AUTRES MUSEES ET ESPLANADE
derniers sont en partie restitués. Le musée Ethnograpliicpie se compose d’objets rapportés de différents pays. On y voit l’attirail complet des différentes sortes de sauvages dressé sur des
Uke salle du Musée Etiiaogkapiiique.
mannequins et parfaitement décrit dans le catalogue que le musée met en vente.
On ne peut finir cette description sans dire un mot de l’Esplanade qui fait le point de vue de l’iidtel du côté de la rivière. Robert de Cotte en a le premier fait le plan. Elle avait autrefois des gazons, qu’on a supprimés, et Louis XVlll l’avait ornée d’une fontaine dessinée par Trepsat, à la jonction de la rue Saint-Dominique.
Il est remarquable qu’on sentit dès ce temps-là l’avantage qu’il y avait à procurer aux Champs- Elysées la vue (le l’Hôtel des Invalides. Une percée fut conduite de l’autre côté de la rivière à travers les arbres de cette promenade, en prolongement de l’Esplanade, jusqu’à l’avenue principale. Cette échappée, depuis interceptée par l’ancien Palais de l’Industrie, s’est trouvée rétablie en 1900, quand fut élevé le pont Alexandre et tracée la nouvelle avenue.
Il est fâcheux qu'un commencement de mutilation de l’esplanade ait accompagné ce renouveau, par l’effet de la gare construite en cet endroit, et plus fâcheux encore que depuis lors l'esplanade n’ait presque pas cessé de disparaître sous les baraques invariablement fort laides de diverses expositions. En notant ce point malheureux, il ne sera pas inutile de rappeler (|ue la première exposition des produits de l’industrie française, prélude d’un si grand nombre d’autres, eut lieu précisément en cet endroit, en 1806, sous des portiques dressés le long de la promenade.
Fliüto Neurdeiii.
GkILLü de l'iiÔïEL des IrSVALIDES.