‹ L'Hôtel-Dieu de Beaune, 1445-1880Chapitre 31 sur 72 · ET LES ENFANTS DE ROLIN IO · texte numérisé non relu

ET LES ENFANTS DE ROLIN IO

L'année suivante, l'hospice de Beaune reçut d'Innocent VIII une bulle, datée de Rome, le 5 des calendes de décembre, confirmant toutes les faveurs spirituelles, concédées par ses prédécesseurs, et approuvant pleinement les statuts et les réformes de Nicolas Rolin (i).

En 1492, Alexandre VI, par une bulle, datée de Rome le 11 des calendes de février, confirma de nouveau, à la prière d'Antoine Rolin, toutes les réformes et les privilèges de l'Hôtel-Dieu, le plaça sous la juridiction immédiate du Saint-Siège, et défendit à tout prêtre, à l'exception du confesseur des sœurs et des Chapelains, d'y administrer les sacrements aux malades, d'y célébrer quelques offices divins ou d'y commencer les obsèques des morts (2).

Cette petite communauté hospitalière était digne de la haute protection des rois, et des bénédictions des pontifes ; elle était si fervente dans la pratique des oeuvres de miséricorde et de charité, que les grands Ordres furent heureux de s'associer à ses mérites. Dans les siècles de foi, les communautés religieuses, afin de procurera leurs membres de plus amples trésors pour le ciel, aimaient à mettre en commun les indulgences reçues et les actes de vertus accomplis ; c'était entre elles une sainte solidarité de bonnes œuvres et de prières. Antoine Rolin eut la joie de voir la petite famille religieuse fondée par son père entrer en participation de mérites avec les plus grands Ordres de

(i) Archives de l'Hôtel-Dieu, Layette 2, n° 10. — Petit cartulaire, p. 72. (2] Archives de l'Hôtel-Dieu. -— Petit cartulaire, p. 74.

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