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VICOMTE DE PONTON D'AMÉCOURT

MONNAIES d'or ROMAINES ET BYZANTINES.

M. MAURICE DELESTRB, C0MMI8SAIRE-PRISBUR.

UH. ROLLIN ET FEUARDBNT, EXPERTS.

Du 18 au 23 avril. :. «

Dtns le monde do U curiosité numismttlqae, la collection Tormée par M. le Ticomte de Ponton d'Amécourt était célèbre entre toutes. Aucnno autre, en effet, no pourait lui 6tre comparée, et seuls les grands musées nationaux, comme le font remarquer dans leur arant-propos les experts, pouYsient riyaliser avec elle. « Encore sommes-nous persuadés, ajoutent-ils, que cotte comparaison serait généralement à son avantage ; formée dans un goCt plue moderne I elle les surpassait par Tétat do consonratlon et le style, n

Cette magnifique collection, déjà si Tort admirée à l'Exposition Universelle do 1878,' s'était depuis notabloment accrue. Elle présentait donc, an moment de sa mise en vente, un ensemble vrai^ ment imposant, près do mille monnaies d'or romaines, généralement à fleur do coin, parmi IcsquoUos so trouvaient nombre de pièces inédites, plusieurs complètement uniques et do superbes médaillons d'or.

Du reste, un bel album de 37 planches, accompagnant le cata* logue grand in-S^ imprimé avec soin par MM. nougier ot Ci«, conservera le souvenir do cette incomparable collection.

Le cabinet dos médailles de la Bibliotlièquo nationale est entré bravement en lice, malgré la concurrence redoutable do- pinsleur» musées étrangers et surtout du musée de Berlin. Disposant d'un crédit limité, M. Chaboulllet, consorvateur du cabinet des médailles, a concentré tous sos efforts sur les raretés et a ainsi réussi à procurer k la Bibliothèque quelques pièces hors ligne, principalement ccllo de Constantin 1»' empereur, la merveille de la collection.

De plus, M. le baron do Wltte, membre do l'Institut, qui s'était rendu adjudicataire, ainsi qu'on le verra plus loin, do quelques pièces intéressantes qui manquaient. à notre cabinet des médailles, en a fait, séance tenante, don k la Bibliothèque nationale. Avec les

Trais incombant à l'adjudicataire, ce présent représentait la somme tle 16837 fr.SO. Ce n'est pas la première fols que U. le baron de WItte enrichit ainsi nos collections publiques, mais ces libéralités qui lui sont familières étant faites on général sans bruit, restent souvent ignorées du public. Cotte fois, quand M. Delostro annonça ^ue toutes les pièces adjugées à M. de WItte étaient offertes par lui au cabinet des médailles et que remise en fut faite immédiatement à M. Cliabouiiiot, les acclamations du public et les félicitations do tous les savants présents payèrent le membre de l'Institut de son généreux et discret dévouement à nos collections nationales*

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