III. — ADMINISTRATION DE l'hÔTEL-DIEU
Il fallait, chaque année, acquérir 2,000 à 3,ooq aunes de toile, 40 à 5o livres de lin, 5o à 80 livres de lil, 60 aunes de serpillière environ^ 60 à 80 aunes de touailles, près de 40 aunes de nappes, payer la façon de 5oo à 700 draps et d'une vingtaine d'aunes de couvrechefe^.
C'était avec un zèle passionné, parfois même excessif^, que la prieuse dirigeait la lingerie; il ne se passait pas de mois qu'elle ne fit quelque emplette, aux Halles ou ailleurs '. Au surplus, les marchands de passage à Paris ne manquaient pas d'aller offirir leurs marchandises à THôtel-Dieu; ils y vendaient, en une fois, jusqu'à cent paires de draps ^.
XL L 1 (Ibid., I, 3oi.) — « De la Tendicîon de deux houppellandes et une hugue clouée de clos de cuyvre dorés, donnés par ung gentil homme qui monit en la journée de la iMitaille des François contre les Anglois, vendues VI 1. XY1 s. i (Ibid., V, i52.) — « Du linge donné par feu monseigneur maistre Milles de Dangeul, jadiz doyen de Chartres... Pour une nappe à ouvraige de Damas contenant vu aulnes de long et cinq quartiers de lé, prisez xl s. p.... Item, pour six autres serviettes estroittes à Pouvraige de Venize, xx s. p. » (Comptes, VII, 179, 180.) -^ f D'un matelas qui fut à feue madame la Régente, vendu par Hervi du Boys, 1111 1. viii s. p. » (Ibid., VII, 222.) ^ Voir ibid., VII, 352; t. II, n* Il 14.
1. Voir le tableau des budgets de la prieuse. — Comptes de la prieuse,