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ET GRAVURES

22 au 28 avril.

Cette vente avait lieu par sniie du diTorce de M. Vlbert, an des peintres les plus spirituels et les plus goûtés du public. Ce divorce ayant entraîné une dissolution de communauté, il détint nécessaire de mettre en vente le mobilier artistique, les curiosités, les tapisseries et les objets d'art qui meublaient l'hôtel do Tartlste, rue de Boulogne, aujourd'hui rue Ballu, ainsi que les tableaux, aquarelles et dessins qui composaient sa collection particulière, et tous les ouvrages dus h son pinceau ou à son crayon qui garnissaient son atelier.

Le portrait de M. Vlbert n*est plus à faire. Ce Parisien est trop connu de tous pour qu'il faille s*arrèter longtemps à esquisser cette physionomie fine et caustique. Le masque imberbe de M. Vibert, son spirituel sourire, sa corpulence rondelette, relevée par la rosette de la Légion d'honneur, sont dans le souvenir de tous. Pour ses œuvres, il est moins utile encore d'en retracer la longue liste, depuis ses amusantes scènes de cardinaux et de prélats romains Jusqu'à son apothéose de Thiers. Les salons annuels, la gravure, la photographie ont popularisé la plupart des toiles de ce peintre d(B genre par excellence. Aussi la vente Vibert devait-elle attirer la curiosité du monde artistique.

Nous avons pensé qu'il n'était pas d'un grand intérêt de suivre ici les enchères relatites au mobilier, aux objets d'art qui servaient autant à la décoration de la maison de l'artiste qu'aux renseignements dont il avait besoin pour ses travaux. Nous n'avons noté que les prix obtenus par les peintures de Vibert lui-même et celles dont ses amis avaient orné les murs de son élégant atelier.

182 L'nOTEL DROUOT ET LA CURIOSITE EN i88^i887. TABLEAUX, DESSINS ET AQUARELLES PAR DIVERS ARTISTES.

Degas. — Danseuses. Pastel : 710 francs.

Détaille (Edouard). — Les Otages. Les éclaireurs d*un corps do cavalerie allemande ont arrOlé dans un village plusieurs habitants cl les cnimôncnt comme otages au bivouac du général de division. Haut. O^^^SO; larg. i"*,30 : 8,000 francs, à M. Bernheim jeune.

— Le moulin de Longchamps^ un jour de revue. Composition importante faite à vingt ans par Tauleur. Haut. 0«,44 ; larg. 0",75 : 3,020 francs, à M. Hoel.

— Combat entre Cosaques et cavalerie légère. Plat rond en faïence camaïeu bistre : 500 francs.

Greuze. — Portrait de Gluck. Vu de face et vêtu d*une robe de chambre en soie ponceau; le col ouvert laisse entrevoir un jabot de dentelle sur sa veste bleue. Forme ovale, cadre de l'époque en bois sculpté. Haut. 0«,61 ; larg. 0»,47 : 2,000 francs.

Hawkins. •— Les Orphelins. Salon de 1881, Haut. 1",2S, larg. l'*,58 : 2,425 francs.

Jacquet (0.). — léte d^ étude. Haut. 0'*,35 ; larg. 0»,30 : 930 francs.

Leloir (Louis). — Un Martyr. Haut 0*,30 ; larg. 0",49 : 1,005 francs.

Olive. — La plage du Prado à Marseille (Salon de 1883). Haut. 1»,15; larg. 2» 45: 580 francs.

RiGAUD (Hyacinthe). — Portrait d'homme. Vu de facoi

à mi-corps, en costume de cour; il est coiiïé de la grande perruciuc Louis XIV, et porte un manteau de velours rougè. Forme ovale. Cadre de Fépoque en bois sculpté. Haut.0",79; larg.0",73 : 1,650 francs.

Zamacoïs et YiDERT. — Les deux Ennemis. La figure a été peinte par Vibert, et le perroquet avec son perchoir |mr Zamacois : Haut. 0" 19; larg. O'^ylS : 1,700 francs.

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