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LE MUSEE D ARTILLERIE

a attribuée à Benveniito Gellini. Autre (J 90) signée Federico Piccino. Une paire d’étriers (G 646) en fer, repercés et ciselés, du xvU siècle.

Meme vitrine. Armure (G 5i) italienne du XVI® siècle, ornée de repoussés dorés sur fond noir ou sablé.

Ils représentent des figures mythologiques au milieu de rinceaux si beaux que le dessin de cet ouvrage a passé pour être de Jules Romain. Autre armure (G 5o) connue sous 1-e nom d’armure aux Lions, à cause des tètes de lion dont elle est ornée en plusieurs endroits ; le casque lui-même est une tête de lion; d’autres ornements sont faits de feuilles de vigfiie en damasquine. Elle pro- Akmuke italienne (G 5i).

vient de la galerie de

Sedan. Une rondache ou bouclier (I 6:>,) italien du XVI® siècle, orné en relief de fer noirci sur un fond d or, provenant du (iabinet deFrance. Casque

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(H 254) orné de même avec une chimère au cimier, de même provenance.

La vitrine qui suit contient le bouclier ou targe (I 7) du roi de Hongrie, Mathias Gorvin, provenant du duc d’Istrie. A gauche se voit un trou fait par un carreau d’arbalète.

Un casque (H 255) dit à l’antique, orné d’un sujet sculpté. Derrière se voit un garde-cuisse (G 533) allemand en cuir, peint de deux cavaliers armés. Une muserolle de cheval (G 609) datée de 1567, portant;^ le nom de Hans Schreis. Une niasse (K. 47) du temps de Louis XIL

En dépassant la vitrine suivante, on trouve : une bourguignotte (H 149) italienne en forme de tête de dragon, d’une admirable exécution. Un cor ou olifant (H 575) du xiL siècle en ivoire sculpté, pièce précieuse. Une épée (J 187) allemande avec ces mots : Me fecit Anioldt Baverdt Solingen.

Derrière, un sabre (J 390) qu’on croit avoir appartenu à Stanislas Poniatovski, roi de Pologne, et sur lequel, en souvenir du fameux roi Etienne Batory, a été gravée cette inscription : Stephanus Batoreus rex Poloiiiæ A. /)., 1515 : beaux ornements. L’épée (J 389) de Charles XII avec cette devise : Soli Deo gloria\ le roi la portait à Bender; elle a été donnée en présent à Napoléon III par le roi de Suède.

Dans la deuxième vitrine ensuite est une poire à poudre (M 2082) en tôle stuquée, du xvii® siècle, ornée d’une Chasse aux lions en cuivre. Autre (M 2o38) du XVI® siècle en velours rouge (remplacé)

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avec des ornements de cuivre. Une cartouchière (M 2i4o) en fer repoussé et ciselé, très fine, représentant Vénus chez Viilcain.

Autres salles. — Dans la petite salle à droite au bout de la galerie, se voit, au mur de gauche, un bouclier (I 4) de siège du commencement du xvi*^ siècle, un plastron (G 326) italien de fépoque de Henri IV, et une bourguignotte (H i55) à sujets qu’accompagnent des Satyres, d’un travail de ciselure admirable.

En sortant par la porte au fond de la galerie et traversant le corridor, on aborde la collection des petits modèles d’artillerie.

Ces petits modèles, depuis le milieu du xviE siècle, sont authentiques et remontent à l’époque même où les pièces qu’ils représentent étaient en usage. Dans l’origine on les conservait à la Bastille, en vertu d’une disposition prise par le maréchal d’Humières en i685. Une console d’un parfait travail, au fond de la deuxième salle, qui porte quelques-uns de ces modèles, a été apportée de la Bastille ou elle servait déjà à cet usage.

Sur la table au milieu de la première salle, on voit dix-sept canons (O 29 à 87) fondus à Nuremberg en i683, aux armes écartelées de France et Dauphin, avec un dauphin pour anse et le bouton de culasse en pomme de pin. Un obusier (O 38) aux mêmes armes, l’anse en dauphin pour bouton de culasse. Cinq mortiers (O 43, 44) aux armes de France, une tête de fauve servant de bassinet.

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Quatre canons (O 4^ ^ 4^) armes du duc du Maine avec cette inscription : Béranger de Faliza Douais 1679. Un canon (O 3o) à bourrelet sculpté et décoré d’une gerbe de foudre avec cette devise : Ratio ultiina reguin. Neuf canons et un mortier (O 55 à 64) aussi du duc du Maine, orné dans le même genre.

Sur la console de la Bastille, dans la deuxième salle, sont des modèles de canons étrangers (O 338 à 356), d’un beau dessin et d’une parfaite ciselure.

En suivant le corridor qui fait face à l’entrée du musée sur la cour, on trouve la salle Orientale, où sont diverses curiosités chinoises et indiennes.

Au fond sous verre est l’habit de guerre (G 749) de l’empereur de la Chine, d’une grande magnificence, pris au Palais d’Été en 1860. Dans la deuxième vitrine à droite est un casque (H 445) de Bajazet II, richement damasquiné en or. Auprès, une poire à poudre (M 2849) vermeil, imitation orientale de ‘l’art français du xviP siècle. Dans la troisième vitrine à gauche un carquois (L 226^ turc ciselé, enrichi de pierreries. Un carquois (L 258) en velours rouge avec des ornements d’argent.

La galerie au fond de cette salle à gauche conduit à la salle dite Moderne.

Cette salle contient dans une vitrine à gauche (G. 618) un admirable tapis de selle brodé de Louis XIV, et un carquois de même, provenant du duc de Bourgogne, son petit-fils. Une selle (G 624) du roi Louis XVI, en velours rouge brodé à tro-

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phées, provient du Garde-meuble. Vis-à-vis est

EiNSEIGrv’K DE LÉGION DOMAINE (C 78).

une selle (G 626) de Charles X, de même provenance, décorée de grosses broderies d’or.

Plus loin sont quatre selles prises par Napoléon sur les Mameluks en Egypte. Aux murs sont des

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bâtons des anciens maréchaux, en velours bleu de roi fleurdelysé.

En revenant par la galerie parallèle à la première, qui contient les armes romaines, on trouve aubout de cette galerie, dans une vitrine au milieu, face aux fenêtres (G 78), une pièce unique en Europe. C’est une enseigne de légion romaine en bronze, ornée de figures mythologiques. Philippe Lebas l’a rapportée de l’Archipel, et Napoléon 111 l’a donnée au musée.

De l’autre côté de la salle orientale sur le pignon du mur entre les deux galeries, sont les parties rangées en panoplie (G 668) d’un magnifique harnachement du temps de Louis XV.

Bourguignote de Paremeat.

(Li i55)

Musée de l’Armée, — Galerie des Uniformes.

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