‹ L'Hotel-Dieu de Paris au moyen âge. Histoire et documents: histoire et documentsChapitre 31 sur 236 · III. — ADMINISTRATION DB L^HÔTEL-DIEU · texte numérisé non relu

III. — ADMINISTRATION DB L^HÔTEL-DIEU

diateo^ent après elle la remplaçait, et ainsi des autres; c'était Tavancernent à l'andenaeté. Une place restait vacante : les proviseurs se rendaient alors à T Hôtel-Dieu pour réunir dans la salle capitulaire les profès, frères et soeurs, et les inviter à désigner la fille blanche quUls estimaient digne de recevoir le voile, la novice qui leur paraissait devoir être admise à la profession; c'était presque toujours les plus anciennes dont le nom réunissait la majorité des suffrages. L'élection faite, le résultat en était communiqué aux chanoines, qui se contentaient le plus souvent de la ratifier. Quelques jours plus tard, un service solennel était célébré à FHôtel-Dieu, auquel assistaient les religieuses récemment promues; l'officiant y bénissait le costume dont le doyen du chapitre allait tout à Theure, à Notre-Dame, vêtir la novice, en même temps qu'il recevrait les vœux de la nouvelle professe. Un an s^écoulait entre la prise de voile et la profession, d'oh le nom de « filles en Tan de probacion » donné à celles qui, sans être encore sœurs, n'étaient pourtant plus simples filles blanches. Une religieuse était désignée pour guider la novice, durant l'année d'épreuve, de ses conseils et de soji expérience; citait sa mère spirituelle ^

Les dernières venues parmi les religieuses étaient attachées aux services les plus humbles, mais non les moins durs ; après un séjour plus ou moins long à la petite, puis à la grande lavanderie, elles passaient à la pouillerie, à Tapothicairerie, à la chambre aux draps, etc. Il ne fallait pas moins de trente à quarante ans pour firanchir tous les grades, pour devenir tronchière, chef de service, sous-prieuse' ou prieuse. On voit à quel âge les sœurs

1. c La coustume de la maisoa est que les parens de filles blanches, quant ilz sont receues, les Testent de tous les habillemens neccessaires et en iceulx les entretiennent jusquez à ce qu'ilz soient professes. » (Arch. nat., L 536*.) — c La rdigiease, en entrant au port de religion, prent pour son adresse une ancienne religieuse professe qui, par longue expérience de temps, a congneu les menues cerimonies, charges et services de religion avec les perilz qui y surviennent d'eure à aultre. » (Livre de vie active, 34.) — « Aux frères novices baille ung beau père. > (Ibid., 177.) — « A beu et mengé avecquez luy hors la maison, digne et souppé en son logis pour ce qu'il a esté son père spirituel. » (Arch. nat., L 536^.)

Règlement du xvi* siècle, art. 39-40, 89 et suiv. — Livre de vie active^ itùniature^ des p. 9 et 41. — Document o? 21. — T. II, n** 3x5, 33x, 34a, 343, 465, 596 et passim.

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