SIXIÈME VACATION
Parure perles. Composée de six colliers dont 1 de 4 rangs et i de 8 rangs, S bracelets, brillants, 2boutons« S plaques et 3 fermoirs.
Collier A. de 3ôâ perles, 5,808 grains.
P'rang, par M. LOwonstoin x 48,000 Tr.
2* rang, par M. Leverson de Londres : 66,300 fr.
8« rang, par M. llorel : 84,500 fr.
4* rang, par M. Traub flU, de Paris : 105,000 fr.
Collier B. de 543 perles, 6,753 grains.
I*r rang, par M. Sellgmann, de Paris : 16,000 fr.
2* rang, par M. Êcalle, de Paris : 30,300 fr.
8* rang, par MM. Tiffany, de New- York : 30.300 fr.
4* rang, par M. Friedberg, Joaillier do la cour do Berlin : 45,100 fr.
5« rang, par MM. Tiffàny : 38,100 fr.
6« rang, par MM. Tiffany : 41,300 fr.
7* rang, par M. Lôwenstein : 52,000 Tr.
&• rang, par MM. Tiffany : 70,100 fr.
Un collier de 47 perles, 698 grains ; par H. Arthur Bloche : 34,600 francs.
Un collier de 58 perles, 524 grains, par M. Rende], de New-York : 22,800 francs.
Un collier de 58 perles, 400 grains, par HH. Garrard, de Londres : 15,000 francs.
Un collier de 38 perles et 9 perles poires, i,612 grains par H. Louis Grub : 74,300 francs.
Deux bracelets, 2,000 grains, par H. Ogden Gœlet : 90,200 francs.
Deux boulons, 5 plaques et 1 fermoir, par M. Istel : 5,100 francs.
Un fermoir, par M. Jug : 3,G00 francs.
Un autre fermoir, par H. Grognier-Arnaud, de Lyon : 6.000 francs.
L'ensemble de la parure n* 40 a donc produit : 887,500 francs.
N* 41. Un grand diadème perles; 1,998 brillants, 64 caratsi 17 trente-deuxièmes.
212 perles, 2,452 grains.
Gouronnette, perles et brillants.
Brillants, 8 carats.
274 perles, 984 grains^
Iloses, 2 carats.
Le diadème de perles, par Jacoby, de Dresde : 78,100 francs.
La couronnette, par H. Ogden-Gœlet, de New-York : 38,000 francs.
N^42/Broche, perles et brillants. *
Oqo grosse pcrio, la Régente.
Quttre poires do I00t;ralns chteane.
^ Deux boutons porlei.
* Diffôreotes perlos.
Qottre gros diamants.
Brillants do différentes grosseurs : 100 carats.
Par H. Jacques Rossel de Genève : 176,000 francs. .
N"" 43. Une broche Sévigné :
: 321 brillants, 168 carats, -3 seizièmes; 3 brillantSi 36 carats, par MM. TifTany : 120,000 francs.
: N* 44. Parure, tour de corsage, brillants.
Une pendeloque, 16 carats; une pendeloque, 14 carats; 1 pendeloque 14 carats, 2 pendeloques, 20 caraU, 4 pendeloques, 32 carats, 8 pendeloques, 48 carats,
14 pendeloques, 50 carats, 1 brillant ovale, 14 carats,
1 pendeloque, 12 carats, 1 pendeloque, 10 carats,
2 pendeloques, 16 carats, 2 pendeloques, 7 carats, pendeloques, 150 carats, diiïérents brillants, 288 carats,
15 trente-deuxièmes, par MM. Tiflany, de New-York : 811,000 francs.
N* 45. Parure rubis et brillants composée de bracelet, diadème, boules, plaques, bout de ceintures, petites rosaces, grand collier, petit collier, couronne tte, ceinture ; 6,042 brillants, 703 carats, 14 trentedeuxièmes et 309 rubis, 410 carats.
Diadème, par M. Usas : 100,000 fr. Gouronnotto, par M. Guillemin : 104,000 fr.
2 bracelets, par MM. TilTany : 42,000 fr.
Collier avec pendeloques, par M. Bapst AU : 77,500 fr.
Une applique, par M. Chaland : 4,700 fr.
14 boutons, par M. le baron de Horn : 10,100 fr.
3 appliques, par M. Boaumont 8,2pO'fr.
1 chaton rubis, par M. Picard : 18,100 fr.
2 pendants d'oroillei, par M. Boin-Taburst : }5,t00 fr. I pendentif, par le même : 10,600 fr. '
1 collier, par M. Bapst fils : 43,100 fr.
La grande ceinture a fourni les lois suivants :
Plaque centrale, par M. le baron de Hom : 13,100 fr. ^
2 plaques, par M. Dourdicr de Paris : 0,000 Tr. 2 plaques, par M. le baron do llorn : 1,W0 fr
2 plaques, par M. Aucoc : 6,600 fr. . -
2 plaqnos, à J. Kranss : 6,000 fr. .
2 plaques, par M. VoTor do Paris : 6,600 fr.
4 plaques, par M. Aucoc: 10,200 Tr.
4 plaques, par M. Ctianteaud : 8,400 fr.
6 plaques, par M. Haas: 10,200. fr.
44 chatons, par M. Morel : 4,900 fr.
La parure n* 45 a produit ensemble 587,600 francs.
N* 46*. Les mazarins.
Poire rosée, 24 carats, 21 trente-deuxièmes, par MM. Tiffany de New-York : 128,000 fr,
Une poire blanche, 22 carats, I quart, par tes mftmes: 81,000 fr. . Un gros brillant carré étendu, 28 carats, 7 seisièmes, par les 'mêmes : 155,000 fr.
Un brillant carré, 18 carats, 19 tronte-douxlémes, par M. Boucheron de Paris : 101,000 fr.
Un brillant à coins arrondis, 25 carats, 5 huitièmes, par M^t Asselin : 152,000 fr.
: Un brillant oblong, 16 carats, 9 scisièmes, par M. Boucheron : 92,000 f^.
Un brillant ovale, 18 carats, 1 trente-deuxième, par MM. Tiffany: 71,000 fr.
Les 7 mazarins ont produit ensemble 780,000 francs.
N"" 47. Un peigne, 208 brillants, 438 carats et demi.
1«' lot, par M. Strasburger de New-York : 15^100 fr.. 2« lot, par M. le baron do Horn : 11,800 fr.
202 L'nOTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1886-1887.
8* lot, ptr M. Boucheron : 18,100 Tr.
4« lot, ptr le même : &G,bOO fr.
5* lot, par M. lo baron de llorn : 18,400 fr. 0« lot, par MM. Tiffany : 36,400 fr.
V lot, par M. Pam de Paria : 13,800 fr.
8« lot, par MM. Tiffany : 29,000 fr.
0* lot, par M. Picard : 05,000 fr.
10« lot, par MM. Tiffany : 85,300 fr.
11» loi, par M. Donclieron : 25,300 fr.
13« lot, par M. Martial Bernard : 18,000 f 18« lot, par MM. Tiffany : 31,400 fr.
14« lot, par M. Boucheron i 141,000 fr. 150 lot, par MM. Tiffany : 46,000 fr.
16* lot, par lea mêmes : 60,000 fr.
n« lot, par M. Boln-Taburet : 81,000 fr.
18* lot, par le baron de Hom : 10,000 fr.
Le total du peigne s^est donc élevé à 641,900 francs.
N* 48. Pierres précieuses et perles diverses.
Une croix, par M. Boucheron : 11,300 francs.
Lot de saphirs, par H. GoUot, de Paris : 400 francs.
2 gerbes de rubis par Grognet-Arnaud, de Lyon : 3,100 francs.
Petite aigle en roses, par M. Morel : 2,200 francs.
: Collection des fac-similé, par M. le baron de Hom : S, 100 francs.
Lot de pierreries par MM. Souchet, d'Angoulème et Maingourd, du Mans : 5,350 francs.
Trois lots de débris d'or, d argent, etc., par M. le baron de Horn : 5,700 francs.
Le total du n* 48 s'est élevé à 33,t50 francs.
L'nOTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1886-1887. 293
La sixième vacation a prodnil 839,100 francs; la seplième : \ ,564,900 francs ; lahuilièmc : 901,100 francs, et la neuvième : 668,050 francs.
Le produit général de la vente a été de 6,864,050 fr. A ce chiffre il faut ajouter les 5 pour 100, payés pour les frais par les acquéreurs.
Si l'on envisage les résultats généraux de cette vente extraordinaire, on remarquera que les diamants sont pour la plupart restés en France. Les princes d'Orléans en ont fait racheter une bonne partie par leur représentant M. Doutrelon.
En revanche, les souverains européens se sont généralement abstenus ; ni la Russie, ni TAUemagne, ni laTurquie n'étaient même représentées. La reine d'Angleterre a fait poursuivre quelques pièces par l'intermédiaire de M. Donynge, tandis que MM. Garrard et M. Welby agissaient pour le compte du prince de
Au nombre des acheteurs principaux, on a beaucoup remarqué la présence de M. le baron de Horn, un Wurtembergcois qui a épousé une Hollandaise et qui habile Calcutta. Ce richissisme personnage avait, diton, un crédit confirmé de dix millions; il a acheté pour près d'untnillion. Plusieurs personnes lui prêtent l'intention de reconstituer dans les Indes une sorte de vitrine de la couronne de France, ce qui expliquerait l'achat qu'il a fait des fac-similé et de presque toutes les montures. D'autres personnes supposent, au contraire, qu'il agissait pour le compte d'un radjah.
A citer encore parmi les acquéreurs importants MM. Tiffany, de New-York et Paris, qui avaient de nombreuses commissions pour l'Amérique.
En somme, cette vente, qui s'est accomplie avec
294 L'HOTEL DROUOT ET LA GURIOSITfi EN 1886-1887.
une admirable régularité dans les payements, a produit sur les diamants une hausse, qu'on ne peut es* timer h moins do 30 ou 35 pour 100.
Depuis celte vente et pendant qu'elle fouettait le sang des amateurs de pierreries, la. joaillerie a fait beaucoup d'affaires pour les grosses pierres restant sans emploi. Ce résultat n'a été provoqué par aucune ma* nœuvre commerciale. Parmi les orfèvres et les joail* liers, il ne s'est pas formé de syndicat, comme on pouvait s'y attendre.
L'nOTBL DROUOT ET LA CURIOSITÉ BN 1886-i88lf; 209