‹ L'Hôtel Drouot en (volume 4)Chapitre 54 sur 122 · CHARLES VOILLEMOT · texte numérisé non relu

CHARLES VOILLEMOT

TABLEAUX, AQUARELLES, DESSIN ,; SANGUINES, ÉVENTAILS, OBJETS D'ART ET DE CURIOSITÉ.

M. LÉON TUAL, COMMISSAIRE-PRISEUR. — M. CHARLES MANNHEIM, EXPERT POUR LES CURIOSITÉS, M. BERNHEIM JEUNE, EXPERT POUR LES TABLEAUX.

16 et 17 avril.

« Un éventail de Voillemot, c'est un printemps de poche qui exhale, en se déployant, la brise de mai et les enivrements des premiers lilas. »

C’est ainsi que s'exprime le chroniqueur parisien et spirituel par excellence, M. Aurélien Scholl qui a mis quatre ou cinq jolies pages empreintes de sa verve ordinaire en tête du petit catalogue annonçant, pour cause de départ, la vente de l'atelier du peintre des roses, du peintre des grâces.

Car Voillemot a quitté Paris, pas tout à fait, heureusement. « Après toute une vie d’un labeur incessant, l'artiste va s'asseoir à côté de la lutte sous un toit qui lui appartient, ayant devant les yeux sa pelouse, ses fleurs et sa basse-cour où le coq et les poules retournent du bec le fétu de paille tombé de la mangeoire d'un petit âne gris — cheval à ses heures. Le pied-à-terre devient l'atelier et l'atelier devient le pied-à-terre. La vente de Voillemot est bien une vente d'adieu, non sans doute un adieu définitif, inexorable, sans appel. L'artiste reparaîtra plus d’une fois à Paris, car il est de ceux que le repos tue. »

Élève de Drolling, Voillemot débuta au Salon de 1849 par une Phœbé, bientôt suivie d'années en années par de nombreux ouvrages qui tous respirent le parfum du xvin* siècle avec une grâce élégante et moderne dans les jeux de la lumière, les feuillages clairs, les bleus, les roses et les tons nacrés.

Il ne s’agit pas ici de raconter la longue carrière, difficile d’abord, puis bientôt rayonnante, du peintre qui devait devenir le décorateur nécessaire des salons et des boudoirs de notre époque, depuis.le palais de Fontainebleau jusqu'aux riches hôtels des particuliers. Son œuvre est connue.

Constatons seulement que ce genre charmant qui a permis d’assimiler Voillemot à un Watteau de notre temps, revit dans le coquet petit catalogue pour lequel le maître a dessiné lui-même un gentil frontispice qu'une photogravure habilement faite a reproduit, amsi que trois beaux panneaux et trois gracieux éventails.

TABLEAUX

Le Renouveau, Salon de 1872. Haut. 2",35; larg. 1",05: 1,020 francs.

La femme aux oranges, Salon de 1884. Haut. 1,15; larg. 0,88: 520 francs.

Fuyant l'amour. Haut. 1%,00; larg. 0 55 : 545 francs. L'automne; l'Hiver; deux panneaux décoratifs. Haut.

de chaque 2,00 ; larg. 1",00 : G00 francs.

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