III. — ADMINISTRATION DE l'hÔTEL-DIEU. 4I
feit ceste moderacion de son auctorité, n^en face plus », etcJ. Sans doute, la besogne n'était pas attrayante, mais elle était payée : le chapitre allouait aux proviseurs de PHôteUDieu une indemnité que ceux-ci n'avaient pas toujours la pudeur d'abandonner aux pauvres, pourTamourde Dieu^.
Cétait aussi au clerc du comptoir qu'était confié le soin de rédiger, d'expédier et de sceller les aaes de toute nature que le maitre avait annuellement l'occasion d'émettre, et ils étaient nombreux grâce au domaine étendu de l'hôpital dont la gestion donnait lieu à des transactions multiples, grâce encore aux indulgences octroyées par le Pape à tous les bienfaiteurs de l'Hôtel-Dieu ; graveurs de sceaux et parcheminiers y trouvaient leur compte, les matrices s'usant vite et le papier, comme le parchemin, s'écoulant bientôt'.
Les sceaux de THôtel-Dieu étaient de cire verte ou vermeille^;
1 . c Quia priorissa erat aotiqua et infirma et nunc defuocta, tranaeant îste ezpense communes et non trahentur ad consequentiam. » (Comptes, XV, 4g.) — c Designet de cetero quanti tatem modiorum venditorum et pretium. » (Ibid., XVII. 317.) — Comptes, XVII, 78; XVIII, i3i; XIX, 200, 269. — Tableaux des budgets. — T. II, n* 1 534.
2. Les auditeurs des comptes de 1484- 1485 à 1498- 1499 n'acceptèrent P^^ IHndemnité de 22 s. à laquelle ils avaient droit et qui fut, de i5oo à i5o5, élevée à 2 1. (Comptes. XV. 53, 140, 237, 3i8; XVI, 55, i36, 2i3, 282, 354; XVII, 78, 171, 258, 35i, 435; XVIII, 77, 160, 254, 325; XIX, 68, 142, 275. 340; XX, 60, i35, 218, 3o4, 356.)
3. c Pour II bottes de parchemin vellin, acheté la botte xxxvi fr., valent Lxii s. ^ Pour nii autres bottes de velin, la botte xx s. ix d., valent nii 1. m s. — Pour rere, ordonner et mettre à point m bottes dud. parchemin par Jehan le Mercier, la botte iiii s., valent xii s. — Pour rere par led. Jehan le Mercier un bottes de parchemin fronciné, la botte un s., valent xvi s. — Pour deux rames de pappier, la rame xx s., valent xl s. -~ Pour ung pappier journal pour le maistre, x s. — Pour ancre achetée ceste présente année à plusieurs foiz, v s. — Pour vi canivez, 11 grans et iiii petis, achetez pour les comptouers, pour le maistre et pour le boursier, xiiii s. — Pour une porte-pièce achetée pour signer le parchemin quant on le porte rere, xvi d. » (Comptes, III, 269, 270.) — < Pour xvi rooles de parchemin achettez et pour LUI rooles de perchemin, pour ce, x s. — Pour m peaulx de perchemin net à escripre, achettées de Laurens de Lespine, parcheminier, iiii s. i (Ibid.,
IX, i56.} — c Pour deux mains du pappier du grant volume, viii s. » (Ibid.,
X, i56.) — c Pour deux bottes de parchemin pour faire des absolodons... Pour racler et planner led. parchemin, xii s. » (Ibid., XIII, i35.}
4. Citons, pour mémoire, l'étude de Troche, Le sceau de V Hôtel-Dieu de Parls^ publiée, en i855, dans les Mémoires de la Société de sphragistique, étude où il est question de tout, sauf des sceaux de Phdpital.
c Pour six livres de sire aeu^ et quatre livres de poix ilaisine pour fere
les matrices, de biton, de cuivre ou d^argent^ Bien qu^il en ait été jadis exécuté des centaines par an, les sceaux de FHôtel-Dieu de Paris sont devenus fort rares. Nous n^en connaissons que sept : le premier est attaché à Tacte de fondation de Tanniversaire de l'évéque d'Arras, Thierri d^Hirson (2 décembre i328); on en trouve un second, de 1343, dans les collections du comte de Bastard d'Estang, à la Bibliothèque nationale ; un troisième, de 1 378, existait autrefois aux archives de l'Assistance publique; il n'en reste qu'une très mauvaise description insérée dans Vlnventaire^ sommaire; on en voit un quatrième au bas d'une chane du 24 octobre 1399, un cinquième au bas d^une quittance du ii mars 1408; un sixième scelle une transaction entre FHôtel-Dieu et l'abbaye de Saint-Victor (1441) ; le dernier que nous connaissions est fixé à une quittance du 3 mars 1475.
Ces sceaux, de forme ovale, représentent saint Jean-Baptiste^ debout, tenant de la main gauche PAgnus, qu'il montre de l'autre main ; dans les uns, le patron de THôtel-Dieu est accosté, à senestre^ d'un religieux agenouillé, les mains jointes, au-dessus de la tête duquel on aperçoit deux fleurs de lis; à dextre, un arbre ^. Dans les autres, le saint, debout sous un dais, est accosté de part et
les sceaux des perpétuons, xzvi s. un d. p. ■ (Comptes, XXI, 946.) — c Pour deux livres et ung quarteron de cire vert achettée pour seeller les lettres et quittances de cest hostd pour le comptouer du tnaistre, la livre iiii s. p., valent ix s. i (Ibid., IV, 269.) — c PoiTr un 1. de cire vermeil depuis Noël, XXII s. — Pour soye fillée pour celler plusieurs vidimus, xx s. » (Ibid., XIV, 182.)
1. c Pour fere foire deux sceaux de letton pour seeller les qtfittances dud. office de prieuse, xvi s. » (Comptes, VI, i z bis.) — c A Geuffiroy des Bons- Hommes, graveur de seaulx, pour ung seau des absolucions, xxii s. » (Ibid., XIII, 137.) — c Pour ung seau neuf pour le fait des pardons de oeans, par l'ordonnance de monseigneur le doyen et chappitre de Paris, dés le tempe que vivoit maistre Guillaume de Monltchanin, xxiiii s. — Pour l'avoir enchâssé en boys par le billardier de Petit-Pont, 11 s. » (Arch. nat., H 3664, 184.) ~ c A Pierre de l'Auge, orfevre, demourant à Paris, pour l'argent et façon des seaulx que messieurs les gouverneurs ont fait fiiire, et pour la graveure d'iceulx... — Pour la âicon d'un seel de cuyvre fait pour seeller les perpétuons dud. Hostel-Dieu, parce que frère Guillaume Stine avoit emporté l'autre à Amyens, xviti s. p. » (Comptes, XXI, 947.)
2. Tels les sceaux de i328 (Demay, Itofent, des sceaux de V Artois ^ n* 2881), de 1343 (L. Delisle, Les collections de Bastard d'Estang à la Bihl. nat,, sceaux, n* 243, p. 219), de iZjS {Invtnt.^somm^^ l, n* 233o), du 24 octobre 1399 (l^bl. nat., ms. fr« 2S979, pièce 3695).