‹ L'Hôtel Drouot enChapitre 52 sur 141 · E. ISABEY · texte numérisé non relu

E. ISABEY

(aNIÈS D£cft8)

TABLBAUX. DESSINS. AQUAEBLLBS.

M. P. CHBVALLIBB, COUUISSAIBB-PBISEUB.

M. QBORQBS PBTIT, EXPERT.

30 et 31 mars.

La tente des Ubleaui d'kabey, faile rue de Sexe, comprenait no eeriain nombre d'ouvrés révélées seulement à quelques habitués de l'atelier de l'artiste. On ne connaissait Isabey que par ses scènes fantaisistes, ses marines, ses duels, ses laboratoires d'alchimistes, toiles qui, d'ailleurs, l'avalent placé au rang d'honneur parmi les peintres de l'école de 1830. L'exposition do la rue do Sôze a révélé un amouroui do la nature se complaisante l'étudier 4vec précision et à la reproduire avec sincérité.

Dans la préface du catalogue, II. Adrien Uarx, un ami du peintre, nous donne des détails intéressants sur la façon dont Isabey travaillait et comprenait son art. Nous lui empruntons les lignes qui suivent :

tt J'si assisté aux travaux d'Isabey pendant cinq ans ; Je no me rappelle point qu'il ait fait une seule fols poser quelqu'un ou quelque chose ! Il voyait dans l'espace, par suite d'une évocation prodigieuse, le bonhomme ou l'objet qu'il voulait représenter... Et son pinceau, animé de mouvements fébrilos, s'agitait, marchait, sautait, barbotant dans l'essence, se chargeant de couleur et plaquant des valeurs en touches légères sur le panneau. » Et plus loin : « Il attaquait sa composition en vingt poinu différents, n'esquissait que très rarement et passait d'un persounago à un meuble sans les finir, pour los reprendre ensuite... » Il commençait et terminait Jusqu'à trois panneaux do genre différent dans la mémo Journée, et, s'il se reposait, c'était pour Jouer de l'orgue, instrument sur lequel, sans aucune indication musicale (il ne savait pas le nom d'une note), il improvisait des marches, des danses ou des romances d'une mélodie saisisssnto.

Le catalogue, publié à l'imprimerie de l'Art, contient en première page les spécimens des estsmpilles dont chacun des tableaux a été marqué avant la vente. Ces cachets varient de forme et de dimension suivant la grandeur du tableau sur lequel ils ont été ap-

L'nOTEL DROUOT ET LA CURIOSITÉ EN 1886-1887. 120

posés. Les deux plus grands ont la forme d'une ellipse ; les deux autres, plus petits, sont circulaires ; K llntérieur on lit : Vente E.. Isabejr.

TABLEAUX

Un Pardon en Bretagne. Haut. 2",27 ; larg. 1»,69 : 11,000 francs. L*expert avait demandé 15,000 francs.

La Samt-Hubet^l. Haut. 1",67; larg. 1",27 : sur une demande de 15,000 francs, adjugée 11,700 francs.

Bateaux parlant pour la pèche ; effet d*orage. Haut. 1»,60; larg. 2»,58 : .700 francs.

Tentation de saint Antoine. Haut. 4 mètres; larg. 3",90 : 5,400 francs (tableau racheté par M"?»' veuve Isabey).

V Alchimiste. Haut. GO cent. ; larg. 73 cent. : 2,500 fr .

Le Déjeuner sur la plage. Haut. 25 cent. ; larg. 1*",70:

• Cavaliers sur les falaises. Haut. 21 cent. ; larg. 1*,70 : 2,600 francs.

. Barques de pêche rentrant au port. Haut. 89 cent. ; larg. 1",30 : 1,460 francs.

Incendie du Steamer ce FAustria » le 13 septembre 1858. Haut. 75 cent. ; larg. 1»,10 : 4,000 francs.

- Bateau venant se briser contre une jetée. Haut. 92 cent. ; larg. 1",30 : 1,880 francs.

Troupeau de moutons èur les falaises ; effet d*orage. Haut. 87 cent.; larg. 1"',30 : 1,400 franc?.

lao L'HOTEL DROUOT BT LA GURIOSITft EN 1886-1887.

Barque de naufragés perdue au milieu des récifs. Haut. 65 cent. ; larg. 96 cent. : 1,850 francs.

Procession sortant d'une église. Haut. 54 cent.; larg. 35 cent. : 5,000 francs.

Petit port de Normandie. Haut. 55 cent.; larg. 8b cent. : 3,600 francs.

Promenade sur les falaises. Haut. 55 cent. ; larg. 88 cent. : 1,000 francs.

Côte normande; avec figures et bateaux. Haut. 8S cent. ; larg. 1",30 : 3,000 francs.

Page 1