Dans la Géométrie pratique, II, i
5. Les restitutions de Vlollet-le-Duc ont été insérées notamment dans VÉtude sur les hôpitaux de Husson ; celles de Hofibauer, dans la livraison Notre-Dame, PHôtel'Dieu et les environs, du Paris à travers les dges.
6. Reproduite dans le Magasin pittoresque, XXXVII* année, 1869, p. 141.
7. Voir plus haut, p. 143, note. Reproduite dans la même livraison du Paris à travers les dges.
YI. — LES BATIMENTS DE l'HÔTEL-DIEU. I7I
Parlement, seigneur de Chaillot et de Compans en partie^ ; un calvaire, bas-relief en pierre de la seconde moitié du xv« siècle, encastré dans .l'autel : la Vierge et saint Jean pleurent au pied de la croix tandis qu^un bourgeois et sa femme prient, agenouillés, les mains jointes ; l'inscription jadis placée aux pieds de la statue de Louis XI, à Tangle septentrional de la façade du Marché^Palu; enfin, quelques chapiteaux, provenam sans doute de la porte d'entrée sur le Parvis*.
Le musée Gimavalet ne possède qu'un petit corbeau de la fin du xit« siècle.
Remaniés sous le règne de Henri IV et de Louis XIII, les bâtiments de THôtel-Dieu du moyen âge furent abattus après l'incendie de 1772, sauf Téglise, qu'on démolit seulement en 1801 pour dégager le portail méridional de la cathédrale. En 1862, Husson ne remarquait plus que « les cinq baies ogivales et les contreforts que Ton distingue près du Petit-Pont, sous les arcades construites par Vellefaux, et une partie assez bien conservée de la crypte de l'église » '. A leur tour, il y a quelques années, les constructions du xviii' siècle ont disparu et Ton ne voit plus aujourd'hui, sur remplacement occupé par PHôtel-Dieu sept siècles durant, qu'un quai monotone et triste et un jardin minuscule au milieu duquel se dresse la statue de Charlemagne.
Une restitution extérieure et intérieure de THôtel-Dieu du moyen âge serait une œuvre réellement intéressante, digne de tenter l'ingénieux crayon de quelque architecte-archéologue épris des choses du vieux Paris. Les plans du xvii« et du xviip siècle constitueraient, en dépit de leur date relativement récente, la première base de ce travail ; car, si les bâtiments avaient, depuis le moyen âge, subi des modifications sensibles au i>oint de vue des détails, ils restaient à cette éi>oque encore intacts dans les grandes lignes et Ton retrouve sur les plans modernes l'indication de leur emplacement respectif et de leurs dispositions principales. Il existe,