XXII COUP D'OEIL
d'après l'antique, je puis vous nommer M. François Sabatier, de Montpellier, aussi Florentin que Français, ami et protecteur des arts, s’il en fat. Il promenait Papety en Grèce, Auguste Bouquet «le peintre ordinaire de Deburau »-en Italre, et il appela, en 1841, le pauvre artiste, l'architecte Lefuel et le sculpteur Ottin à la décoration d’un palais à Florence.(C’est l’ancien palais Ungher, qui appartient aujourd’hui à madame Amari, femme de l’illustre historien et sénateur romain.) Un descendant des Médicis n'aurait pas mieux fait. Et la preuve que le siècle de François I” et de Léon X nous éblouit encore, c’est l’anecdote suivante : Une année que la Femme au perroquet mettait Courbet à la mode, About, à la veille de l'ouverture du Salon, fit le voyage de la rue Hautefeuille. L'atelier, simple pied-à-terre, ne répondait sans doute pas à l’idéal du brillant salonter, qui donna ce conseil au peintre de l’Enterrement d'Ornans : « Visez à la richesse, entourez-vous de luxe et de faste, comme Benvenuto Cellini, comme Rubens... » — Courbet a prouvé assez qu'il était peintre el que rien ne lui était étranger en fait de peinture; mais cette façon de s'inspirer d'après des élégances conventionnelles, empruntées à un autre âge, eût rendu juste la note la plus contraire à l'art cherché et voulu par le maitre réaliste.