justice égale et intelligible pour tous ; tandis qu'une deuxième figure de femme, la main tendue, adhère au Code.

aux tisseurs d'Amiens, les salaires de leurs ouvriers; il soutint les vieilles industries du drap et de la soie ou les industries nouvelles du coton, de la quincaillerie, du sucre de betteraves, etc. (£' Epoque contemporaine , Albert Malet.)

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De l'autre côté, un vieillard. figurant L'Ancien* droit, incline une autre tablé sur laquelle esi inscrî4 : Droit romain ^ Instituas de Justinien, et une femme symbolisant ta Province, déchire le droit coutumier 1 .

8° Création du Conseil d'Etat :

Conseil d?Etat A III nivôse an VII I. Coopérez aux desseins (pie je forme pour la prospérité des peuples.

Je veux, dit l'Empereur, quon gouverne par des moyens légaux et qu'on légalise par l intervention dun corps constitué ce <pton peut être obligé de faire hors la loi.

9° L'Administration française :

Sans V ordre, V admi nistration nest qu'un chaos. L'Administration fut organisée avec tanl d'ordre dans la hiérarchie <|in* la volonté du souverain étail exécutée à tous les degrés, depu is les ministres jusqu'au dernier agenl avec la plus grande ponctualité. J'avais, dil l'Empereur, rendu mes ministères si faciles que je les avais mis à la portée de tout le monde pour peu que Von possédât du dévouement, du zèle, de V activité au travail.

10° Pacification des troubles :

Les principes désorganisateurs s\ ; vanouissent ; les factions se courbent \ les partis se confondent * les plaies se ferment-, la création semble encore une fois sortir du chaos.

Les figures symbolisenl : l'Anarchie foulée aux pieds. l'Église délivrée, la Vendée pacifiée, la Réconciliation de l'Ancien Régime et de la jeune Liberté; le Retour de l'émigratioji.

1. En 1790, l'Assemblée constituante avait décrété qu'il serait rédigé un « code général de lois simples ». — Le travail considérable du Code Civil ne fut mené à bien qu'en 180'*, grâce à l'énergique impulsion du premier Consul.

Au Code civil s'ajoutèrent :

le Code de procédure civile, 1805-1807.

le Code du commerce, 1807.

le Code d'instruction criminelle, 1808.

le Code pénal, 1810.

Tous encore en vigueur dans leurs parties essentielles.

SPSCIMKlf d'une statue de la cryi j ti:

par Prailier.

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Les piliers qui soutiennent La voûte de la galerie sont formés par 12 statues de marbre de 4 m. 50 de haut, symbolisant les principales campagnes de l'Empereur 1 . Ces figures de femmes ailées sont drapées; le regard tourné vers le sarcophage ; elles se ressemblent par leurs attitudes graves inspirées des cariatides grecques et ne diffèrent que par quelques attributs permettant de les caractériser.

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