‹ L'Hôtel Drouot enChapitre 41 sur 141 · V. UAUBICI OBLBSTnB, GOMMISSAlUB-PRISBUa · texte numérisé non relu

V. UAUBICI OBLBSTnB, GOMMISSAlUB-PRISBUa

M. B. FBRALi BXPBBT.

28 février et 1" mars.

M. Eugène Polit éuit né à Paris, oi il viont d*y mourir préauturément, âgé seulement de 47 ans. Il éuit élève de MM. HOller et Dieterle. Le premier ubleau qu'il exposa au Salon, en 186t| fut un Vase de fleur», et une de ses toiles sa troufe au musée de Saint-fitieone. Le peintre Eugène Petit s*élait spécialisé dans les fleurs qui, pleines d'élégance et de' fraîcheur naissalont sous mm doigts bfibilos. Très estimé des artistes, mais très pou connu du public, il vécut dans un petit cercle d'amis. Il avait eu pourUnt son beure, et, sans sa modestie un peu débraillée peut-être, il aurait pu réussir comme Unt d'autres.

Bien que l'anecdote soit connue, il est peut-être amusant de la rappeler. Petit peignait pour Timpératice un boudoir à Compiègne. La souveraine, charmée du talent pur et coquet du peintro, voulut rimiter et ne dédaigna pas d*essayor à son tour de peindre dos fleurs qu'elle soumit ensuite à la critique de l'artisto. La réponse typique d'Eugène Petit est restée légendaire :

— Majesté, flt-ii, de ce ton à la fois fin et un peu rusUud qu*il affecUit, les fleurs c*est un rêve, mais ça c'est en sine.

M. Charles Chinchollo a écrit pour le catalogue de cotte vente une préface quelque peu enthousiaste : « N'a-t-il pas s^rpri8, ditil, le secret des liias, des pervenches et des roses? Ne savait-Il pas, mieux que tout autre, donner aux fleurs ce velouté si délicat qui est leur chair? No les pcignait-il point, pour ainsi dîre« avec do Tair et dos parfums?

« Quand on exprime commo il Ta fait l'éphémère beauté des pétales, la fraîcheur des calices, la ténuité des éumines, quand on est- un tel peintro, sans Jamais èire un photographe, c'est qu'on est à la fois et l'homme qui sait et la femme qui sent ; c'est qu'on a cette double nature qui est d'essence éminemment divine et sans laquelle il n'y a pas d'artiste. »

L'HOTEL DIIOUOT ET LA CUlilOSITÉ EN I88G-1887. 91;

An mois de décembre, poor assaror quelques secours à sa veuTo, ilaTait fallu Tendre déjà le mobilier de l'artiste qui, ayant du goût» arait réuni quelques épaves intéressantes dos siècles passés.

Contémuse et Pivoines ^ans un vase de pierre. Salon fie 1886. Haut 1",12; larg. 1»,63 : 825 francs.

Bouquet' de lilas^ dans un vase posé sur une lablc. Toile. Haut, i-,85; larg. i»,30: 350 francs.

Fruits et Vase d'argent sur une table. Salon de 1884. Toile. Haut. 95 cent.; larg. 1",23 : 705 francs.

Chrysanthèmes de diverses couleurs. Toile, lïaul.r ' i",30; larg. 90 cent. : 375 francs.

Pivoines et Roses. Toile. Haut. 96 cent. ; larg. l'',30 : 460 francs.

Fruits sur une coupe de cristal et fleurs sur une table. Toile. Haut. 51 cent. ; larg. 78 cent. : 700 francs.

Fleurs des champs. Toile. Haut. 80 cent.; larg. 1 mètre : 500 francs.

Fleurs dans un panier. Toile. Haut. 60 cent. ; larg. 72 cent. : 390 francs.

Pivoines^ boules-de-neige, lilas, aubépine^ etc. Toile. Haut. 95 cent. ; larg. 64 cent. : 500 francs.

Chrysanthèmes, Toile. Haut. 98 cent. ; larg. 91 cent. : 305 francs.

Roses dans un vase, et coffret. Toile. Haut. 80 cent. ; larg. 65 cent. : 390 francs.

Hosei sur une table. Toile. Haut.. 50 cent. ; larg. 04 cent. : 490 francs.

Bases dans une jatte en porcelaine do Gliine. Toile. Haut. 50 cent. ; larg. 65 cent. : 380 francs.

Pavots dans un vase de cristal. Toile. Haut. 95 cent. ; iarg. 65 cent. : 580 francs.

Parc avec Bosquet et Jet d'eau. D'après Hubert liobert. Toile. Haut. 73 cent. ; larg. 95 cent. : 400 francs.

Cette vente a produit la somme de 25,446 francs.

Page 1