‹ L'Hôtel Drouot en (volume 4)Chapitre 21 sur 122 · AQUARELLES · texte numérisé non relu

AQUARELLES

Bourquignonne au rouet. Haut. 52 cent., larg. 45 cent., 640 francs.

Bourguignon du dix-huitième siècle. Haut. 38 cent., larg. 25 cent., 520 francs.

Le Ruisseau. Haut. 30 cent., larg. 45 cent., 590 francs.

Cette vente, comprenant trente-quatre toiles et sept aquarelles, a produit 19,440 francs.

LÉ

GEORGES RACT

OBJETS D'ART ET DE CURIOSITÉ, TABLEAUX ET DESSINS, CATALOGUES ILLUSTRÉS. — M. CAILLEUX, COMMISSAIRE-PRISEUR: ; M; B. LASQUIN, EXPERT:

926 février.

Il n’est personne, parmi les fidèles habitués de l'hôtel Drouot, qui n'ait conservé la mémoire du pauvre et intéressant possesseur de cette petite collection soigneusement formée. M. Georges Ract avait, pendant vingt-cinq ans, été attaché à l'étude de M. Charles Pillet, et par suite avait prêté son concours à la plupart des ventes célèbres de l’époque. Si son nom était ignoré de la plupart, sa figure était bien connue de tous. C'était lui qui prètait aux experts et principalement à M. Mannheim une intelligente assistance.

« Debout derrière eux, a dit en parlant de lui, dans le Courrier de l’art, M. Piliét, un peu taciturne dans sa barbe noire, mais toujours occupé, il mettait, pour ainsi dire, duns leur main, l’objet qui devait être vendu, et cela avec une merveilleuse intelligence du momert psychologique. Jamais expert n'eut plus habile lieutenant: Dans les expositions auxquelles il présidait, la veille de chaque vente, il déployait une science d’arrangement et un goût incomparables. Les objets les plus rares et les plus précieux ont passé par ses mains; on peut dire que, sous cette forme, il a remué des millions. »

Malheureusement, un jour, la plus horrible des maladies, la démence, le délire de la persécution s'empara de lui. Il fallut le mettre dans une maison de santé et vendre, en raison de son incapacité constatée, la petite collection qu'il avait formée avec amour et dans laquelle quelques us its seulement ont obtenu des prix intéressants.

Deux lampes en bronze italien du xvr siècle, formées chacune d’un sphinx ailé et accroupi, dont la tête garnie de cornes de bélier est surmontée d’un dragon et paraît souffler sur le bec de la lampe fixé au poitrail de chacun d'eux. Ces deux pièces ont figuré

à l'Exposition universelle de 1878, dans la section des Arts rétrospectifs : 3,105 francs.

Deux petits médaillons ronds en émaux de basse taille, translucides et champlevés sur argent, du x1v° siécle. Le premier représente un personnage couronné et nimbé; près de lui, un moine debout; en exergue on lit ces mots: /ex S. Benedict, en lettres onciales. Le second représente une femme également nimbée et couronnée, assise, vêlue d’une robe bleue et d'un manteau vert: 710 francs.

Boite louis-quinze, oblongue, en émail de saxe à gouttelettes translucides et rehauts d’or; sur le couvercle, une figure de femme et un Amour, le tout entouré de fleurs : 305 francs.

Grand hanap en forme de vase de vermeil repoussé à bossages, orné de consoles découpées, couvercle surmonté d'une figurine xvu* siècle: 1,450 francs.

Petit coffret rectangulaire gothique en ivoire, garni de ferrures en cuivre, avec fermoir formé d'une main : 250 francs.

Triptyque du xvi° siècle, en ivoire sculpté, offrant huit sujets tirées de l’histoire de la Passion : 302 francs.

Page 1