TRES
remis par les autorités à un certain nombre de ces voyageurs, des moyennes de dépenses par catégorie sociale de touristes ont pu être établies.
Le chiffre des capitaux exportés de cette façon a été ensuite reconstitué en partant de ces deux bases. Parfois, l’évaluation des dépenses effectuées à l’étranger repose sur les données fournies par les légations et consulats (Hongrie, Grèce) ou encore sur les permis d’exportation de devises en vue des voyages (Tchécoslovaquie), sur le nombre des passeports ou des billets de chemins de fer délivrés et une moyenne de dépenses par voyageur, déterminée à la suite d'enquêtes (Italie).
Les capitaux importés par suite du tourisme de provenance étrangère ont été évalués d’après le nombre des voyageurs ayant vécu sur le sol national — déterminé à l’aide des différentes méthodes que nous aurons à examiner — d’après la durée de leur séjour et de l’importance moyenne de leurs dépenses (Etat-Unis du Nord, Canada, Italie, Autriche, Tchécoslovaquie, etc.).
Si la perfection des renseignements obtenus de cette façon ne peut être atteinte du premier coup, il est certain qu’une précision plus grande sera obtenue peu à peu. Nous admettrons donc que les postes inscrits au débit et au crédit de la balance des paiements ne peuvent être aussi rigoureusement établis que ceux qui ont trait aux exportations et importations contrôlées en douane (dites visibles). Il n’en reste pas moins que les évaluations pouvant être relevées sur les documents en question ont le mérite de souligner un très louable effort en vue de se rapprocher de la vérité statistique.
Regrettons que ni la France (1), ni le Royaume-Uni (2)
(1) Aucun travail n’a été communiqué à la Société des Nations. Pour avoir quelques renseignements sur cette matière consulter : Revue de Paris, ler mars et 15 avril 1924. Etude de M. Décamp. Bulletin du 1° trimestre 1924 et Bulletin quotidien des 22 février et ler mars 1924 de la Société d'Etudes et d'informations économiques, « Créances et Dettes internationales » par Pierre Meynial.
(2) Nous avions soumis au journal « The Economist » de Londres un tableau sur lequel nous reproduisions quelques chiffres montrant l’influence du mouvement touristique sur la balance des comptes de ce pays. Ces renseignements avaient été glanés dans différentes publications non officielles. Par lettre, en date du 20 juin 1930, « The Economist » nous répond :
& I have submitted your letter ta a Government official who has the most complete I knowledge of anybody in this country of materials available for a tudy of invisible trade items. He replies that the infor-