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Un fauteuil d’enfant en bois sculpté. 600 francs

En tout, 197 numéros, — ci : 69,015 francs.

Samedi, 17 décembre. — Paris mondain, Paris curieux, Paris artisto, délaissant la ruo Drouot, ont poui cette semaine élu domicile rue de Milan. L hôtel Meyer fait concurrence à l’hôtel Bullion.

Songez donc! la demeure, j’allais dire le buen-retiro d’un Parisien, d’un boulevardier, d’un journaliste ! Qui ne voudrait profiter de l’occasion d’y pénétrer, les portes étant, pour une fois, à tous largement ouvertes. ^ Toujours à la remorque de l’actualité, allant où va la foule, muni du catalogue si plein de séductions dressé par les soins de M. Arthur Bloche, expert et collaborateur du Gaulois , où il signe chaque matin un spirituel Carnet de l'amateur , je me suis dirigé vers cet hôtel, que M. Arthur Meyer doit prochainement quitter pour venir s’installer boulevard des Italiens, au bureau même de son journal.

Après avoir traversé une cour, qui ne rappelle en rien celledu Carrousel, et gravi quelques marches de pierre formant le perron, je passe dans le vestibule.

Je ne vois rien du tout d’abord : il semble que je sois à tâtons ; il fait aussi noir que dans les Catacombes.

Maison mystérieuse et propre aux tragédies,

comme dit don César de Bazan.

Pas de fenêtres, ou du moins des tentures les masquent. D’épais tapis amortissent le bruit des pas, de lourdes portières étouffent le son des voix. On ne parle pas, du reste: on chuchote. Par-ci, par-là, des lampes, des lanternes, des bougies, fichées à l’extrémité de grands bras de fer, sont allumées et projettent sur les murs des lueurs blafardes et sépulcrales. Chaque pièce semble être transformée en chapelle ardente. Visiteurs et visiteuses, pareils à des ombres, défilent silencieux et mornes. Cela tient du fantastique.

Mais l’ordonnateur, l'huissier, veux-je dire, fait avancer la foule à pas lents. Je me joins au cortège.

Il me semble tout d’abord découvrir dans l’antichambre quelques meubles gothiques, des armoires, des coffres, des stalles, une portière en tapisserie de Flandre représentant Alexandre et Cléopâtre sous une tente, et plusieurs lanternes dont une en fer poli, surmontée d’une couronne style Louis XIII.

Suivons les curieux. — Me voici maintenant dans une autre pièce qui m a 1 air d’un second vestibule, moins grand que le précédent, mais tout aussi privé de lumière. — Au plafond sont accrochées des faïences de toutes les époques. On dirait des planètes suspendues à la voûte céleste. Que ne sont-elles aussi lumineuses?

Je traverse successivement le fumoir, entièrement tendu de cette étoffe rouge appelée Andrinople, si fort à la mode depuis quelques années, puis la salle à manger, décorée de sept panneaux de Clairin, datés de 1877 ; ensuite le billard, dont le plafond a la forme d’un dôme ; et enfin le petit salon, qui, par ses entassements d’étoffes, de coussins orientaux, ses fouillis de bibelots persans, ses tapis de Caramanie, ses portières bariolées du Daghestan, me fait l’effet d’un de ces bazars turcs de la rue de Rivoli. Il n’y manque que le parfum et la

fumée des pastilles du sérail et des odaliques sans corset !

Ma promenade se continue par le grand salon, tout encombré de meubles anciens et nouveaux, exotiques et indigènes, et j’arrive enfin à la chambre à coucher. Là, on se croirait à Pékin ou à Yeddo. — Le lit, très bas, en bois de fer orné d’incrustations de burgau, les tentures, les paravents, les sièges, les glaces, les bronzes, les flambeaux, les chenets, les lanternes, tout est chinois ou japonais. — Un habitant du Céleste- Empire à la longue queue promène ses deux grandes nattes et sa robe bleu de ciel et regarde avec étonnement. Cet arrangement parisien d’objets venus de son pays le déconcerte.

Deux belles demi-mondaines passent.— Noté au passage, comme Grévin, leurs réflexions, pratiques, mais pas artistiques:

— Ma chère, où donc se trouve le cabinet de toilette. Il n’y en a pas?

— C’est sans doute pour cela qu’on lave tout, ici.

En somme, cette exposition, qui ne comporte pas moins de sept cents objets, ne paraît à personne exceptionnellement intéressante. — Beaucoup de brimborions, de futilités ; l’article de Pékin, qui ressemble tant à l’article de Paris, domine. — On sent que les caprices de la fantaisie, plutôt que les recherches artistiques, ont présidé aux soins de l’ameublement dans cette demeure, où devaient entrer plus d’amis que de rayons de soleil.

Il nous faut cependant signaler quelques choses intéressantes qui tranchent vigoureusement sur cet ensemble un peu banal.

D’abord les tableaux.

Les panneaux de Clairin sont fort beaux. Quatre sont consacrés aux Saisons; deux représentent des oiseaux

dans des feuillages et le dernier, le plus grand de tous, est une composition appelée : la Dernière Kermesse , où, comme dit le catalogue, une foule de personnages contemporains et connus, affublés de travestissements élégants, se coudoient, s’intriguent et donnent libre cours à leurs rires et à leurs- plaisanteries.

Deux jolis dessins au crayon, de Détaillé, une aquarelle de Madeleine Lemaire : Élégante dans son boudoir; le Sommeil, d’Émile Lévy; la Mare sous bois , avec figures, autre aquarelle, de Théodore Rousseau, un peu noire, mais pleine d’un charme pénétrant ; une belle Tête de chef arabe, de Fortuny, comptent également parmi les rares attraits de cette exhibition.

A noter encore quelques-unes des miniatures qui encadrent la glace du petit salon, une collection assez complète de montres, une statuette en bronze de Bourgeois : le Charmeur de serpents , une grande statue chinoise en Satzuma représentant un chef assis sur un rocher et tenant à la main un livre ouvert. Cette statue, qui date des époques primitives, est très curieuse et fort bien conservée; un grand tam-tam, forme baril, sur trépied et surmonté d’un coq en émail cloisonné du Japon, qui, du Champ-de-Mars où il était exposé en 1878, était passé au château de Beauregard, chez Mm0 Honoré de Balzac, et que M. Arthur Meyer avait racheté l’année dernière à la vente qui a suivi le décès de la veuve de l’illustre romancier.

Et c’est à peu près tout. Ne pouvant consigner ici toutes les enchères de cette vente qui n’a pas duré moins de trois jours et qui a eu lieu dans une grande salle en bois édifiée et décorée pour la circonstance par Belloir, nous vous donnerons pour finir les prix atteints par quelques-uns des tableaux, les seuls objets vraiment remarquables.

Les panneaux de Clairin ont été adjugés 6,300 fr. —

La Tête de chef arabe , de Fortuny, 2,550 fr. — La Cachette improvisée, d’Heullant, 2,000 fr. — Une Halte à l'auberge , de Henry Leys, 3,000 fr. — Un port en Égypte , de Pasini, 2,600 fr. — Une Tête de jeune femme , de Gervex, 1,200 fr. — La Mare , de Théodore Rousseau, 2,500 fr. — La Rixe après la Sérénade , de Worms, 3,700 fr.

Maintenant retournons à l’hôtel Drouot !

18 décembre . — Philippe Rousseau et Plassan, ces deux vieux amis, veulent changer d’accessoires, l’un pour ses natures mortes, l’autre pour ses tableaux de genre. Ils se sont réunis pour envoyer à l’Hôtel le matériel des décors ordinaires de leurs tableaux et ils ont prié M. Jules Chaîne, leur expert, de faire passer le tout en vente publique.

H est facile de retrouver, dans cette exposition, bien des objets fixés sur la toile par Ph. Rousseau pour la composition de ces natures mortes, qui faisaient si fort enrager Burger.

— Il n’y a point de natures mortes, prétendait-il, puisqu’on y met des fleurs qui vivent et qui respirent. Les Anglais ne sont pas tombés dans ce vocable inexact. Ils disent avec juste raison vie tranquille. Nature morte 1 ces deux mots liés ne peuvent que hurler : Omnia mutantur , nil interit.

Mortes, vivantes ou tranquilles, ce ne sont pas moins des choses intéressantes qui se trouvent dans la salle 5. Ces objets si bien rendus ont assuré la gloire de Philippe Rousseau. Voyez, il me semble que la nappe de guipure, les plats de porcelaine, les verres de Venise, la boîte à épices et le casque en vieux plaqué, qui gisent pêle-mêle sur cette table, ont figuré dans le tableau du Rat des villes et du Rat des champs , exposé en 1845 — l’un des premiers succès du maître.

Le seau à rafraîchir, l’écuelle en étain, les potiches italiennes, la lévrière en faïence, la grande soupière de Pont-aux-Choux, transformés par le pinceau étincelant du maître, n’ont-ils pas été reproduits dans le Déjeuner, qui fit sensation au Salon de 1857?

Ces cuivres rouges qui étincellent, ce bougeoir, cette vasque, cette bouilloire à réchaud, cette buire avec sujets de chasse et ces autres accessoires, marmite, lanterne estampée, broc en étain, moulin à café en bois, table en noyer massif, n’étaient-ils pas dans la Cuisine de 1861 ?

Et tous ces numéros indiqués sur le catalogue luimême : moulin à café dit de Chardin, fontaine dite de Chardin, cafetiere dite de Chardin, ne les avez-vous pas déjà rencontrés groupés dans ce beau désordre, effet puissant de l’art, qui a produit le chef-d’œuvre de Philippe Rousseau : Chardin et ses modèles , l’un des étonnements de l’Exposition de 1867?

Pour faire O ma tendre Musette (1877), Ph. Rousseau n’avait qu’à puiser dans cet arsenal de pochettes, vielles, musettes, violes d’amour, tambourins et tambours de basque qu’il vend aujourd’hui.

Ne pourrait-on en dire autant en regardant ce mannequin pudiquement recouvert d’une belle robe de de soie à ramages? Dans son immobilité absolue, cette femme paraît examiner curieusement le public; ses articulations dociles gardent la pose raide qu’on lui a donnée. N’est-ce pas là le véritable modèle de l'Atelier Plassan : la femme à demi -vêtue qui, dans ce tableau, retenant ses vêtements roulant par terre, regarde de près une peinture ?

Ces vieilles étoffes ont servi à donner un ton ou à trouver une draperie. Ces gants longs en dentelle, ces corsages de brocart, ces robes de satin à reflets mordorés, ces cols de guipure habillaient les femmes de

Plassan, qui posaient dans son atelier les marquises ou les Merveilleuses. Ces bottes à entonnoir, ces habits, ces gilets, ces culottes de velours au ton changeant transfiguraient tour à tour, en roué de la Régence ou en postillon de Longjumeau, les modèles hommes venus en blouse et la pipe à la bouche, travailler chez le maître.

Ce ne sont là, évidemment, que le résidu, le nettoyage de deux ateliers. Aussi personne, dans la presse, n’a parlé de cette exposition, et très peu, parmi les amateurs, l’ont remarquée. Eh bien ! croyez-moi, tout cela était bon, vrai, artistique, pur de style, distingué de forme, juste de ton, et valait mieux que la plupart des objets brillants et trompeurs qui encombrent tous les jours les salles de l’hôtel et dont se gavent les amateurs inexpérimentés et les marchands qui, sans rien savoir, débutent dans la carrière avec une bonne faillite en perspective.

Rentrée en scène d’Étienne Charavay. — Un autographe de l’empereur de Chine. — Les deux réverbères de Fanny. — Déjazet tendre pour tous, excepté pour les journalistes. — Nouvelle vente d autographes de Benjamin Fillon. — Papes, réformateurs et réformés. — Conseils paternels de Grégoire XIII à Charles IX. — Portrait de M. Suisse par G. Courbet. — C. Pata, Yalter ego du maître d’Ornans. — Ventes en préparation. — Adieux au défunt

Paris, SI décembre.

20 décembre. Pmntrée d’Étienne Charavay, qui a procédé à la première vente de la saison avec son acolyte ordinaire, Me Maurice Delestre.

Le goût des autographes est toujours aussi vif. Les habitués se sont retrouvés, après une longue absence, aussi fanatiques que les Chinois, la nation autographophile par excellence, dont Feuillet de Conches ne parle qu’avec vénération. Ici, c’est une passion douce; là-bas c’est une frénésie nationale qui date des temps les plus reculés et va se développant de plus en plus.

Un voyageur peu suspect (et il y en a beaucoup qui le sont, suivant le proverbe : « A beau mentir qui vient de loin »), raconte qu’un petit billet de l’empereur Kang-hi a été payé récemment, à Pékin, l’équivalent de mille francs de notre monnaie. Mais il faut bien le ' constater, c’était l’un de ces précieux papiers qu’à son lever le Fils du Ciel fait passer par ses gardes aux

courtisans venus pour s’informer de ses nouvelles. II contenait ces simples mots :

Moi , je me 'porte bien.

Je crois que ces cinq mots signés de Molière seraient payés un peu plus cher chez nous.

Mais voyons quelques-uns des meilleurs autographes que Charavay a tirés précieusement de son grand portefeuille ministériel :

Une lettre d 'Albert de Saxe-Cobourg , ' le princeépoux de la reine Victoria, datée de Florence le 27 janvier 1839 : — 400 francs.

Beaumarchais, — le portrait deFanny? — 200 fr.

Ses grands yeux noirs sont semblables à des réverbères ardents qui, placés sur le front d’une voiture, percent au loin de leurs foyers l’obscurité de la nuit, aveuglent, éblouissent tout ce qu’ils rencontrent et vous mettent hors d’état de rien voir autre chose pendant plusieurs moments.

Alexandre Berthier , prince de Wagram, à Clarke. Il prophétise l’avenir de Bonaparte en ces termes :

Milan, %3 prairial an IV.

Le général réunit toutes les qualités d’un grand homme : excellent militaire et très bon négociateur; je vous assure que c’est un homme qui marquera dans l’histoire.

Vendue 550 francs.

Bossuet à son neveu, alors abbé à Rome :

Paris, 3 juin 16.97.

On prendra demain une décision finale sur le livre de M. de Cambrai. Il se tourmente à donner des explications plus mauvaises que le texte. Les évêques sont d’avis de condamner ce livre qui fait trop de mal pour être souffert.

Il s’agit évidemment de la fameuse dispute du quié-

tisme dans laquelle Fénelon, âme rêveuse et sensible, avait pris fait et cause pour Mme Guyon, une illuminée, qui, supprimant les châtiments et les récompenses, n’admettait plus que la vie contemplative.

Vendue 500 francs.

Marie-Louise de Savoie, reine d’Espagne, femme de Philippe V, à Mrae de Maintenon. Il s’agit d’un emprunt qui n’a pas réussi :

Madrid, 2 février 1708.

Puisque le Roy mon grand-père n’a pas jugé à propos d’engager les pierreries du Roy et les miennes, je crois qu’il vaut mieux nous les renvoyer aûn que les Espagnols voient quelles n’ont point été vendues.

Achetée 300 francs. — Toujours aux expédients la cour d’Espagne, alors comme aujourd’hui.

Napoléon, décret signé Np, avec deux lignes autographes. Le cardinal Fesch demandait, par exception, l’admission en France de dix lustres fabriqués en Italie. Napoléon avait d’abord apposé sa signature au bas du document; puis, après réflexion, il la biffa et écrivit au-dessous ces mots :

Impossible, il faut faire travailler les ouvriers de Paris.

Adjugé 100 francs.

Un autographe du duc de Reichstadt , contenant ces quatre vers un peu mirlitonesques datés de 1819 :

On se lasse en effet de lui parler sans fruit ;

Le découragement refroidit la tendresse.

Il garde son défaut et voilà le produit

De sa distraction ou bien de sa paresse.

On a payé ces lignes, d’une écriture très rare, la somme énorme de 520 francs !

Les dossiers sont toujours fort recherchés.

Trente-deux lettres de Voltaire , dont vingt-huit autographes, à Helvétius, qu il appelle sou cher coufrère en Apollon et son maître en tout le reste , ont valu 1,000 francs.

Neuf lettres du prince Henri de Prusse , père du grand Frédéric : — 1,000 francs.

Vingt-huit lettres du poète Ducis. Fait ignoré jusqu’ici : il était le correspondant d’un prince allemand, auquel il envoyait des nouvelles politiques et littéraires. Cette révélation, intéressante pour ceux qui voudraient un jour écrire sa biographie, a été vivement disputée jusqu’à 2,050 francs.

Trente et une lettres inédites du général Drouot, que Napoléon avait surnommé le Sage. C’est l’histoire d’une partie de sa vie et de toutes ses campagnes : — 1 ,000 fr.

Dix lettres d’amour de Déjazet à? — un ami. Dans l’une de ces missives, Virginie Frétillon parle d’un article du Charivari, où on l’accuse d’être la maîtresse du duc d’Orléans. Après une virulente appréciation « des odieux journalistes qui l’ont attaquée, » elle s’écrie :

Enfin, je vous le répète, tout est fini et jusqu’à présent je ne vois que moi de victime, car ce qui est écrit est écrit et de plus imprimé! Heureusement, messieurs les journalistes sont à peu près appréciés ce qu’ils valent, et vu leur esprit et la liberté de la presse, ils sont si dégoûtants qu’en vérité le trop n’est plus croyable.

Bien mal traités, les folliculaires de l’époque, dont il serait aisé de retrouver les noms. Déjazet montre là une bien grande ingratitude. Elle fut l’enfant gâtée de la presse.

En tous cas, les autographes sont souvent de terribles indiscrets.

21 décembre 1882. — Elle est bien curieuse toute cette série de bulles de papes, d’épîtres de cardinaux, de mandements d’évêques, de sermons de réformateurs et de protestations de réformés, recueillie par Benjamin Fillon et qu’Étienne Charavay, pour la vendre, a classée, cataloguée et même autographiée en partie.

On peut y suivre pas à pas la lutte ardente du protestantisme qui s’éveille contre le catholicisme qui se disloque. Ce catalogue nous fait connaître bien des choses nouvelles et, à tous les titres, les documents qu’il renferme sont des plus précieux. C’est la vie ecclésiastique, pendant plusieurs siècles, étudiée dans ses dessous, avec ses passions, ses haines, ses doctrines, ses schismes, ses dévouements et ses règlements. C’estaussi l’histoire des papes, et il n’y en a pas eu de plus agitée que celle des successeurs de saint Pierre; les uns, honnêtes, paternels, aux mains pures, à la politique prudente et sage, soutenant les faibles et brisant la puissance des despotes; les autres, mauvais, corrompus, répandant le sang, frappant sans merci leurs adversaires, déposant les rois qui les gênaient et traçant des bornes à la science et à la pensée.

On avait souvent nié l’existence de la lettre adressée à Charles IX par Grégoire XIII, à l’occasion des préparatifs de la Saint-Barthélemy. Elle est là, tout entière de sa main (1), impossible à contester, avec sa reproduction héliographique, à côté de la minute authentique, dans le dossier gris de Charavay.

(i) Cette pièce est une rareté autographique, en dehors de son importance historique. Les souverains pontifes ne signaient que de leurs initiales, quelquefois même ils ne signaient pas du tout. Plus tard, ils signèrent en tête selon la méthode latine, comme dans cette lettre. Elle a été vendue 2,000 francs.

Le roi hésitait à ordonner les massacres. Verser du sang lui répugnait. Le cardinal de Lorraine, qui poursuivait les catholiques de sa haine, avertit Grégroire XIII d'avoir à frapper un grand coup sur cet esprit faible. Pour lever les derniers scrupules de Charles IX, le pape lui écrivit.

Greg. P. P. XIII.

Très cher fils en Notre-Seigneur, salut et bénédiction apostolique.

Nous nous reconnaissons tant d’obligations envers Notre-Seigneur Dieu de provoquer l’accroissement de la Sainte Ligue contre les infidèles que, pour mieux faire connaître à Votre Majesté combien la chose est importante, j’ai voulu lui envoyer mon présent légat a latere. Nous la prions, en toute affection et charité, qu’Elle veuille se souvenir de son nom de Très Chrétien et de l’exemple de ses prédécesseurs qui, par leur dévouement au service du Christ, ont acquis le susdit nom. Qu’elle veuille aussi se souvenir que cette guerre est une guerre de Dieu, qui se fait pour la gloire de son nom.

Il ne convient donc pas que Votre Majesté en reste en dehors,, et, pour beaucoup de raisons. Elle doit être, au contraire, l’instigatrice de ceux qui, avec l’aide de Dieu, ont ôté du monde ces tristes hérésiarques, lesquels ont, depuis tant d’années, inquiété Votre Majesté et tout son royaume ; ce qui lui permettra d’avoir peu de difficulté à ramener le royaume à sa première candeur et à la pureté de la sainte foi catholique, et je la prie de faire toute diligence afin que je sois averti par elle de ce qui en arrivera. Que Dieu, Notre Seigneur, conserve Votre Majesté et lui donne tout contentement.

A notre très cher fils en Dieu, Charles, roi très chrétien des Français.

On comprend qu’après cette lettre Charles IX, fanatisé, posté, l’heure venue à un balcon du Louvre, ait, comme l’affirme Brantôme « de son harquebus tiré tout plain de coups sur les huguenots qui traversaient la rivière. » Arnaud Amalric faisait mieux encore. Il disait : « Tuezles tous, Dieu reconnaîtra les siens. »

Il y aurait à relever des choses bien intéressantes

o30 L’HOTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1882

encore dans cette longue nomenclature de papes réunis, comme les personnages d’un musée de cire. — Bornons-nous à indiquer quelques-uns des prix, suivant l’importance du document.

Innocent III , le promoteur de la guerre d’extermination contre les Albigeois, par le fer et par le feu. 33 francs.

Sixte IV, qui fit construire au Vatican la chapelle Sixtine. Deux pièces. 40 francs.

Jules II, sous lequel Bramante commença la construction de Saint-Pierre, 16 et 210 francs.

Léon X , Giovanni de Médicis, le second fils de Laurent le Magnifique. Quatre pièces, 27, 40, 240 et 300 francs.

Clément VII; il refusa énergiquement de casser le mariage de Henri VIII avec Catherine d’Aragon. 15 et 135 francs. v

Paul III , qui chargea Michel-Ange de la direction des travaux de Saint-Pierre. 160 francs.

Jules III, qui excommunia le roi de France Henri II. 150 francs.

Pie IV, le fondateur de l’imprimerie Vaticane, dont Paul Manuce eut la direction. 10 et 60 francs.

Pie V, le grand inquisiteur dont la flotte remporta la victoire de Lépante. 500 francs.

Grégoire XIII, dont nous avons déjà parlé, fondateur du calendrier grégorien. 31 francs.

Sixte V, l’ancien gardeur de pourceaux. 30 et 1,000 francs.

Grégoire XIV, qui frappa d’excommunication Henri IV et donna le bonnet rouge aux cardinaux.

Clément VIII , l’admirateur du Tasse. Il voulut le faire couronner triomphalement. 75 et 500 francs.

Paul V . C’est par lui que fut sanctifié Charles Borromée. 160 francs.

Grégoire XIV. Il canonisa sainte Thérèse, Ignace de Loyola et François Xavier. 400 francs.

Urbain VIII, dont la sagesse décréta la suppression, en 1630, l’ordre des jésuitesses. 13 francs.

Alexandre VIII , qui fit rendre TAvignonnais par Louis XIV. 100 francs.

Clément XI, l’auteur de la bulle Unigenitus en 1713. 5 francs.

Clément XII, le canonisateur de Vincent de Paul. 20 francs.

Benoît XIV, à qui Voltaire dédia sa tragédie de Mahomet . 45 et 80 francs.

Clément XIV, qui abolit l’ordre des jésuites. 15 et 1,000 francs.

Pie VI, le prisonnnier de Bonaparte en 1799. 20 fr.

Pie VII, le signataire du concordat. Il vint sacrer Napoléon Ior à Paris et fut, en 1809, son interné à Fontainebleau. 10, 50 et 500 francs.

Grégoire XVI, le défenseur énergique des droits du saint-siège contre les libéraux italiens. 5 et 60 francs.

Pie IX, qui publia le Syllabus et proclama le dogme de l’infaillibilité. 11 et 21 francs.

Comme on ne refera plus cette galerie aujourd’hui dispersée, il est bon d’en laisser trace ici.

Quelle publication importante on eût pu faire avec cet ensemble de renseignements uniques !

Sous ce titre de Grandeur et décadence de la Pa-

o32 L'HOTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1882

Vanté. Je vois d’ici le titre de quelques-uns des chapitres : Attributions spirituelles et temporelles. — Aspects différents de la question. — Les papes subissant l’influence des milieux. — La papauté se transformant sans cesse sous l’action du temps. — Concessions tardives, etc., etc.

Mais ce livre ne sera pas écrit. Fillon seul aurait pu s’en charger à l’aide de ses autographes, avec preuves à l’appui. — Ce devait être son projet en réunissant cette collection.

21 décembre. — Collection de M. F. C. : initiales faciles à compléter en regardant le catalogue, indiquant, à côté de peintures intéressantes de Vollon, Robert Fleury, Hannoteau et Feyen-Perrin, quelques bons tableaux du maître peintre d’Ornans, plusieurs copies de ses élèves, et quelques-unes de leurs œuvres originales.

Chacun sait que, sur la fin de sa vie, Courbet, pour suffire aux commandes qui arrivaient de tous côtés, dut produire beaucoup et vite. Il avait autour de lui des élèves auxquels il avait divulgué le secret de la finesse de ses tons, tout en leur -apprenant la manière de se servir comme lui du couteau à palette.

L’un de ces collaborateurs dévoués fut C. Pata. Il arriva à si bien comprendre son maître, à épouser si parfaitement son faire, sa couleur grasse, sa franchise éclatante et brutale, ses empâtements dominants, que Courbet ftf de lui son aide de prédilection. L’élève ne voulut pas quitter le maître lorsqu’il partit pour l’exil. Ce fut son meilleur compagnon à la Tour de Peilz. Aussi, à tous les- points de vue, Pata aura une place dans l’histoire de Courbet à côté du maître.

Quatre Courbet figuraient dans cette vente d’un membre de sa famille, dirigée par M. Haro comme expert.

A tout seigneur tout honneur.

D’abord le portrait de M. Suisse , ancien modèle qui fonda de ses deniers une académie où étudièrent bien des peintres de ce temps. Ce tableau a figuré à l’Exposition particulière des œuvres de Courbet en 1867 et à celle rétrospective de l’École des beaux-arts sous le n° 43. Il est signé à gauche. M. Suisse est vu de trois quarts. De grosses lunettes paraissent devant ses yeux, ses cheveux sont grisonnants et son cou s’enferme dans une cravate noire. La figure pleine de caractère, bien modelée, est peinte en pleine pâte avec une science admirable du métier. Vendu 1 ,080 francs.

La Ferme des Poncets près du fort de Joux (Pontarlier). Signée à gauche, G. Courbet, et datée 1864. On dirait l’effet d’une fenêtre ouverte sur la campagne. Des prés, une vallée, un ciel gris frappent les regards. Vivacité des lumières, transparence des ombres, profondeur des lointains, rien n'y manque. Nous reprocherons seulement à ce tableau, exposé sous le n° 85 à l’École des beaux-arts, d’avoir une tonalité un peu uniforme où domine trop la note verte. Achetée 1,220 fr. parM. Barbedienne.

Les bords de la Charente au fort Bertaud, avec le sous-titre Baigneuses. Ce tableau devrait plutôt s’intituler : Étude d'un gros chêne au bord de l’eau. Les baigneuses ne sont qu’un accessoire insignifiant. Toile ayant fait partie de l’Exposition particulière de 1867. n° 87 de l’Exposition des beaux-arts. Achetée 1,000 fr. par Ernest Courbet.

Le grand Mont , sur le lac de Genève. Paysage suave et très poétique, d’une gamme harmonieuse, signé à droite et daté. Provenant de la collection de Mlle Courbet. Vendu 1,060 francs à Ernest Courbet.

De C. Pata, le principal auxiliaire de Courbet, dont

nous avons parlé plus haut, venaient ensuite de nombreux paysages : vues prises à Corbeil, à Étretat, à Arbois, à Ornans, à Vevey, au plateau de Châtillon, au Val de Travers, au château de Mont-sous-Vaudrey et dans tout le Valais suisse. A signaler surtout un tableau historique, la maison habitée par G. Courbet pendant son exil à la Tour de Peilz où il est mort le 31 décembre 1877. Au premier plan, Courbet, entouré de quelques amis, travaille à son chevalet.

Encore de Pata, l’ami dévoué, une reproduction de la Femme au perroquet autour de laquelle se fit tant detapage. (Hauteurlmèt., largeur 1 mèt. 45). Exécutée par Courbet pour le compte de M. de Nieuwerkerke, qui la refusa au moment de la livraison, la trouvant trop naturaliste, cette toile fut sur le point de remporter la grande médaille d’honneur au salon de 1866.

Toujours du même fidèle Pata, !a Mort de Virginie d’après James Bertrand, achetée 340 francs par M. Haro.

A la même vente, M. Lemerre, l’éditeur du passage Choiseul , a acheté 120 francs les Chênes de Kertregonnec d’Alexandre Segé — M. Debray, 200 francs, le Pêcheur napolitain de Robert Fleury (1875) — et le peintre Japy, 465 francs, Poissons et crevettes de son confrère, Antoine Vollon.

Me Paul Chevallier a tiré 10,245 francs de ces quelques toiles.

22 Décembre. — Salle 8. Exposition de six tapisseries de haute lice, signées du monogramme E. L., qui est, dit le livret, celui de Everard Leyniers, directeur à Bruxelles, en 1625, d’un atelier de tisserands flamands.

Ce sont les différentes péripéties d’une chasse à

courre : le Départ, le Lancer , la Poursuite , le Cerf à Veau , la Mort du Cerf Cl le Retour.

Ces compositions, animées de nombreux personnages : valets, piqueurs, veneurs, gentilhommes et grandes dames, ont grand air dans leurs bordures à fleurs élégamment enguirlandées.

Jusque-là nous sommes d’accord avec le catalogue; mais, où nous cessons de l’être, c’est lorqu’il nous parle comme fond de paysage du parc, des bois, de la chapelle et surtout en perspective du manoir royal de Laeken. Ce château ne fut construit qu’à la fin du xvme siècle par les architectes Montoyer et Payen, d’après les dessins de l’archiduc Albert de Saxe-Teschen.

Notre désaccord continue au sujet du titre de ces différents tableaux cynégétiques : les Chasses de Maximilien le Taciturne. Ce taciturne-là est bien peu connu ! Mettons Guillaume le Taciturne ou mieux, si on tient à un Maximilien, admettons que ce soit l’empereur d’Allemagne Maximilien (1), gran d chasseur et grandcapitaine, qui eut avec tous les rois de France toutes sortes de déceptions matrimoniales. Il dut convoler avec Anne de Bretagne, ensuite marier son fils avec Claude de France, fille de Louis XII et enfin faire épouser sa fille Marguerite par Charles VIII, alors dauphin. Aucune de ces combinaisons ne réussit.

Tissées en soie et laine ronde d’Espagne, bien conservées pour leur âge, ces tapisseries séduiront peu d’amateurs par leur ton feuille morte. Est-ce le temps qui a produit cet effet ? Est-ce la palette du tisserand qui n’était pas assez variée ? Nous ne saurions le dire, pas plus que vérifier, comme l’assure le livret, si elles sont bien d’une finesse égale à trente-deux portées, soit 384 fils pour 12 lices. Cela est trop fort pour nous. Il fau-

(l) Diderot a dit de lui : Son règne est fameux par la découverte du nouveau monde, découverte si fatale à ses habitants.

drait avoir tenu toute sa vie une navette au lieu d’une plume.

Vous le voyez, l’hôtel Drouot n’a pas chômé pendant le dernier trimestre, en attendant les ventes décidées pendant l’été, préparées pendant l’automne, et qui doivent avoir lieu dans le commencement de 1883.

Novembre et décembre, à part ce que nous avons décrit, ont servi à vendre des fourrures pour se réchauffer des frimas et des bijoux pour les cadeaux du premier de l’an, à liquider les cessations de commerce, et les collections des petits amateurs désireux de marcher désormais plus en grand.

Ces deux mois d’ouverture ont surtout resplendi des opérations commerciales montées par les trafiquants hollandais : les Salomon, les Hamburger frères, les Kalf et Souget, les Bremer et Reus, et le doyen de tous, Boas Berg d’Amsterdam. Nous nous sommes abstenu d’en parler ; car il est assez difficile de rendre Compte de ces ventes qui n’ont ni expert ni catalogue. Il faudrait pour cela rester de longues heures à voir le défilé insipide des bijoux, des montres, des éventails, des dentelles, des glaces étriquées, des cornets de vieille porcelaine de Chine, des grands lustres en cuivre massifs et lourds, et des horloges hollandaises dans leur gaine de marqueterie à fleurs.

Mais si, dans les derniers mois de l’année 1882 qui s’achève, nous n’avons pas vu de grandes enchères, il n’en sera pas de môme dans celle qui va s’ouvrir. Nous y trouverons de larges compensations. Du manche de leur marteau d’ivoire, M® Paul Chevallier et quelques-uns de ses confrères ont bien voulu soulever un petit coin du voile de l’avenir.

En janvier, on vendra des tableaux, études, dessins et aquarelles de feu Biard, un peintre bien démodé

aujourd’hui, qui eut son heure de célébrité avec son Désert des Tuileries et son Duquesne délivrant les prisonniers de l’Elysée.

L’administration des hôpitaux a le projet de faire passer sous le marteau les esquisses de ce pauvre fou, qui a nom André Gill.

Il est aussi question de la vente des dessins anciens et modernes de Marmontel, le maître illustre entre tous qui sait charmer et instruire à la fois. Il n’est pas seulement l’un des professeurs hors ligne du Conservatoire, resté toujours jeune et actif, ardent et convaincu malgré les ans, l’écrivain fécond et attrayant des Virtuoses contemporaines , mais encore l’un de nos amateurs les plus fervents, au goût fin et délicat.

Février dispersera les porcelaines de l’extrême Orient appartenant à M. Marquis, le fabricant de chocolat du passage des Panoramas, un homme de goût qui ne s’est pas borné à faire d’excellents produits, mais qui a su former une collection célèbre, par ses pièces hors ligne, dans le monde entier.

La première condition pour qu’une vente réussisse, c’est que le public soit bien convaincu que tout doit être sérieusement vendu: telle sera la collection Van Heddeghem dont nous avons parlé déjà et que Charles Mannheim classe et prépare en ce moment pour la fin du même mois.

En mars viendra devant les acquéreurs la collection Joseph Jitta, échevin d'Amsterdam, le Lesseps néerlandais, promoteur du canal d’Amsterdam à la mer. Ce sera une réunion intéressante d’objets du xvi0 et du xvii0 siècle, de bijoux, de grès de Flandres, de sculptures et d’ivoires.

Puis, l’atelier du professeur Henri Lehmann, de l’Institut, membre du Conseil supérieur des beaux-arts. Cette vente posthume consacrera la renommée du peintre qui

a signé à l’École de droit cette belle page : le Droit 'prime la Force , et qui fut le portraitiste de Ponsard, d’Alphonse Karr et de la princesse Beljiojoso. Le catalogue comprendra tout ce qui constituait l’ornement de son atelier : esquisses, études, dessins, tableaux, livres et objets d’art. Il sera rédigé par MM. Haro, Mannheim, Clément et Wieweg, un ami du peintre.

Aux termes de son testament bien pensé, la somme obtenue sera affectée à servir une pension à l’un des meilleurs élèves de l’École des beaux-arts, pour lui permettre de compléter ses études.

Avant la vente, une exposition publique aura lieu à la salle Melpomène.

Vers le milieu de mars se fera la vente de J. Charvet, dont MM. Mannheim et Hoffman sont les experts. On y trouvera des ivoires gothiques, des émaux byzantins et de Limoges, des monnaies et des médailles, et une très curieuse série de sceaux du moyen âge.

En avril, à deux reprises, nous aurons cinq jours de vente pour les objets d’art laissés parM. Beurdeley père et amassés par lui pendant un demi-siècle.

Étienne Charavay prépare aussi de son côté les catalogues Baylé et Alfred Bovet, suivis de la série des chefs de gouvernement de M. Dubrunfaut, et de celle des hommes de guerre et de la Vendée contre-révol ulutionnaire que possédait Benjamin Fillon.

A la fin de l’hiver passera sur table la galerie princière de tableaux de M. Narischkine, le richissime amateur qui luttait à l’occasion si vaillamment pour les choses qu’il désirait, contre les millions de lord Hertford, du prince Demidoff et de MM. de Rothschild.

Saluons donc, pleins d’espérance, la nouvelle année qui commence au moment où je trace ces dernières lignes. Que dans les salles de l’hôtel retentissent les plus brillantes enchères, que les collectionneurs fassent

à bon marché d’heureuses trouvailles et que tous, amateurs grands et petits, commissaires-priseurs en activité ou en disponibilité, experts en relief ou inconnus, marchands arrivés ou débutants, voient sans effort la réalisation de toutes leurs espérances. Quant à nous, écrivain dévoué aux fastes de la curiosité, nous voici pour la seconde fois au bout de notre carrière. Il nous faut maintenant laisser au compositeur et au metteur en pages le soin d’achever notre œuvre. Nos amis nous retrouveront, je l’espère, en 1884, racontant de notre mieux les grandes ventes de 1 année 1883, ainsi que nous venons de le faire pour la défunte 1882, qui va s’engloutir avec les autres dans la fosse des siècles.

Le moment est enfin venu de prendre congé de nos aimables lecteurs. Nous nous lasserions, du reste, en continuant, eux de nous lire, et nous d’écrire. Arrêtons-nous donc à cette page pour mettre, comme clôture définitive et sans remise, au bas de notre manuscrit, ces mots qu’un auteur trace toujours avec une vive et sincère satisfaction :

fin de l’année 1882.

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Préface par M. Armand Silvestre . j

Avertissement. — Les instruments de musique anciens. —

Les collectionneurs anglais. — M. Adam et M. Villemotte.

— Le Jupiter de M. de Janzé. — Le Messie de M. Alard.

— Les Joueurs de la communauté des ménestriers de Paris.

L Exposition du Trocadero en 1878. — La guiterne du

baron Davillier. — La vente Luigi Arrigoni. — Pour rien les Stradivarius! — Un violon d’enfant de Guarnerius del Gesù. — Un nouveau violon de faïence. — Les Ruckers d’Anvers. — Un clavecin d’Andrea Ruckers. — Peintures de Claude Gillot. — Pascal Taskin. — Les clavecinistes du xvne et du xvme siècle. — Le piano et le clavecin . 4

Les amateurs et les loups-cerviers. — Le bric-à-brac de Paul de Saint- 'Victor. — Ses admirateurs, Hugo et Lamartine.

— La Maja, de Goya. — Les primitifs et les maîtres fran¬

çais. — Le spirituel Francesco Guardi. — Le noctambulisme .

Les grands curieux depuis Laurent de Médicis. — Le tableau devenu une marchandise. — La duchesse de Bojano. — Les faux Géricault. — L’Été et l’IIiver, de J. -F. Millet. — Une nature morte de Saint-Jean. — Le bonhomme Pitoin. — Prudentes réserves d’un expert. — Les deux Thiénon. . . 24

Succès de la vente de Saint-Victor. — Le moyen de ne pas

vieillir. — Vente de B***. — Esquisses de Delacroix.

Tableaux vendus par les experts George, Petit, Ferai et Durand-Ruel. — Galerie Van de Kerkhove — Roses prin-

TABLE DES MATIÈRES

Pa

cesses et Dames aux camélias. — Le dessus du panier de la collection Tiinbal. — Le sarcophage de Bâti .

Estampes et dessins. — Le procédé. — L’abbé de Marolles. — Les pièces de cent florins payées vingt-sept mille francs. — Opinion d’un octogénaire : les gravures consolent la vieillesse. — Les marchands d’estampes en gros. — La maison Jean. — Les experts Vignères et Clément. — Les portefeuilles d’Émile Galichon. — Ventes faites et veines à faire.

— Les caricaturistes : Daumier, Grandville et Henri Monnier .

Le calorifère Drouot. — Préceptes à l’usage des débutants.

— Soixante-quatre paysages de César de Cock. — Les affiches roses de Mme Marie Blanc. — Meubles anciens et bronzes nouveaux. — La vente de la veuve .

La vente au bordereau. Collection Moreau Chaslon. — Natures mortes de Vollon. — Le Soir et le Matin de Corot.

— Incident Jacques Lipmann. — Alexandre Dumas vendant quelques tableaux. — J. -F. Millet, Delacroix, Gervcx, Humbert, Fortuny, Jongkind. — Mauvais résultat! .

Louis Fould le collectionneur et Édouard Fould le sportsman. — Le mobilier du château de Béguin. — Les tableaux, les faïence et les tapisseries. — Décrochez— moi ca

Les ventes dont on ne parle pas. — M. du Cluzel, d’Oloron. Les dentelles de Mme Blanc. — Réseaux légers, fils de la Vierge. —La chanson des fuseaux. — Les barbes de vieux

point d’Angleterre. — Les millions implorant la pitié.

Quelques prix de la vente Édouard Fould .

Le culte des livres. — Les grands disparus et les contemporains. — La douane anglaise respecte les livres. — Le duc d Aumale, le baron Pichon, M. Dutuit , le Rouennais,

M. Ruggieri, l’artificier, feu L. Pottier, les experts : Labitte ’ Porquet, et Durel. — Les livres et la mode. — La recherche des romantiques. — Les majores et les minores. — Ventes Peigné-Delacour, Sinety, Vanden Broeck, Guay Pellion, Lucien, Clément et Lesorre .

Monsieur Béranger. — Pour les pauvres, s'il vous plait. —

Le chevalier Albert de Kniff. — Les maîtres de la peinture

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

taisant des recettes dans les foires. — Le Primatice de la collection Thibaud. — Gustave Collin. — Le fonds de commerce de Léon Escudier . 106

Le monde de la galanterie. — La petite Caro. — La vieille garde. — Le trône de l’amour. — Diamants et perles fines.

— Jean-François Gigoux. — Erwein de Steinbach contemplant son œuvre dans la cathédrale de Strasbourg. — Portraits d’Erasme et de Hieronymus. — Étudiez les dessins

des maîtres . 115

Benjamin Fillon. — Sa demeure à Fontenay-le-Comte. — Sa découverte des faïences d'Oiron. — Les bijoux mérovingiens. — La bague de la reine Bertbilde. — Autographes, portraits et cachets. — Une vierge en ivoire, du xme siècle.

— Estampes révolutionnaires. — Jean- Jacques Rousseau se

prémunissant contre la collection . 125

Les chercheurs de curiosités historiques. — La dent de Newton. — Le couteau de Ravaillac, gardé par le duc de La Force. — La vente de M. Z. au Palace-Theatre. — Le couplet de la pâte tendre. — La papillonne du bric-à-brac. — Langage des mobiliers. — Tout à l’amour . 135

Un fragment de l’éloge de His de La Salle. — Un triumvirat de spéculateurs. — Achat en bloc et revente au détail. — Les quatre vacations de la vente Benjamin Fillon . 143

Haute antiquité des autographes. — La recherche chez les épiciers et dans les débits de tabacs. — Mon album et les vers de Henri Tessier. — Les maniaques de la curiosité. — Le dahlia bleu du collectionneur. — Cherchons la femme. — L’homme ni ange, ni bête. — Le poinçon d’Étienne Charavay. — Une vacation de quarante mille francs. — Un trio d’amateurs : les pasteurs Bide et Coquerel, et M. Walferdin. — Vente Cottenet. — Don Diego Velasquez. — Corot invité à mieux dessiner. — Théodore Rousseau écrivant un paysage. — Meissonier doutant de lui. — Gambetta et Brantôme. — Variations du peintre David sur la corde politique . 152

La Pucelle travestie. — Le Père Duchesne de Tournay. — Olympie. — La tante de Florian. — Le diable dans le corps

TABLE DES MATIÈRES

Pages-

de Rousseau. — Gentil propos de Mrao de Fontaine. — Épitaphe de Mme Du Châtelet. — Interrogatoire d 'Arois. — L’encens de Mme de Pompadour. — Collection Pochet-Deroche. — Une vente sans expert : tous ayant refusé. —

Un commissaire-priseur malgré lui. — Le Waterloo de M. Broies. — Cinq Raphaël pour cinq cents francs. — Une tapisserie d’après Van Dyck . 178

Le bibliophile Saint-Victor, tour à tour gourmand et gourmet de livres. — Vadé et Rétif : honny soit qui bien en pense.

— Paul Lacroix malmené par Saint-Victor. — La clémence de la reine Christine. — Éditions originales. — Les envois des auteurs contemporains. — Son ex libris . 191

Le Mathusalem des animaliers : Eugène Verboeckoven. — Printemps en zinc. Été en fer blanc. — Le prix courant des moutons de Verboeckoven. — Un fabricant de tableaux à la douzaine. — M. Dubrunfaut, l’auteur de la Longé¬

vité humaine , payant son tribut prématurément. — Une belle vente d’autographes en perspective. . . . 198

Le cabinet Baylé. — La Clairon sur le retour — L’ennui couchant seul avec Mme Denis. — Chagrin d’ainour de Mme de La Popelinière. — Opinion de Mirabeau sur les capucins.

— Les épigrammes de Piron. — Les livres de la marquise

de Simiane. — La céramique italienne. — Les majoliques du comte Maffei. — Maestro Georgio Andreoli. — Les burgraves du xve siècle. — Le graveur Léopold Fiameng voulant assister vivant à sa vente . 204

Les victimes du krach : la cantatrice Marie Heilbronn, le vicomte de La Panouse. — Les dessous de la vie élégante. — Somptueux mobilier à vendre! — Les visiteurs et les petits boudinés. — La galerie des Fêtes. — Le diamant séducteur transformé en sauveur. — Tente arabe. — L’antichambre du mari. — Vrai chic et faux chic. — N’engraissons pas!

— Trop de draperies! . 217

Vente de Mmc Honoré de Balzac. — Sunt lacrymæ rerum.

— La bibliothèque de Balzac. — La langue française devenant millionnaire. — Le catalogue de l’expert Charles. —

Un crédit de dix mille francs pour acheter les manuscrits

de Balzac . 230

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Alexis Febvre, un Parisien de Paris. — Son esprit, son humeur, sa passion, son caractère, ses ventes. — Le père vingt pour cent. — Une enchère de 18,000 francs sur un Meissonier. — La Ronde champêtre, de Lancret. — Les Lancret de 1782 et de 1797. — Les quatre Guardi. — L'admiration portant intérêt. — Un Volders rarissime. — Le chœur des débineurs. — Est-ce un vrai ou un faux Nattier?

— Mme Geoffrin ou la marquise du Châtelet? — Un recueil d’ana. — Le grand seigneur et le marchand. — Savoir faire sa perte. — L’ours et le pacha. — Les maîtres émailleurs de Limoges. — Les faïences italiennes. — Une lettre de Philippe Rurty. — Esquisse d’Ingres. — Les parchemins d’Alexis Febvre . 238

La collection Michel Pascal. — Tout en faïence! — Les premiers amateurs. — Le vieil imagier. — La chasse aux vieux Rouen. — Les produits de Strasbourg, de Nevers, de Lille, des Mettes. — Les faïences populaires. — Principales adjudications . . . .

La fièvre parisienne. — L 'extrait de paresse. — La journée de l’amateur. — Les médailles d’Eugène Piot. — Succession Oppigez. — La tapisserie du tournoi. — Bronzes de la collection Timbal. — Un dessin de Raphaël : La Mise au tombeau. — Encore des autographes ! — Mme de Genlis scandalisée des Confessions de Jean-Jacques Rousseau. —

Sa critique de Paul et Virginie à Bernardin de Saint-Pierre.

— Le cœur des jeunes filles. — L’amour platonique. — Les tourterelles de Marie Stuart. — Tableaux modernes de M. Th. Leroy. — Pièces de cinq francs à la mèche . 285

Opinion de René François sur la musique. — Les musiciens du xviie siècle reparaissant dans une vision. — Les anciens instruments de M. Savoye. — Le piano à queue de Marie- Louise. — Le piano de Gluck, de Rousseau et de Grétry.

— Clavecin d’amour et clavecin angélique. — Les ossements dont on fait des flûtes. — La sacqueboutte de Gargantua. — Tout n’est pas rose dans le métier d’expert. — Jules Romain ne pouvant discerner une copie d’un original de son maître. — Le Raphaël du comte de Lestang-Parade.

— Fleurs d’expertises. — Les trompe-l'œil de Daret. —

Otez-moi tous ces magots-là! .

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

Vente annuelle de bienfaisance des artistes peintres et sculpteurs. — Un acte de vandalisme. — Baudry demandant à

la céramique la conservation de ses peintures. — Dupin rassis et Dupin mollet . 316

Un commissaire-priseur aimant les tableaux : M. Delbergue- Cormont. — Sa vente. — Les dessins de Debucourt. — Portrait présumé de Louis XVII. — Adalbert de Beaumont.

— Le soleil de minuit au cap Nord. — Faïences persanes.

— Deck et Avisseau de Tours. — Le Système et le Krach.

— Les tapisseries de M. Bontoux . ,326

La Chine est un pays charmant. — La céramique du Céleste- Empire. — L’arc-en-ciel inspirant les Chinois. — L 'ancien la Chine. — Le vieux Céladon. — M. O. du Sartel, un lettré chinois. — Connaissez-vous Laplace ? — Le relevé des Nien- Hao. — Les dynasties des empereurs. — L'art de vérifier

les dates chinoises. — Le jargon des catalogues. — Un voyage de quatre mille lieues en deux heures. — Liste des principales adjudications de la vente du Sartel . 338

Trois ventes des Charavay. — Les autographes de femmes.

— Opinion d’Armand Barbes sur les Anglais. — Le Jockey- Club expliqué par Cavour. — On demande un éditeur. — Alexandre Dumas sauvant la France aux journées de Juillet.

— Une canne de vingt-cinq mille francs. — Monsieur Nabucho de Nozor. — Le Bellérophon et la chimère. — Le cordonnier Antoine Simon. — Portrait de Jean-Jacques Rousseau par La Tour. — Piron et la rocaillomanie. — La cote des présidents des États-Unis. — Le marquis de Sade, patron des pornographes. — Les feuilles d’automne de la calomnie. — Le comte de Tressan et Mme de Boufflers. . . . 358

Les portraits de femme. — Le rouge de Hyacinthe Rigaud.

Une miniature de Mme de Sévigné et sa lettre d 'outre-tombe,

— Couleurs préférées par nos maîtres contemporains pour le fond de leurs portraits. — Galerie de La Béraudière, ingénues et courtisanes, actrices et duchesses, bas-bleus et pécheresses, reines et chanteuses. — Trop ou rien : c’est le sort des peintres. — Le suicide ou l’hôpital, dernière ressource de ceux qui n’en ont plus. — Projet de fondation d’une Légion d'honneur pour les légionnaires de l’art. —

TABLE DES MATIERES. 547

Pages.

La vente de la Société* Arti et amicitiæ. — Une salle du Louvre en 1982 . 375

La petite curiosité et les petits amateurs. — Tout est bon

pour la collection lorsqu’on a le feu sacré. — Les prospectus, les pamphlets, les papiers peints, les chapeaux, les boutons, les cannes, les perruques, les chaussons, les pipes et les fautes d’orthographe. — La palmaressomanie. — Les lauriers des élèves Gambetta, Clémenceau, Jules Verne et Jules Vallès . 389

La porcelaine de Saint-Cloud. — Aussi belle que celle de Chine d’après Martin Lister. — MM. Chicaneau. — Décors et marques de leur fabrique. — Précieux types de la collection Leroux. — Les continuateurs de Pierre Chicaneau. — •

Note historique de Voltaire sur les débuts de la porcelaine. 401

Nouvelle vente Courbet. — Souvenirs sur le maître d’Ornans. L’habitude de la brosse. — Corot, le chicard du Parnasse.

— Les allégories de l’Opéra. — Un fusil à vent pour jambe de bois. — La grande colère de Dumas fils contre Courbet.

— Reprenez votre croix d’honneur ! — Bonjour, monsieut Courbet. — Franz Halz et Rembrandt copiés par Courbet. —

La contrefaçon suisse. — Tableaux vendus et prix obtenus.

— La varice et les avaricieux. — Heureux acquéreurs. . . 410

Le Louvre et le Bon-Marché font la curiosité. — Une rafle de tapisseries. — L’exposition spéciale. — La curiosité mise en actions. — Un syndicat de grands banquiers. — L'entrepôt des objets d’art. — Le comptoir des faïences. — Armand Van Heddeghem . 422

Aux arts incohérents. — Jules Lévij et sa nouvelle école. —

Un faux nez à l'idéal. — Le cabaret du Chat-Noir. — Un Salon abracadabrant, rue Antoine-Dubois. — Les envois des exposants. — Plus fort que Gribouille ! — Les voyelles servant à rire. — Le vol à l’encadreur. — La sorcière Cailhava et le trésor de Saint-Denis. — L’alchimie moderne.

— Les dix-mille lettres du spirite Delaage . 431

Un chapitre nécrologique. — Les morts vont vite. — Un prix de Rome pendant vingt-quatre heures. — Les frontons du

TABLE DES MATIÈRES

Pages.

sculpteur Guillaume Grootaers. — Fortuné Parenteau léguant ses collections au musée de Nantes. — Hyrvoix, le Sauvageot nantais. — Les achats de J. Charvet à la vente Mylius, de Gênes. — Le libraire Charles Fatou. — L’expert Adolphe Labitte, mort au champ d’honneur. — Le salon éclectique de l’ingénieur Léopold Leclanché . 446

On ferme! — Rentrée des amateurs. — Le tour de l’Hôtel des ventes. — Les affiches. — La façade. — Les limiers de la curiosité. — Au marteau! messieurs les commissaires priseurs ! — Henri Giffard. — Le mobilier national déshonoré.

— La fin d’un théâtre . 467

Encore la fermière des jeux de Monaco! — La rivière de diamants et le collier de perles de Mmc Marie Blanc. — Vertus des pierres précieuses. — La manie de l’achat. —

Le faoteur de clavecins Tomasi ni. — Le Paris entomologiste. — Une vente de coléoptères. — La logomachie scientifique . 476

L 'Art de la mode. — Dessins originaux vendus à vil prix. — Dessinateurs et vignettistes du xix® siècle. — Les Racleuses de foin de René Vauquelin. — Le lard dans une souricière. — Le collier de perles de la vente Oppenheim.

— L’écrin de Mme Du Barry. — Les créanciers du duc de Tarente. — Les portraits de la famille Macdonald. .... 485

La vieille argenterie française. — La chocolatière en or et la terrine de la collection du baron Jérôme Pichon. — Les maîtres orfèvres. — Les quatre poinçons du vieux Paris.

— Vente Senoutzen de Lille. — Mort de Beurdeley père.

— Les bijoux de MmB Guérard de Saint-Geniès . 496

Un chapitre sur la pluie et le beau temps. — L’année de la pluie. — Une pluie de ventes. — Petites pluies gâtent les grands chemins. — Le vieux pont de Gassel produisant des vieux meubles. — Horsin Déon, peintre, restaurateur et

ex pert. — Plan catalogue du musée du Louvre . 505

Les tapisseries du couvent des dominicains de Tolède. — Le

cours des sculptures italiennes. — Meubles anciens de M. Pecquereau. — L’hôtel Arthur Meyer, rue de Milan. — Bibelots de fantaisie. — Sept panneaux de Georges Clairin.

TABLE DES MATIÈRES. 549

Pages.

— Le nettoyage des ateliers de Plassan et de Philippe Rousseau. — Les modèles de Chardin . 513

Rentrée en scène d’Étienne Charavay. — Un autographe de l’empereur de Chine. — Les deux réverbères de Fanny. — Déjazet tendre pour tous, excepté pour les journalistes. — Nouvelle vente d’autographes de Benjamin Fillon. — Papes, réformateurs et réformés. — Conseils paternels de Grégoire XII à Charles IX. — Portrait de M. Suisse par G. Courbet. — C. Pata, Valter ego du maître d’Ornans. — Ventes en préparation. — Adieux au défunt 1882 . 524

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